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    RDC: l'industrie musicale peine à retrouver sa gloire d'antan

    Une vue du centre-ville de Kinshasa, la capitale congolaise. (Photo d'illustration) Wikimedia/CC

    La RDC est l’une des terres d’élection de la musique en Afrique. Les légendes congolaises ont fait l’histoire musicale du continent, pourtant aujourd’hui, l’industrie musicale peine à émerger et les musiciens doivent faire preuve d’imagination pour gagner leur vie.

    À Kinshasa on appelle cela les mabanga, les dédicaces payantes. Fally Ipupa est la star incontestée de la scène musicale congolaise et ses chansons sont truffées de mabanga. On paye pour avoir son nom dans la chanson. C’est par ce moyen et non pas par la vente de disques ou par les concerts que les artistes congolais gagnent leur vie. Michel Ngongo est musicien, producteur, professeur et spécialiste de ce phénomène du Mabanga.
    « Ça peut aller de rien, à des milliers de dollars. Certains le font par reconnaissance et citent des noms, mais d’autres le font pour le business, et ça peut monter à dix, vingt, trente ou même cinquante mille dollars, donc les tarifs varient ».

    Le mabanga est issu d’une tradition proche du griotisme.
    Michel Ngongo : « Lorsqu’il y a un deuil, ou le décès d’un chef de village, on chante les mérites de ce chef, donc il y a toujours eu cette idée de louer les gens. Mais depuis les années 1980, les Congolais ont su mettre cette pratique à profit. C’est ce qui a sauvé les artistes congolais ».

    Mais tous les artistes ne truffent pas leur composition de mabanga. Johny Balongi est bassoniste dans l’orchestre symphonique Kibambiste. Difficile de faire du mabanga sur du Chopin.
    « Moi, je suis un biologiste médical en réalité, je me focalise beaucoup plus sur le service médical, et si je me réfère à l’orchestre symphonique kibambiste, la plupart des musiciens ont une autre activité. Peu ne font que la musique ». 

    Pour aider les artistes et développer l’industrie musicale, Michel Gnongo a créé une plate-forme de streaming et de vente en ligne. MusiqueRDC.com. Mais ici à Kinshasa, le e-commerce est encore une curiosité.
    « Pour le moment, le Congolais n’est pas très branché sur internet, et même les artistes ne sont pas habitués à ce genre de pratiques. Donc il faudra expliquer à la fois aux artistes et aux consommateurs qui, depuis des années, ont acquis des habitudes difficiles à changer. Mais on se bat ». 

    Une loi pour soutenir l’industrie musicale dort dans les tiroirs du ministère de la Culture. Mais les artistes croient assez peu en l’action du gouvernement. Ils connaissent déjà la chanson.

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