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    Le Brexit a-t-il tué politiquement Theresa May?

    Theresa May devant le 10 Downing Street, à Londres, lors de l'annonce de sa démission, le 24 mai 2019. REUTERS/Toby Melville

    Comme chaque semaine nous retrouvons la chronique de Bruno Daroux, Le Monde en Questions. Retour sur la démission officielle ce vendredi 7 juin, de la Première ministre britannique Theresa May. Et la question posée est la suivante : le Brexit a-t-il tué politiquement Theresa May ?

    Et la réponse est oui. Elle aura pourtant essayé Theresa May de mettre en œuvre le Brexit approuvé par ses compatriotes en juin 2016. Personne ne peut lui contester son opiniâtreté. D’abord en négociant pied à pied avec l’Union européenne pendant des mois et des mois, pour aboutir à un projet d’accord de sortie de près de 600 pages, qui est le seul à exister aujourd’hui – mais qui n’a pas réussi à régler tous les problèmes, notamment celui du « backstop », le rétablissement ou pas d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

    Son accord de Brexit, qui organise une sortie en douceur de l’Union européenne, a été rejeté à trois reprises par les députés britanniques, autant de défaites humiliantes pour la Première ministre.

    Elle aura tout fait pour faire approuver son texte

    Mais elle n’a pas su – ou pas pu, à cause d’un parti conservateur très divisé sur la question, dégager une majorité en ce sens à la Chambre des Communes. Ayant perdu la majorité absolue en juin 2017, elle était à la merci du soutien des 10 députés unionistes protestants – qui ne lui ont pas facilité la vie sur le Brexit et en particulier bien sûr le « backstop ».

    Une mission quasi impossible que plusieurs personnalités tories sont prêtes à assumer. Ils sont actuellement pas moins de 11 candidats pour lui succéder. À l’issue d’un processus d’élimination progressive au sein du groupe parlementaire des Tories, puis devant les adhérents du Parti, le nouveau leader du parti, et donc le nouveau Premier ministre sera désigné dans la semaine du 22 juillet.

    Qui pour succéder ?

    Celui qui pour l’instant est donné favori, c’est le meilleur ennemi de Theresa May, l’excentrique et imprévisible Boris Johnson, ancien maire de Londres, ancien ministre des Affaires étrangères de madame May, qui a claqué la porte du gouvernement précisément sur la question du Brexit. Car il est partisan, lui, d’un Brexit dur, d’une sortie brutale de l’Union.

    Un scénario également privilégié par un autre postulant, Dominic Raab, qui fut ministre du Brexit. Opposé à ce scénario redouté par les milieux d’affaires, l’actuel ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt. Enfin, Michael Gove, ancien ministre de l’Environnement, serait plus proche d’une position négociée.

    Changement de tête en vue donc, mais sur le Brexit, toutes les options sont toujours sur la table… Soit l’accord négocié par Theresa May, ou alors un Brexit plus en douceur, la Grande-Bretagne restant dans l’Union douanière de l’Union européenne. Ou au contraire un Brexit dur – sans accord. Le futur occupant du 10, Downing Street peut aussi décider d’organiser un second referendum. Convoquer des élections générales. Ou même renoncer au Brexit.

    Le compteur tourne

    Les Britanniques ont jusqu’au 31 octobre pour décider ce qu’ils font. Certains dirigeants européens se disent prêts s’il le faut à accorder un nouveau report à Londres, mais d’autres, comme Emmanuel Macron, veulent que la date de fin octobre soit respectée.

    La mise en œuvre du Brexit sera donc la tâche du successeur de Theresa May. Pour elle, c’est fini – « game over ». Enfin, presque : Theresa May expédiera les affaires courantes jusqu’à la désignation de son successeur – autour du 20 juillet.

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