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    Incertitude autour des élections municipales en Albanie

    Manifestation de l'opposition devant le bureau du Premier ministre, Edi Rama. ©REUTERS/Florion Goga

    Direction l'Albanie où des élections municipales controversées ont lieu ce dimanche. Controversées car on ne sait pas si ces élections sont légales.

    Il y aura bien un vote aujourd’hui en Albanie, mais il est pour l’instant impossible de dire si ce vote représente de vraies élections municipales ou bien une mascarade. Selon le gouvernement socialiste du Premier ministre Edi Rama et la Commission électorale, dont plusieurs membres sont très proches du Premier ministre, un scrutin municipal a bien lieu ce dimanche. Mais ce même scrutin a été annulé par le président de la République Ilir Meta, politicien indépendant, car n’appartenant ni au camp socialiste, ni a l’opposition de droite. De par la loi, c’est le président qui proclame le jour des élections. Or, dans le cas présent, il a annulé le scrutin d’aujourd’hui et il a même fixé une autre date, en octobre. Donc si l’on écoute le gouvernement les municipales ont bien lieu ce jour et la date d’octobre est nulle et non avenue, tandis que pour le président, le scrutin d’aujourd’hui est illégal et le vrai vote devra se tenir en octobre.

    L’opposition montre les dents

    L’opposition, c’est-à-dire le parti démocratique, est très remontée contre le Premier ministre Edi Rama, qu’elle accuse de corruption, d’achat de voix et de liens avec la criminalité organisée. Les parlementaires de l’opposition ont d’ailleurs quitté le parlement en février et le boycottent depuis. De même, l’opposition boycotte les élections municipales et ne présente donc aucun candidat, ce qui fait que les socialistes n’auront pas d’opposant dans la moitié des communes et sont donc assurés d’une large victoire.

    Enfin le Parti démocratique réclame des législatives anticipées et organise régulièrement des manifestations anti gouvernementales. Des protestations qui sont souvent violentes. Les membres du parti Démocratiques ont tenté à plusieurs reprises de s’opposer à l’organisation des élections, notamment dans des communes du nord du pays. Il y a eu des bousculades, du matériel électoral cassé et même des arrestations. Ces incidents n’ont pas suffi à remettre en cause la tenue du scrutin.

    Une sortie de crise qui s’avère compliquée

    Il n’existe pour le moment aucune institution à même de jouer les arbitres dans la crise électorale albanaise. La seule qui aurait la légitimité pour le faire est la Cour constitutionnelle, mais celle-ci ne fonctionne plus depuis 2018 pour cause de réforme judiciaire. Par ailleurs, la communauté internationale, très présente en Albanie, ne s’est pas donné les moyens de jouer les arbitres. Alors que le Conseil de l’Europe a annulé sa mission d’observation des élections, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) maintient la sienne, tandis que l’Union européenne s’est contentée d’appeler au calme dans le pays et dans les bureaux de vote. Par ailleurs le parti socialiste a entamé une procédure de destitution du président dont on ne sait si elle va aboutir. Dans ces conditions le règlement de la crise politique en Albanie semble bien lointain.


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