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    À la Une: un cri, sur la manchette de Libération aujourd'hui

    AFP

    Féminicides : halte au massacre. C'est le titre qui barre la Une de Libération. En arrière-plan : la photo d'une femme étendue à terre, le visage ensanglanté. « On a longtemps pensé que les meurtres conjugaux étaient des drames rares, isolés, sans véritables liens entre eux », rappelle dans son éditorial Laurent Joffrin. « Puis on a commencé à comprendre. En France, plus de 100 femmes meurent chaque année, tuées par leur conjoint ou leur ex, sur un total d'environ 800 homicides. » Autrement dit, « le féminicide constitue l'un des principaux types de criminalité mortelle en France. »

    Et pour dénoncer tous ces crimes, une manifestation, un « die in » aura lieu samedi à Paris. Pour rappeler le nom de celles qui ont été tuées ces derniers mois et même ces dernières semaines : Maïté, 36 ans, employée dans la grande distribution, tuée à l'arme blanche à Givet dans les Ardennes le 8 juin ; Mayie, 81 ans, retraitée, abattue avec un fusil de chasse à Urrugne dans les Pyrénées-Atlantiques le 17 juin ; Chantal, 72 ans, tuée par balles le 25 juin...

    Ou encore Julie, 34 ans, qui s'était installée en Corse par amour, avant que la violence ne prenne rapidement le dessus. D'abord « verbale et psychologique », « puis sont venus les coups, les mains courantes et les plaintes ». « En janvier, Julie confie sa peur qu'il arrive un drame, le 3 mars elle était morte. » C'est l'une de ses amies, Céline, elle-même victime de violences, qui raconte et qui interpelle : « On ne peut plus banaliser les violences conjugales. » Elle fait partie des organisateurs de la manifestation de samedi.

    Les « top jobs », les postes à responsabilité de l'Union européenne, retiennent toujours l'attention de la presse

    Dernier élu : le social-démocrate italien David Sassoli, nouveau président du Parlement européen. Son parti est dans l'opposition en Italie, rappelle Le Monde. C'est un ancien journaliste de 63 ans, qui a « présenté au milieu des années 2000 le prestigieux journal télévisé de 20h de Raï Uno ».

    Mais ce sont surtout l'allemande Ursula von der Leyen, qui devrait prendre la tête de la Commission européenne, et la Française Christine Lagarde, future présidente de la Banque centrale européenne, qui retiennent l'attention. Ce que Le Monde appelle le « compromis franco-allemand ».

    Selon le journal La Croix, la chancelière Angela Merkel aurait refusé à Emmanuel Macron la nomination du Français Michel Barnier à la tête de la Commission. Finalement, le président français a accepté la nomination d'Ursula von der Leyen, en échange de voir la Banque centrale européenne revenir à la France...

    Pour Sud-Ouest, on peut faire plusieurs lectures de ces nominations. « La plus facile et la plus souriante consiste à se féliciter de voir deux femmes accéder aux postes les plus importants de l'Union. Mais on peut aussi être vert de rage, en constatant qu'aucun écologiste ne figure dans les cinq postes qui viennent d'être pourvus, alors qu'ils forment désormais le 4e groupe européen ».

    Les journaux s'intéressent aussi à la fortune cachée de Raymond Barre

    Affaire révélée hier par Le Canard enchaîné, l'ancien Premier ministre mort en 2007 aurait amassé une fortune colossale placée en Suisse. Le Parisien pose la question : d'où vient ce pactole caché ? Question pour le moment sans réponse. « Rien, dans la carrière publique de Raymond Barre, n'explique en effet comment il a pu amasser une telle somme », soit environ 7 millions d'euros ! Libération cite toutefois un fonctionnaire du ministère de l'Économie, qui évoque la piste de la campagne présidentielle de Raymond Barre en 1988, potentiellement financée par des fonds secrets. Libération qui ironise sans retenue sur ce « père la rigueur de la nation », qui aurait profité d'un compte en Suisse, tel un vulgaire Patrick Balkany. « Qui l'eût cru », s'exclame de son côté Le Républicain lorrain. « Le meilleur économiste de France, plongeait-il son doigt dans le pot de confiture... Prompt, lui aussi, à mettre de côté, une poire pour la soif. »

    Enfin, l'incroyable histoire de La Minerve, un sous-marin français disparu il y a 51 ans au large de Toulon

    Et c'est seulement aujourd'hui, 4 juillet 2019, que reprennent les recherches pour retrouver l'épave. Car pendant des décennies, les familles des 52 victimes ont été confrontées au silence de l'État, jusqu'à l'année dernière, jusqu'à ce que la ministre de la Défense Florence Parly décide de lancer des recherches avec des moyens modernes.

    Le Monde raconte cette histoire étonnante sur deux pleines pages, rappelant les questions des familles à l'époque de la disparition du sous-marin. « On a pensé qu'ils avaient été kidnappés par des criminels. Ou chez les Russes », témoigne Isabelle, la sœur de Bernard Helmer, l'opérateur radio de la minerve, qui avait 21 ans lors de sa disparition et qui, avant de partir, lui avait dit : « Je ne t'oublierai pas. » La Minerve a probablement été victime d'une avarie, « père et frères ont-ils compris que la fin arrivait, sont-ils morts en deux secondes, en trois heures ? »,s'interroge Le Monde. La marine nous a affirmé qu'on ne retrouverait rien. Pas un bout d'os, témoigne Jean-Marc Meunier, le frère de François, le mécano de La Minerve.

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