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    Football: «La FIFA prête à couper une tête à la CAF» (Vincent Chaudel)

    Les fans marocains ont répondu présents face à la Namibie, lors du premier match du groupe D de la CAN 2019, au Caire, le 23 juin 2019. REUTERS/Suhaib Salem

    La CAN 2019 démarre sur les chapeaux de roue, mais la CAF, la Confédération africaine de football, est en pleine crise et vient d'être placée sous la tutelle de la Fifa, la Fédération internationale de football association. Pour Vincent Chaudel, le fondateur de l'Observatoire du sport business, un blog sur FigaroSport24, la FIFA est prête à couper une tête à la CAF.

    RFI : La CAF a été mise sous tutelle de la FIFA. Quels sont les soupçons de Gianni Infantino à l’égard du président de la CAF Ahmad Ahmad ?

    Vincent Chaudel : Il y a eu une garde à vue d’Ahmad Ahmad. Il a été relâché sans poursuites immédiates. Nous sommes dans un contexte où le premier mandat de Gianni Infantino faisait suite à ce que l’on a appelé le « Fifagate », le grand dossier de corruption autour de Sepp Blatter et de l’intervention de la CIA, par rapport à l’attribution des Coupes du monde, celle de 2018 et surtout celle de 2022 au bénéfice du Qatar. Ce mandat du président de la FIFA avait donc pour objectif d’éteindre les incendies. La maison FIFA prenait feu pour des sujets de corruption qui pouvaient jouer sur les leaders des confédérations, notamment l’Afrique. Le sujet d’Ahmad Ahmad était donc un sujet lié à la dénonciation d’un contrat avec un équipementier pour aller vers un autre et sur lequel il pesait des soupçons d’enrichissement personnel.

    En pratique, le président de la CAF Ahmad Ahmad a été soupçonné de rompre un contrat avec l’équipementier Puma en faveur d’un autre équipementier, et ceci, pour un montant supérieur au contrat initial.

    Le fait est que le contrat avait bel et bien été rompu et l’équipementier en question en a pris ombrage et a déclenché une action judiciaire. Mais au-delà de cela, il y a une volonté, au niveau de la FIFA, de faire table rase ou tourner la page d’un passé qui a été lié à des affaires de corruption.

    En mars dernier, le secrétaire général de la CAF, Amr Fahmy, a accusé le président de la CAF, Ahmad Ahmad, de corruption, de paiement de pots-de-vin à plusieurs dirigeants de fédérations nationales et d'usage personnel des fonds de la CAF. Il a été aussitôt limogé. Est-ce que l’on est dans des accusations fondées ou dans du règlement de comptes ?

    En tout état de cause, il y a une dimension de règlement de comptes, c’est évident. Un peu comme le bras de fer qui a opposé Sepp Blatter et Michel Platini entre la FIFA et l’UEFA. Là, c’est un débat interne à la CAF et il y a des jeux de pouvoir, évidemment. Donc il y a une zone d’influence égyptienne, mais il y a aussi une zone d’influence au niveau du Maroc et il y a une autre zone d’influence, qui se situe plus vers l’Afrique du Sud ou d’autres pays d’Afrique noire. Il est clair que, dans ce dossier-là, Ahmad Ahmad a cherché à se séparer le plus vite possible d’un opposant. Et cet opposant cherche, coûte que coûte, à obtenir une réparation ou une vengeance sur un autre terrain qui est le terrain judiciaire.

    Le président Ahmad Ahmad a été interpellé pendant plusieurs heures par l’Office anticorruption de la police française, mais il est sorti libre de cette garde à vue et sans aucune poursuite. Il a même déclaré à la sortie : « Arrêtons ces fausses rumeurs. J’ai été interpellé à Paris, mais pas arrêté et il n’y a rien contre moi ».

    Je ne sais pas si au bout du bout de la procédure il n’y aura rien contre lui. C’est un autre débat. Mais au moment où l’on se parle, effectivement, il a été mis en garde à vue, est ressorti libre et il n’y a pas d’éléments qui auraient pu amener à une autre issue. C’est le même sujet par rapport à Michel Platini. C’est le même sujet par rapport à Sepp Blatter. C’est-à-dire que le football est une activité qui attire tellement d’attention, de moyens, de convoitises et de fantasmes, aussi, que l’on cherche à démontrer toutes les déviances et travers qu’il pourrait y avoir. Est-ce qu’il y a de l’enrichissement personnel ? Dans certains cas, oui, et il faut le combattre. Mais je ne suis pas sûr que, si je prends le cas de Sepp Blatter, le cas de Michel Platini ou le cas d’Ahmad Ahmad, leurs motivations soient principalement un enrichissement personnel. Je pense que ce sont plutôt des hommes de pouvoir.

    Quand Ahmad Ahmad a été interpellé à Paris, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a eu ce mot : « J’ai vu qu’il y a eu des problèmes, c’est malheureux, c’est une question de crédibilité pour toute l’Afrique ». Cela veut dire que Gianni Infantino a de sérieux soupçons ?

    Cela veut dire que Gianni Infantino, après avoir éteint les incendies liés à l’affaire du « Fifagate », cherche à redorer le blason de la FIFA, notamment sur un principe de transparence, de tolérance zéro par rapport à tous les faits de corruption et qu’il ne souhaite absolument pas que sa politique soit entachée par rapport à cela. Donc il veut se montrer très ferme par rapport à cela et probablement d’autant plus ferme qu’il n’a pas des années et des années de collaboration avec Ahmad Ahmad, qui le lieraient comme Sepp Blatter était lié à Issa Hayatou.

    C’est pourtant Gianni Infantino qui a aidé le Malgache Ahmad Ahmad à battre le Camerounais Issa Hayatou lors de la dernière élection à la présidence de la CAF.

    Il a surtout cherché à tourner la page du passé et donc à faire en sorte qu’il y ait un autre candidat en capacité de remplacer Issa Hayatou. Mais cela ne veut pas dire qu’il avait une longue et forte collaboration, un lien très fort avec Ahmad Ahmad. Des candidats opposés à Issa Hayatou, il n’y en avait pas beaucoup. Donc il a supporté celui qu’il avait en face. Et aujourd’hui, il est prêt à couper très rapidement une tête avec laquelle il n’a pas nécessairement un passé très important.

    Et c’est pour cela que Gianni Infantino a nommé la secrétaire générale de la FIFA, la Sénégalaise Fatma Samoura, comme déléguée générale pour l’Afrique, à partir du 1er août prochain, pendant six mois, pour superviser la CAF. C’est-à-dire pour mettre Ahmad Ahmad sous tutelle.

    C’est exactement cela. Nous pouvons réellement parler de notion de tutelle. Il est clair que le symbole, le geste de décision est très fort, avec Fatma Samoura, qui descend de la FIFA pour superviser, surveiller la CAF.

    Quel est l’avenir d’Ahmad Ahmad ? Est-ce que son poste est menacé ?

    Il est, à l’évidence, menacé. Mais nous sommes sur une confédération. Donc ce sont bien les membres de la CAF qui seront amenés à voter pour un nouveau président de la CAF.


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