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    Le Zimbabwe souhaite un allègement de l’interdiction du commerce de l’ivoire

    En 2016, la population d'éléphants d'Afrique s'élevait à 415 000 individus, une baisse de 111 000 en 15 ans, liée au braconnage pour l'ivoire. (REUTERS/Baz Ratner/File Photo)

    Le Zimbabwe accueille en ce moment à Victoria Falls un sommet dédié à la faune sauvage organisé conjointement par l'Union africaine et les Nations unies, et son président a profité de cette tribune pour demander à nouveau le droit de vendre son stock d’ivoire.

    Emmerson Mnangagwa, le président du Zimbabwe, un pays dont l'économie est exsangue, a plaidé des besoins urgents pour obtenir l'autorisation d’écouler son stock d’ivoire constitué par les défenses saisies ou retrouvées dans la nature. Avec les 600 millions de dollars escomptés, il dit pouvoir financer l’entretien de ses réserves naturelles pendant vingt ans. Le président du Zimbabwe a reçu le soutien de plusieurs pays de la région, là où sont concentrés les derniers éléphants vivants du continent : 470 000 aujourd'hui contre un million dans les années 70. L'interdiction du commerce de l'ivoire inscrite dans le droit international depuis 1989 n'a pas suffi à enrayer leur extinction et aujourd'hui non seulement le Zimbabwe, mais aussi la Namibie, la Zambie et le Botswana souhaitent un allègement de cette interdiction.

    Tous ces pays ont-ils des motivations économiques?

    Pas vraiment. Au Botswana où la chasse à l’éléphant vient d'être rétablie, avec une limite de 400 animaux abattus par an, cette activité est mineure, l'économie du pays est dopée par le diamant et de plus en plus par le tourisme et les safaris photos prisés par les amateurs de la vie sauvage. Le Botswana est l'un des derniers havres pour les éléphants, un tiers des pachydermes répertoriés en Afrique y sont installés et c'est vrai qu'ils y commettent aussi des dégâts. C’est donc surtout pour gagner les suffrages des ruraux excédés par ces dommages que le président Masisi a pris cette décision avant la présidentielle du mois d’octobre.

    Un peu comme Donald Trump aux États-Unis a voulu flatter son électorat et son fils en autorisant les chasseurs à rapporter leurs trophées d'Afrique

    Alors que le commerce de l’ivoire est strictement interdit depuis 2016 sur le sol américain. A l'opposé l'Angola, où on ne dénombre plus que quelques milliers d'éléphants, cherche à les faire revenir en déminant l'immense champ de bataille de Cuito Cuanavale. L'Angola veut en faire un sanctuaire pour les pachydermes. Cela profiterait au développement du tourisme, une bonne alternative au tout pétrole, en soulageant les pays voisins car actuellement les animaux refusent de pénétrer sur ce terrain miné. Mais cet exemple est isolé. Il y a aujourd’hui, en Afrique et au-delà, une volonté de s'affranchir des règles communes. Alors que le braconnage de l'éléphant et son corolaire, le commerce illégal, sont les principales activités humaines mettant l’espèce en péril.

    Quels sont les principaux acteurs de ce marché ?

    Du côté de l’offre, le trafic est contrôlé par des réseaux très organisés que des scientifiques américains ont récemment cartographié en suivant la trace génétique des cornes saisies, rapporte le Financial Times. D'après leurs travaux, trois cartels se partagent le marché. Ils opèrent depuis Entebbe en Ouganda, Monbasa au Kenya et Lomé au Togo. D’autres pays africains sont aussi impliqués dans ce trafic. Comme la Tanzanie où la reine de l’ivoire arrêtée en 2015 a été récemment condamnée à 15 ans de prison. Cette reine déchue est une honorable citoyenne chinoise résidant en Afrique de l’Est depuis les années 70. Sa nationalité est aussi celle des principaux clients amateurs d'ivoire. Bien que la Chine ait interdit ce commerce depuis le début de l'année, elle demeure la principale destination du trafic. Le marché pèse 3 milliards de dollars par an, et chaque jour il coûte la vie à 55 éléphants.

    ►En bref

    Enfin une embellie en vue dans les relations entre Nissan et Renault ?

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    Aux Etats-Unis, un pilote de ligne attaque Boeing en justice pour sa gestion calamiteuse du 737 Max

    Cet homme, ou cette femme, qui préfère rester anonyme, trouve que le constructeur a fait preuve d'indifférence et de négligence pour les personnes empruntant cet appareil. Il dit avoir subi des dommages économiques, pertes de revenus liées à l'immobilisation de l'appareil et un dommage moral en raison du stress émotionnel causé par le fait de piloter cet avion. Plusieurs centaines d'autres pilotes pourraient s'associer à cette procédure.


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