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    Belgrade accueille un sommet de «Fearless Cities»

    Vue de Belgrade, de nuit. Getty Images/Andrija Pajic

    Ce week-end, Belgrade accueille un sommet de « Fearless Cities », le réseau international des « villes sans peur ». Les représentants des nouveaux mouvements citoyens qui se développent dans tous les Balkans se retrouveront dans la capitale serbe, où le mouvement de contestation contre le régime du président Vucic fêtera son sixième mois de manifestations.

    La conférence s’est ouverte le vendredi 7 juin au soir avec une première conférence, sur le thème « une même région, un même combat », où se sont exprimés des militants et des militantes d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo ou du Monténégro, et bien sûr les organisateurs de ce Sommet, les animateurs du mouvement Ne da (vi) mo Beograd, qui se bat contre la spéculation immobilière et les délirants projets d’aménagement urbanistique qui défigurent la capitale serbe, et servent bien souvent de paravent à de juteuses opérations de blanchiment d’argent.

    Par-delà la diversité des situations nationales, tous ces militants sont engagés dans des combats concrets visant à la réappropriation de l’espace urbain par les citoyens des villes. Demain, des militants de Bulgarie, de Hongrie ou de Roumanie présenteront leurs luttes, tandis que dimanche, une conférence sera consacrée à la féminisation de la politique. Alors que les relations politiques entre le Kosovo et la Serbie sont au plus bas, il n’était pas anodin d’entendre une conseillère du maire de Pristina s’exprimer à Belgrade. La capitale du Kosovo, fief du Parti social-démocrate, est en effet membre du réseau « Fearless Cities ».

    Mais ce réseau, qui regroupe-t-il ?

    Il a été créé à l’initiative des mouvements qui avaient emporté il y a quelques années les mairies de Barcelone, de Madrid et de plusieurs autres villes d’Espagne. Il regroupe, en Europe et dans le monde, à la fois des mairies et des mouvements citoyens qui sont toujours cantonnés dans l’opposition. Il entend échapper aux appareils politiques traditionnels et représenter une nouvelle manière de faire de la politique, partant des besoins et des engagements concrets des citoyens. En Serbie, où les partis politiques d’opposition sont largement discrédités, de nombreux mouvements locaux de ce type sont apparus ces dernières années, dénonçant la corruption de pouvoirs locaux comme des autorités de l’État. Le Front local de Kraljevo, dans le sud de la Serbie, est ainsi devenu un pilier des mobilisations qui se poursuivent contre le régime d’Aleksandar Vucic.

    Ce mouvement fête justement aujourd’hui son sixième mois

    Depuis le 8 décembre, des dizaines de milliers de citoyens se rassemblent chaque semaine dans des dizaines de villes de Serbie, à Belgrade et dans les autres grandes villes, mais aussi dans de petites communes où l’on n’avait pas vu de mouvements de contestation depuis la chute du régime de Milosevic en 2000. Ils dénoncent la corruption, le népotisme et la dérive autoritaire du régime, également pointé par de nombreuses organisations internationales, comme Freedom House, dont le dernier rapport estime que la Serbie « se met dans les pas de la Hongrie de Viktor Orban ».

    Depuis le départ, les autorités ont choisi de le traiter par le mépris, pariant sur l’épuisement, d’autant que les partis d’opposition, divisés et affaiblis, ne peuvent pas représenter un relais à cette contestation. Au bout de six mois, il est clair que le mouvement marque le pas, les rassemblements étaient de plus en plus clairsemés ces dernières semaines, mais le mouvement a aussi servi de tremplin à de nombreuses mobilisations, comme celles des écologistes qui dénoncent les innombrables projets de construction de barrages sur les rivières du pays. Bref, alors que la classe politique semble toujours terriblement éloignée des citoyens, ce sont de nouvelles manières de faire de la politique qui naissent en Serbie, et surtout, la chape de plomb et de peur qu’Aleksandar Vucic avait réussi à imposer au pays est bel et bien en train de se fissurer.

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