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    Reconnaissance faciale: une technologie encore loin d'être au point à Londres

    Le 26 septembre 2013, une caméra de vidéosurveillance surveille King's Cross Square, le nouvel espace public situé à l'extérieur de la gare centrale de Londres. AFP/Leon Neal

    Au Royaume-Uni, la police métropolitaine utilise depuis quelques années un système de reconnaissance faciale pour identifier des personnes recherchées par la justice à partir d’images numériques prélevées dans la rue en temps réel. Mais une étude indépendante vient de démontrer que cette technologie était loin d’être au point puisque quatre personnes sur cinq identifiées par le logiciel comme étant des suspects potentiels sont en réalité innocentes.

    Ce rapport mené par des universitaires avait été commandé par Scotland Yard pour évaluer la fiabilité de ce logiciel de reconnaissance faciale. Et les résultats inquiètent beaucoup puisqu’ils affichent un taux d’erreur de 81 %, ce qui veut dire que dans la plupart des cas, les personnes qui sont identifiées comme étant potentiellement dangereuses, ne sont finalement pas des personnes recherchées par la police. Cela entraine donc un nombre considérable de contrôles d’identité inutile. Dans cette étude précisément, sur 42 identifications de suspects, seules 8 étaient correctes.

    D’après les chercheurs, ce logiciel n’est pas fiable et ils demandent à Scotland Yard de cesser d’utiliser ce système. Or la police, elle, utilise une autre méthode pour calculer la performance de son logiciel et préfère comparer le nombre de visages identifiés au chiffre total de visages traités par le système de reconnaissance faciale. Et si on applique cette méthode et bien le taux d’erreur n’est plus que de 0,1 %.

    La reconnaissance faciale généralisée

    Scotland Yard utilise cette technologie de surveillance en direct depuis août 2016. Elle a été utilisée et testée pour la première fois lors du carnaval de Notting Hill cette année-là.

    Depuis, une dizaine d’essais ont été menés dans des endroits très fréquentés comme Leicester Square, Soho ou encore le centre commercial de Westfield à Stratford, dans l’est de Londres, mais aussi dans d’autres grandes villes comme Manchester ou Leicester.

    Une technologie controversée

    Ce système soulève beaucoup de questions, notamment sur le droit à la vie privée. Beaucoup d’ONG font pression pour que la police cesse de tester ce logiciel sur la population, surtout après de tels résultats.

    Certaines associations parlent d’un manque de transparence autour de son utilisation puisque les camions transportant ces cameras ne seraient pas toujours visuellement identifiables comme des camions appartement à la police. D’autres disent que cela menace la liberté d’association ou le droit de manifester puisque ces camions pourraient être déployés pour faire du profilage.

    Les chercheurs qui ont produit ce rapport ont même conclu que l’utilisation d’un tel système de reconnaissance pourrait être jugée illégale si elle était contestée devant la justice.

    Même au Parlement, l’utilisation de ce logiciel fait débat. L’ancien ministre David Davis a demandé l’arrêt de ces essais qui d’après lui, pose « d’énormes problèmes pour la démocratie ».

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