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    Stéphanie Kelton, l'économiste apôtre du nouveau «New Deal»

    L'économiste américaine Stephanie Kelton. Stephanie Kelton/wikimedia.org

    C'est une figure montante du monde économique aux États-Unis. De plateaux télé en conférences universitaires, Stephanie Kelton est partout. Des figures de la gauche comme l'élue démocrate de New York Alexandria Ocasio-Cortez la soutiennent. Le candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders a fait d'elle (comme en 2016 déjà) son « économiste en chef » pour travailler sur ses projets les plus ambitieux. Ses idées sur le déficit que l'on peut laisser filer pour financer les grands projets d'infrastructures font aussi grincer des dents.

    Elle rempile avec Bernie Sanders, qui entre autres choses, veut instaurer un salaire minimum, une assurance-santé pour tous les Américains.

    L'économiste de 49 ans qui a elle-même tenté en vain de remporter des élections locales sous la bannière démocrate il y a quelques années, partage avec le candidat à la primaire un même intérêt pour la justice sociale.

    Elle raconte sa première discussion au téléphone avec Bernie Sanders qui lui demandait ce qu'elle ferait, elle, l'économiste, à sa place. « Je lui ai répondu : la Seconde Déclaration des droits de 1944. Et là, on s'est mis à discuter de Franklin Delano Roosevelt. J'ai toujours considéré que c'était une œuvre inachevée du Parti démocrate. Que le parti aurait dû aller au bout de l'idée de Roosevelt, d'offrir aux Américains un certain nombre de droits fondamentaux. Les soins médicaux, le droit à l'éducation bien sûr, mais aussi le droit au travail. Roosevelt l'a mis en premier dans sa liste. C'était la première chose à accomplir. J'étudie cela depuis très longtemps. Et c'est au cœur du projet démocrate, du moins ça l'a été à une époque. »

    L’ambition est de lancer un nouveau « New-Deal »

    Et notamment un programme d'envergure qui garantirait un emploi à chacun, pris en charge par le gouvernement fédéral géré au niveau local et effectif, quelle que soit la santé de l'économie. Au-delà des bons chiffres officiels, Stéphanie Kelton rappelle que des millions d'Américains sont sans emploi, ou sous-employés.

    Derrière cette mesure, il y a une théorie économique, la Modern Monetary Theory qui depuis vingt ans, d'abord dans l'ombre puis désormais dans la lumière, rappelle quelques notions.

    Alors que le discours politique consiste à dire que pour financer un programme, il faut trouver de l'argent, trouver de l'argent en rognant sur le budget ou en augmentant les impôts, les économistes de la MMT eux affirment que le gouvernement américain a un avantage non négligeable. Dont il ne se prive pas quand il l'estime nécessaire d'ailleurs... celui de créer sa propre monnaie, le dollar. Il suffit de continuer, disent ces économistes. D'y aller même plus fort sans craindre pour le déficit ou l'inflation, car l'économie américaine est loin de tourner à pleine capacité.

    Mais même un économiste classé à gauche comme Larry Summers s'en alarme sur CNBC. « La 'Modern Monetary Theory', cette idée qu'on peut garantir des emplois à tout le monde, une assurance-santé pour tous en faisant tourner la planche à billets, c'est dangereux. Et je suis désolé de voir que cela gagne en audience. Ce que je cherche à démontrer, c'est qu'il s'agit de la 'nouvelle économie vaudou' ».

    Stéphanie Kelton accuse le coup, mais elle repart au front

    Aidée par le charisme et l'éloquence naturels de sa principale représentante, la Modern Monetary Theory connaît de plus en plus d'adeptes. Parce qu'elle décrit très bien le fonctionnement du système monétaire, elle a séduit depuis longtemps les financiers de Wall Street. Et parce qu'elle ouvre le champ des possibles alors que le discours est à l'austérité budgétaire, elle charme tous ceux qui réclament du changement, notamment les plus jeunes.

    Randall Wray, un des premiers compagnons de route de Stéphanie Kelton quand la Modern Monetary Theory n'avait pas cette audience.

    « Même des économistes grand public comme Larry Summers le disent: nous sommes dans une stagnation séculaire. Incapables de nous occuper d'une immense partie de notre population, celle-ci se retourne contre un système qui les trompe. D'où la montée de l'extrême-droite. Nous avons entre une à deux décennies pour inverser le réchauffement climatique, au risque de disparaître. Donc on voit que notre système ne fonctionne plus et qu'il faut que les choses changent ».

    Stéphanie Kelton croit qu'avec leur « new-new deal »  de 2 000 milliards de dollars, les démocrates peuvent prendre la Maison Blanche l'année prochaine. Et elle s'imaginerait bien secrétaire au Trésor.

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