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    Orage diplomatique entre Londres et Washington: à qui profite la crise?

    L'ancien ambassadeur britannique à Washington Kim Darroch, lors d'un réception organisée à l'ambassade, en janvier 2017. (Image d'archives) AFP/Paul Morigi/Getty Images North America

    Comme chaque semaine, nous retrouvons la chronique de Bruno Daroux, Le Monde en Questions. Retour sur le regain de tension entre Londres et Washington. Une crise qui a abouti à la démission de Kim Darroch, l’ambassadeur britannique à Washington, après la publication de câbles diplomatiques (en principe confidentiels) dans lesquels il était très critique vis-à-vis du président Trump. Et la question posée est la suivante : à qui profite cette crise ?

    On peut dire que cette crise diplomatique, totalement inédite entre deux pays qui soulignent régulièrement les liens qui les unissent dans le cadre d’une « special relationship », la fameuse « relation spéciale », cette crise profite d’abord aux partisans d’un Brexit sans accord, à commencer par celui qui a des chances de devenir Premier ministre dans quelques jours, Boris Johnson.

    Car la chute de Kim Darroch, c’est celle d’un proche de Teresa May, et d’un pro-Européen convaincu. C’est une humiliation supplémentaire pour la Première ministre sortante. C’est donc tout bénéfice pour Boris Johnson. Il a d’ailleurs mis du temps à soutenir - très mollement - l’ambassadeur forcé à la démission. Accusé par ses adversaires d’être aux ordres de Donald Trump, il a fini par lâcher que l’ambassadeur était « un excellent diplomate ». Il sait en fait que s’il accède au 10 Downing Street, il pourra nommer à ce poste prestigieux un diplomate plus en ligne avec ses vues – et celles de Donald Trump.

    Une crise qui profite aussi au président américain

    Il était furieux des commentaires de l’ambassadeur Kim Darroch sur la politique étrangère de la Maison Blanche. Il a riposté par des tweets cinglants, qualifiant l’ambassadeur anglais de « type stupide » et annonçant que les relations avec ce dernier étaient rompues. Du coup, l’ambassadeur s’est retrouvé dans une position intenable – et a préféré démissionner plutôt que de mettre son pays dans une situation hautement embarrassante.

    Résultat : une démonstration de toute-puissance pour Washington. Donald Trump a montré qu’on ne critique pas impunément la politique du pays le plus puissant de la planète – même si, encore une fois, ces câbles diplomatiques auraient dû rester secrets. Pourtant, Kim Darroch a été défendu jusqu’au bout par ses supérieurs, au Foreign Office et à Downing Street. Mais sans aucun effet – et c’est dramatique pour un pays comme le Royaume-Uni qui a pourtant l’un des réseaux diplomatiques les plus importants au monde.

    Relation bilatérale abîmée

    Quoi qu’il en soit, il s’agit quand même d’une crise diplomatique sans précédent entre les deux alliés – dont l’épilogue est une forme d’humiliation pour le Royaume-Uni. C’est aussi, bien sûr, un nouvel accroc entre Londres et Washington depuis que Trump est à la Maison Blanche - les relations avec Theresa May ont toujours été tendues. Une relation bilatérale abîmée, donc…

    Mais les choses pourraient changer si Boris Johnson arrive à Downing Street. La relation va se fluidifier, qu’il s’agisse du Brexit, ou de l’accord commercial promis par les États-Unis pour compenser le divorce de Londres d’avec l’Europe. Une relation plus simple, mais avec un dominant, les États-Unis, et un dominé, le Royaume-Uni.

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