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    Retour des embouteillages dans le centre de Madrid en Espagne

    Un officier de la police parle à un automobiliste entrant dans le centre ville,le premier jour d'une ordonnance municipale interdisant certains véhicules sans l'étiquette appropriée en fonction de leurs émissions à Madrid, en Espagne, le 30 novembre 2018. REUTERS/Paul Hanna

    A Madrid, depuis lundi les embouteillages sont de retour dans le centre-ville et ceux malgré de nombreux départs en vacances. Le responsable de ces nouveaux encombrements, la nouvelle municipalité de droite, qui a retiré « Madrid central », un dispositif draconien de restriction du trafic dans le centre-ville, afin d'y réduire les émissions de gaz de 40%. Alors que la plupart des grandes villes au monde cherchent à limiter le trafic automobile, Madrid entreprend le chemin inverse au grand dam de ses habitants. En quoi consistait le dispositif Madrid central ?

    Depuis février, seuls les résidents, mais aussi les taxis, ambulances, pompiers, police et livreurs avaient accès au centre de Madrid. Cela représente quelque 450 hectares, où se situe le cœur névralgique de la capitale, ce sont les rues les plus fréquentées, celles où il y avait aussi des embouteillages monstres. Rappelons que Madrid se situe à 667 mètres d’altitude, c’est la capitale la plus haute d’Europe et les jours de pollution, se forme ce que l’on appelle ici la boina, un béret jaune de pollution qui stagne dans le ciel. L’objectif de l’ancienne maire de gauche Manuela Carmena était donc de réduire cette pollution mais aussi le bruit et améliorer l'espace public en augmentant les zones piétonnières. Pour cela, l’ancienne mairie a encouragé l'usage des transports en commun et de la bicyclette avec un réseau de vélib électrique très bien développé.

    Pourquoi le dispositif « Madrid Central », qui a été vivement encouragé par Bruxelles pour améliorer la qualité de l’air, n’est pas conservé par la nouvelle équipe municipale ?

    C’était l’argument fort du candidat conservateur et de ses alliés municipaux, notamment ceux du parti d’extrême droite Vox, retirer « Madrid Central » au nom de la libre circulation. Ils voulaient satisfaire aussi les petits commerçants du centre qui se sont plaints de ce dispositif sans automobile. La première mesure appliquée par le nouveau maire José Luis Martinez-Almeida a donc été de lever les amendes en cas d’infraction aux restrictions de circulation. Des amendes pouvant aller jusqu’à 90 euros. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Aux heures de pointe matinale, le trafic a augmenté de 5,2% dans Madrid et les embouteillages ont augmenté de 2%, alors que les premiers départs en vacances auraient dû faire baisser la circulation. Quant à la qualité de l’air, la pollution s’est fait sentir immédiatement.

    Pression des défenseurs de Madrird Central

    Les défenseurs de Madrid Central maintiennent malgré tout la pression pour que la nouvelle équipe électorale revienne sur sa décision. Il y a eu d’abord une grosse manifestation samedi dernier pour soutenir le dispositif Madrid Central. Il faut savoir que l’ex-maire Manuela Carmena, figure de la gauche alternative à ses 75 ans, a été la candidate la plus votée aux dernières élections municipales, mais n’a pas réussi à former un gouvernement.

    Les défenseurs de Madrid Central ont déjà récolté 230 mille signatures sur la plate-forme de pétitions en ligne Change.org. Sur les ondes, des dizaines d’artistes et d’intellectuels défendent la poursuite du projet. Des associations de parents d’élèves, des directeurs d’établissement scolaire, des associations de cyclistes, des écologistes, des groupes de riverains se mobilisent. Les derniers en date à s’unir à ce mouvement sont les taxis. La principale fédération des chauffeurs de taxi a demandé, jeudi, la restauration de Madrid Central. Reste à savoir si cette pression citoyenne et écologiste fera changer d’avis le nouveau maire, car comme l’ont assuré des médecins dans de nombreuses tribunes publiées dans la presse, la pollution tue et cela va au delà du clivage droite/gauche.

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