GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 8 Novembre
Samedi 9 Novembre
Dimanche 10 Novembre
Lundi 11 Novembre
Aujourd'hui
Mercredi 13 Novembre
Jeudi 14 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    RDC: consommer local

    « Made in 243 » est un collectif qui vise à promouvoir des produits 100% fabriqués localement en RDC. ©Facebook Made in 243

    En RDC le consommer local a le vent en poupe. Et ce sont les PMI, les petites et moyennes qui en sont à l’origine. Un collectif de petits industriels a fondé le « Made in 243 », 243 étant l’indicatif téléphonique du Congo. Le but étant de promouvoir des produits transformés, 100% fabriqués localement.

    Dans les rues et sur les marchés de Kinshasa, la plupart des produits vendus sont importés, biscuits, jus de fruits, bassines, textiles. Les produits locaux ont mauvaise réputation, comme l’explique Laurent Mwashirwa Noterman, patron de Jambo, le seul fabricant de jus de fruits congolais.

    « Au début quand on présentait nos produits en disant, " Voilà on fait des jus de fruits locaux, 100% congolais ", les gens avaient un peu tendance à faire deux ou trois pas en arrière en disant " Ah qu’est-ce que c’est bien ", et parfois on devait même les attraper de force pour leur faire goûter ! »

    Avec d’autres jeunes entrepreneurs, Laurent Mwashirwa Noterman a lancé il y a un an le collectif « Made in 243 » pour promouvoir les marques congolaises. L’initiative en revient à Sivi Malukisa PDG de Manitech, une entreprise de confitures. Aujourd’hui ce collectif compte plus d‘une quinzaine de PMI. Seule condition pour y entrer, fabriquer à 100% le produit sur le sol congolais avec des matières premières congolaises.

    Sivi Malukisa. « Nous avons des confiseurs, des jus, ceux qui sont dans les cosmétiques. Avec des savons des crèmes, des huiles. Nous avons ceux qui sont dans les vêtements, avec des accessoires de mode, super bien faits ! Nous avons notre propre Coco Chanel ! Et ce qui est bien c’est que des gens commencent à reconnaître nos marques. On est en train de s’élever et ça, c’est l’effet d’entraînement du groupe. »

    Le pari du fabriqué local n’était pas gagné d’avance, les Congolais étant friands de marques étrangères, et surtout la solidarité entre PME congolaise est une chose qu’il a fallu développer.

    Laurent Mwashirwa Noterman : « C’est vrai que cette idée c’est d’arriver, en tant que Congolais à se serrer les coudes. En fait, on a cette culture malheureusement qui n’est pas très présente de solidarité entre nous. On a tendance à se tirer entre les pattes, ou alors à ne pas consommer ce que son frère ou sa sœur fait, je ne sais pas si c’est pas jalousie. Mais si l’on regarde ce que font les différentes communautés étrangères autour de nous, que ce soit les Libanais, les Indiens, les chinois, ils s’entraident énormément et sont très forts. Par exemple, aujourd’hui, les Indiens contrôlent toute la distribution et sont très solidaires entre eux. Ce qui nous manque, nous, en tant que Congolais, donc on essaye un peu de changer cette mentalité. »

    La solidarité permet aussi de réaliser de meilleures affaires.

    Sivi Malukisa : « Il y a un côté lobbying qu’on peut faire en étant en groupe. Par exemple, pourquoi ne pas acheter des emballages en groupe, ça nous coûtera moins cher. Les impressions, ça coûte extrêmement cher, pourquoi ne pas aller tous chez un seul imprimeur et lui dire,moi je ne peux commander que mille, mais je te ramène cinq autres clients et ensemble, cela fait cinq milles. Un petit rabais pour le groupe, OK ? ", Et ainsi de suite. »

    « Made in 243 » espère devenir rapidement un véritable label et pourquoi pas ouvrir un supermarché dédié aux produits cent pour-cent congolais, afin d’échapper à la grande distribution.


    Sur le même sujet

    • Afrique Économie

      RDC: l'industrie musicale peine à retrouver sa gloire d'antan

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.