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    L’organisation État islamique se rappelle au bon souvenir de Tunis

    Les forces de sécurité tunisiennes sur les lieux d'un attentat suicide avenue Bourguiba, le 27 juin 2019. Fethi Belaid / AFP

    Un double attentat suicide a frappé Tunis jeudi 27 juin, revendiqué par l’organisation de l’État islamique. La Tunisie renoue-t-elle avec le terrorisme ?

    La menace a toujours été présente et gérée comme telle par les autorités tunisiennes depuis 2011. Seulement, après les attentats meurtriers et répétés de l’année 2015, la situation s’était calmée dans le pays, à l’exception de deux attentats en mars 2018.

    2015 avait été une année horribilie pour le pays, frappé par trois attaques revendiquées par le groupe jihadiste. À plusieurs reprises, la Tunisie a mis en garde à plusieurs reprises contre le « danger libyen ». D’après les autorités, les auteurs des attaques au musée du Bardo au mois de mars de cette année et à Sousse au mois de juin avaient été formés au maniement des armes en Libye.

    Le problème libyen

    Le chaos dans lequel se trouve la Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 a permis au groupe Etat islamique de s’y implanter : les experts évaluent à quelque 5 000, le nombre de combattants jihadistes dans ce pays.

    D’où la construction, dès 2016, d’une sorte de mur de protection avec la Libye sur 200 kilomètres – un mur qui s’est révélé de fait plutôt efficace. Pas à 100 % bien sûr. Car le danger jihadiste s’est toujours nourri aussi de l’intérieur du pays. Les premiers combattants de Daech se trouvaient en Tunisie.

    C’est ce calme sécuritaire relatif de plusieurs années qui vient d’être rompu. En frappant des bâtiments des forces de sécurité en plein cœur de Tunis, les membres de l’organisation EI ont voulu viser ces unités anti-jihadistes qui, de fait, arrivent à démanteler régulièrement les cellules plus ou moins dormantes de l’organisation dans le pays.

    Le timing de ces attaques ne doit rien au hasard. Pour les jihadistes, ces attentats restent un outil opérationnel au service d’une lutte politique contre des autorités vendues au modèle occidental.

    Démocratie jeune et fragile

    C’est que, de tous les pays en ébullition depuis 2011, la Tunisie est le seul à avoir réussi à installer un système démocratique. Non sans difficulté – mais avec résilience. Ce système est encore jeune, fragile, et inachevé : il est représenté par un président très âgé, Beji Caid Essebsi – qui, à 92 ans, vient de connaître un accès de faiblesse, apparemment passager. Mais qui révèle un manque dans l’architecture politique du pays : il n’y a toujours pas de Cour suprême en Tunisie qui devrait gérer une période de vacance du pouvoir.

    Une situation instable, d’autant que des élections législatives et présidentielles sont prévues cet automne. Ce calendrier politique a sans doute joué un rôle dans le passage à l’acte des jihadistes.

    L’autre objectif de ces attaques est de viser le poumon économique du pays : le tourisme, qui génère presque 15% du PIB tunisien. Faire peur pour faire partir les touristes à l’ouverture de la saison estivale – ce pari morbide fait aussi partie des motivations du groupe Etat islamique.

    Les semaines à venir diront si ce calcul sordide a fonctionné. Pour l’instant, les acteurs du secteur se veulent rassurants.


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