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    Somalie: «On ne peut pas protéger efficacement la population» dit le général Kabango

    La police somalienne lors d'une cérémonie autour de l'Amisom, en 2018 à Mogadiscio (illustration). Mohamed ABDIWAHAB / AFP

    La Somalie célèbre aujourd’hui le 59e anniversaire de son indépendance. Cette célébration intervient alors que le pays est encore en partie contrôlé par les islamistes shebabs. L'Amisom, la force africaine et ses quelque 20 000 hommes les ont chassés de Mogadiscio depuis 2011, mais les terroristes continuent à mener régulièrement des attentats dans la capitale. On fait le point de la situation sur le terrain avec le général de brigade Michael Kabango, l’un des plus hauts gradés de l’Amisom. Il commande 5 000 soldats ougandais déployés dans le secteur qui regroupe les régions de Banaadir (où se trouve Mogadiscio) et de la Basse-Shabelle (plus au sud).

    RFI : Quelle est la situation sécuritaire actuelle sur votre secteur ?

    Général Michael Kabango : La situation sécuritaire est stable. Il reste des défis. Les Shebabs ont toujours du potentiel. Mais il y a une baisse générale de leur activité. Les Shebabs contrôlent toujours certaines poches, comme Merka, Awadiglé, Janaale, Mubaraka, Sablale, Kurtunuare et d’autres. Si je remonte à 2010, les Shebabs contrôlaient une partie de Mogadiscio. Ils se battaient de façon conventionnelle. Ils tenaient des positions et les défendaient physiquement contre l’Amisom. Ils ont changé depuis 2011-12 quand ils ont été chassés de Mogadiscio. Depuis ils utilisent plus des véhicules explosifs, des assassinats ou des attaques sur une cible précise. C’est une stratégie d’insurgé. Et avec le temps, ils ont tendance à ne pas garder des territoires physiquement, mais à attaquer des cibles en petits groupes. Donc depuis que la sécurité notamment à Mogadiscio s’est améliorée, même si régulièrement on a des véhicules qui explosent, des bombes sur les routes et des meurtres. Et l’intensité baisse, car les Shebabs s’affaiblissent.

    On dit que les Shebabs contrôlent encore 20% du territoire somalien. Certains reprochent à l’Amisom de ne plus conquérir de territoire, d’être dans une position d’attente. Que répondez-vous à cette critique ?

    Les Shebabs contrôlent les zones où nous n’avons pas la capacité de nous installer. Notre nombre a été limité. Nous ne dépassons pas 20 000 à 22 000 hommes. On va descendre à 19 000. L’armée somalienne a 10 000 soldats. Donc si on ne peut pas occuper une zone, les Shebabs par défaut la contrôlent. Ce ne sont pas des zones où il nous est interdit d’aller, c’est simplement que nous n’avons pas les moyens d’y rester. Le gouvernement somalien est toujours en train de construire ses forces. Les moyens ne seront jamais suffisants, mais on pourrait faire mieux. Si on obtient plus d’hommes, plus de capacités logistiques et opérationnelles comme des hélicoptères, des véhicules blindés, du personnel. De plus si l’armée somalienne se construisait plus vite, là ce serait plus facile. Parce que dans la situation actuelle, on ne peut pas protéger efficacement la population. On n’a pas les moyens, nous Amisom et Somaliens, d’être partout. Car un de nos objectifs est de détruire les Shebabs. Mais on n’a pas d’hélicoptères d’attaque. Quand les Shebabs lancent un assaut, on ne peut pas réagir rapidement. Ensuite, on ne peut pas protéger les centres de population. On ne peut pas non plus sécuriser correctement les routes principales d’approvisionnement, pour que les gens poursuivent leurs activités. Dans ce contexte, ça pose des questions sur la transition. Le problème, c’est qu’on est en phase de transition. Donc combien de soldats somaliens devrait-il y avoir ? Combien de policiers ? Il faudrait que la communauté internationale persévère et maintienne son soutien pour un moment, et les partenaires étrangers savent ce dont on a besoin.

    L’Amisom doit se retirer en décembre 2021. En attendant, ses effectifs se réduisent. Ne craignez-vous pas que l’écart devienne trop important pour garder le même niveau de sécurité ?

    On fait des progrès. Depuis janvier, le gouvernement somalien a pu constituer 5 unités, avec 1 000 hommes chacune. C’est énorme. Si l’Amisom se réduit, peut-être qu’on gagne de l’autre côté. Donc je ne pense pas que ce sera un problème. Ça s’équilibre. Si les Somaliens construisent leurs capacités, alors la réduction de l’Amisom ne sera pas un problème.

    Un transfert aux Somaliens en décembre 2021, ça vous semble réaliste ?

    Si on garde ce rythme, pourquoi pas ? On peut y arriver. Mais chacun doit jouer son rôle vu la situation actuelle.


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