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    Pétrole: pourquoi l’aura de l’Opep pâlit

    Le siège de l'Opep à Vienne, en Autriche. REUTERS/Leonhard Foeger

    L'« Opep Plus », l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses nouveaux alliés, a confirmé hier la baisse de sa production pour faire remonter les cours. Une décision sans effet sur les marchés pétroliers : à New York comme à Londres, le baril a perdu 4% par rapport à la veille. Le cartel a-t-il perdu son pouvoir d'influence ?

    La crainte de voir la demande en pétrole chuter à cause de l'essoufflement de l'économie provoqué par les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis a eu un effet baissier beaucoup plus puissant que l’annonce du cartel. D'abord parce que Vladimir Poutine, le nouvel homme fort de cette Opep Plus, a volé la vedette du cartel en annonçant son orientation bien avant la réunion de Vienne, depuis le G20 à Osaka. Les marchés ont donc déjà digéré l’information. Et ensuite parce que cet engagement à baisser la production jusqu'en mars 2020, pendant neuf mois, une durée inhabituellement longue pour le cartel, est déjà considéré comme insuffisant pour redresser les prix. L'Opep semble avoir perdu la main. Elle est d'ailleurs bien consciente du problème, parce qu'elle ne représente plus aujourd'hui que 30% de l'offre mondiale qu'elle s'est alliée avec une dizaine d'autres pays producteurs pour être en mesure de peser sur le marché après l'effondrement des cours de 2014. Cette nouvelle alliance a été renforcée à Vienne.

    Cette Opep Plus dominée par la Russie représente la moitié de l'offre mondiale

    Un poids considérable à l'instant T qui devrait impressionner les investisseurs. La Russie étant devenue le deuxième producteur, derrière les États-Unis et devant l'Arabie saoudite. Mais en fait, si Vladimir Poutine trouve dans cette alliance une nouvelle opportunité pour jouer des coudes sur la scène mondiale, son action réelle sur la baisse de l'offre est assez limitée. L'effort consenti par la Russie est bien moindre que celui du ténor de l'Opep. Le royaume saoudien va au-delà de son engagement écrit pour fermer le robinet tandis que la Russie n'a consenti qu'une baisse de 200 000 barils par jour, plus au moins respectée. Et puis, les acteurs des marchés pétroliers regardent la dynamique de ce groupe, et de ce point de vue, la trajectoire n'est pas très rassurante. Depuis trois ans les capacités de production des pays non-Opep, à l'exception bien sûr des États-Unis, restent globalement stables. Et comme ces pays ont arrêté d'investir après l'effondrement des cours de 2014, leur production sera en déclin à partir de 2021. Le rôle de ces nouveaux partenaires va donc aller en s'effaçant plutôt qu'en se renforçant.

    Cette perte d'influence profite aux États-Unis ?

    Les Américains sont les nouveaux rois du pétrole. D'abord parce que la production américaine d'huile de schiste est la seule aujourd'hui à connaitre une envolée continue - c'est d'ailleurs ce qui contribue à plomber les cours. Ensuite parce que les sanctions infligées par Donald Trump au Venezuela, à l'Iran, mordent beaucoup plus dans la production de l'Opep que les résolutions prises par le cartel. Enfin parce que l'Opep se sent de plus en plus menacée par ce président belliqueux et ses tweets accusatoires. Conscient du problème, depuis trois ans le secrétaire général du cartel, le Nigérian Mohammed Barkindo, déploie des trésors de diplomatie pour améliorer les relations avec cette nouvelle puissance pétrolière. Pragmatique, l'Opep joue donc la carte de l'entente cordiale avec la Russie comme avec les États-Unis pour survivre à cette mauvaise passe et peut-être aussi pour mener un nouveau combat : celui d'une industrie à terme condamnée par une opinion de plus en plus inquiète du changement climatique.

    ►En bref,

    Un nouveau record à la baisse pour la dette italienne

    Le gouvernement italien a fait chuter ses taux d'emprunt en annonçant qu'il se soumettait finalement aux exigences de la Commission européenne et qu'il réduirait donc son déficit autour des 2% du PIB. Le taux de l'emprunt à deux ans est même tombé hier en dessous de 0, à peine croyable pour le pays le plus endetté de la zone euro après la Grèce.

    Le géant américain de la grande distribution Wall Mart va investir un milliard 200 millions de dollars en Chine.

    Au moment où le Français Carrefour se retire du plus grand marché mondial, en pleine guerre commerciale sino-américaine, l'Américain mise sur le temps long. Son investissement sera étalé sur une vingtaine d'années. Il cherche à renforcer sa présence. Il a aujourd'hui plus de 400 magasins sur place.

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