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    Trump tacle à nouveau l’euro

    Le président des États-Unis Donald Trump. REUTERS/Leah Millis

    C’était une folle journée mardi 18 juin sur les marchés financiers. À la suite des propositions de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne sur une possible baisse des taux, il s’est passé beaucoup de choses. À commencer par une première historique : le taux de la dette publique française à 10 ans est passé en dessous du seuil symbolique de 0 %. Autrement dit, elle est plus attractive que jamais pour les investisseurs. Contrairement à l’euro qui s’est replié face au dollar, provoquant la colère de Donald Trump.

    Une réaction en chaîne dont le point d’orgue a été la réaction du président américain sur Twitter. Donald Trump, qui vient de confirmer sa candidature à la présidentielle de 2020, a immédiatement accusé Mario Draghi de chercher à favoriser la devise européenne face aux dollars, et donc les exportations du Vieux Continent.

    «Que nenni», a répliqué le président de la BCE dans la foulée. « Mon mandat n’est pas d’influencer les changes », a répondu l’Italien, mais de maintenir l’inflation à un niveau assez élevé en Europe.

    Les économies européennes ont besoin d’être soutenues

    S’il y a besoin de rendre l’argent disponible par des taux bas, c’est que les perspectives économiques ne sont pas au beau fixe. C’est d’ailleurs pour ça que les investisseurs se précipitent sur ces valeurs refuges que sont les dettes souveraines. Celle d’États solides comme la France par exemple. Certes, l’État va pouvoir se financer plus facilement, mais l’horizon reste sombre.

    C’est une tendance de fond, le marché obligataire s’enflamme depuis le début d’année parce que le ralentissement de l’économie est hélas général. À cause, en particulier, de la guerre commerciale qui sévit entre les États-Unis et quasiment le reste du monde. Voilà pourquoi l’assouplissement monétaire de la BCE, prévu peut-être pour la fin du mandat de Mario Draghi à l’automne a été bien accueilli hier par les marchés.

    La reprise du dialogue entre Pékin et Washington

    Logiquement, les propos de Donald Trump qui a annoncé hier une rencontre avec le Premier ministre chinois au G20, au Japon, à la fin du mois, a été salué par les bourses de Wall Street et les marchés asiatiques.

    La reprise du dialogue est scrutée de près aux États-Unis où la banque centrale, la FED, dirigée par Jerome Powell se réunit aujourd’hui pour décider de ce qu’elle va faire pour répondre aux défis de l’économie américaine.

    Car le bras de fer avec la Chine a fini par provoquer un ralentissement de l’activité manufacturière et des embauches aux États-Unis, alors que l’on célébrait depuis des mois la vitalité de cette économie. Le président américain réclame toujours à cor et à cri à la FED de baisser les taux directeurs, ce que Powell s’est dit prêt à faire si les circonstances l’exigent. C’est ce soir à 18h30 GMT qu’on saura si la banque centrale des États-Unis ira dans le même sens que la Banque centrale européenne.

     

    En bref,

    Après 9 mois de suspense, le gouvernement de Justin Trudeau au Canada a donné son feu vert à l’expansion d’un oléoduc dans l’ouest du pays.

    Les travaux du pipeline Trans Mountain qui permettra d’acheminer trois fois plus de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta à la côte ouest pour approvisionner l’Asie en particulier peuvent démarrer après plusieurs suspensions.

    Un chantier estimé au bas mot à 7,4 milliards de dollars qui pourra commencer cet été d’après le Premier ministre Justin Trudeau. L’enjeu, c’est de diversifier les débouchés et moins dépendre de la demande américaine chaque jour plus incertaine selon le Premier ministre canadien.

    Les groupes écologistes se disent déçus, surtout de la part de celui qui s’est affirmé comme un porte-parole de la cause du climat. La réponse de Trudeau, les deux ne sont pas incompatibles. L’argent généré par le pétrole permettra de lutter contre le changement climatique.

    Le revolver qui aurait servi au peintre Van Gogh à se suicider, vendu aux enchères aujourd’hui à Paris

    À l’Hôtel Drouot précisément. Cette arme est complètement rouillée, mais d’après les experts, c’est très probablement celle avec laquelle le peintre néerlandais a mis fin à ses jours en 1890. D’où une estimation entre 40 000 et 60 000 euros.


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