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    À la Une: Ahmad Ahmad interpellé, le foot africain et la CAF en pleine tempête

    Le Malgache Ahmad Ahmad, président de la CAF. RFI / Pierre René-Worms

    Le président de la Confédération africaine de football a été interpellé hier à Paris par des enquêteurs anti-corruption. C’est dans son hôtel parisien que les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, ont arrêté le président de la CAF pour l’entendre au sujet d’un « contrat rompu unilatéralement » par l'organisation qu'il dirige « avec l’équipementier allemand Puma », a révélé Jeune Afrique.

    Selon l’Égyptien Amr Fahmy, ex-secrétaire général de la CAF, le contrat liant l'instance du foot africain à Puma aurait été rompu au profit de la société Tactical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer, dans le sud de la France, pour un « surcoût (atteignant) 830 000 dollars (739 000 euros) », rapporte ce magazine panafricain. Lequel journal évoque la « proximité » entre le président de la CAF et un des dirigeants de l’entreprise française.

    En Tunisie, bien entendu, cette interpellation du président de la CAF a fait l’effet d’une bombe. Kapitalis assure ainsi que « la corruption a désormais un nom à la CAF, Ahmad Ahmad ». Ce journal tunisien en ligne ajoute que « les scandales de corruption au sein de la CAF sous la conduite de son nouveau président malgache ne cessent d’ébranler l’institution du football continental ».

    Le journal La Presse affirme qu’Ahmad « aurait notamment forcé la CAF à acheter des vêtements de sport en passant par une société française plutôt que directement auprès des fabricants, et à des prix gonflés », énonce ce journal tunisien en ligne.

    « Ahmad démission ! », lance en Une L’Intelligent d’Abidjan. L’interpellation du président de la CAF est une « nouvelle honte pour le football africain », s’indigne ce quotidien ivoirien. Cette affaire jette le « discrédit » sur la gouvernance d’Ahmad Ahmad, qui aligne à son tableau de « chasse » une « kyrielle de déboires ». C'est un scandale « de trop » qui devrait le conduire à « rendre son tablier » avant d’y être « contraint », fustige L’Intelligent d’Abidjan.

    Le président algérien reste, la rue va lui répondre

    Nouveau vendredi de mobilisation populaire en Algérie, où le président par intérim a annoncé hier qu’il allait rester en place jusqu’aux prochaines élections. Abdelkader Bensalah a affirmé que la situation « exceptionnelle » que vit le pays « l’oblige à continuer à assumer la charge de chef de l’État jusqu’à l’élection du président de la République », rapporte Observ Algérie. Ce journal sur internet souligne sobrement que le chef de l’État a invité « la classe politique, la société civile et les personnalités patriotiques nationales à opter pour la voie du dialogue inclusif afin de discuter toutes les questions relatives aux élections ».

    « Pour tourner en rond, il n’y a pas meilleure manière que de réitérer dans les mêmes termes et dans les mêmes conditions une proposition à laquelle le (peuple) a déjà réservé une fin de non-recevoir sans équivoques », déplore TSA.

    Et il le fait « malgré le rejet populaire », pointe ce journal algérien sur internet.

    « La prolongation du mandat de Bensalah à la tête de l’État se pose ainsi comme un déni et une fuite en avant face à la détermination de la rue de barrer la route à ceux qui ont pris le relais après la démission de Bouteflika », s’indigne Algérie 360. Ce journal s’attend aujourd’hui à un « raz de marée humain », soulignant qu’il s’agira du « premier vendredi après le mois de carême ».

    Que va-t-il se passer dans les rues algériennes aujourd’hui ? « Face à l’entêtement du régime pour se maintenir quitte à user d’esbroufe, de fuite en avant et même de répression, ce 16e vendredi rappellera, sans aucun doute, que le départ du système reste une revendication non négociable », tranche Algérie 360.

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