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    À la Une: François de Rugy en pleine tempête

    Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a dû écourter une visite dans les Deux-Sèvres, le 11 juillet 2019. GEORGES GOBET / AFP

    N’en jetez plus ! Après les homards, cette histoire de présumé sèche-cheveux plaqué-or (que François de Rugy conteste vigoureusement) ! Selon le journal Le Parisien, alors que François de Rugy était président de l’Assemblée nationale, son épouse, Séverine Servat, « aurait (…) acquis, sur l'argent de l'Assemblée, un sèche-cheveux, doré à la feuille d'or, pour la somme de 499 euros ».

    Sèche-cheveux ayant été « laissé à l'Assemblée nationale lorsque le couple a quitté le palais Bourbon, a précisé le ministre » hier, énonce Le Parisien. Dans un entretien télévisé, ce matin, François de Rugy conteste vivement : « Où va-t-on ? C’est n’importe quoi », s’est-il indigné sur BFMTV. Selon lui, s’il y avait bien un sèche-cheveux, il n’était « pas plaqué-or ».

    Lequel journal signale aussi qu’à l'hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale, à Paris, « un grand bureau a été réaménagé pour pouvoir accueillir les enfants du couple Rugy ». Et Le Parisien pose la question : « Qui, de l'Assemblée ou de son président, devait et finalement aurait acquitté les factures ? La question reste sans réponse pour le moment. »

    Autre révélation de ce quotidien, « un troisième chauffeur, contre deux habituellement, a également été mis au service du couple, pour conduire le fils de Séverine Servat à l'école et pour mener François de Rugy à Nantes, sa terre d'élection ». Des révélations qui s’accumulent et qui ont aussi scandé la journée d’hier.

    Le site internet Mediapart, hier en effet, faisait état des travaux réalisés par le ministre dans son logement de fonction au ministère « pour un montant de plus de 63 000 euros ». Mais aussi que, « depuis 2016 », François de Rugy « profite (…) d’un logement à vocation sociale » près de Nantes, appartement « à loyer spécial préférentiel ».

    La presse s’interroge. Malgré la tempête qui s’est levée avec les premières révélations de Mediapart sur les dîners fastueux de ce ministre d’État, numéro deux du gouvernement, François de Rugy reste au gouvernement et s’engage à rembourser « chaque euro contesté ». Sera-ce suffisant ?

    La question se pose car, comme le souligne en manchette le journal Le Monde, l’affaire de Rugy « embarrasse et divise la majorité ». Dans Le Parisien, un ministre s’agace : « On ne peut pas passer le 14 juillet avec ça », dit-il à ce journal. « Je ne sais pas comment on va se tirer de ce merdier », confie un autre ministre à ce même quotidien.

    « Peut-il tenir », interroge en conséquence le quotidien L’Opinion. Et Libération n’écrit pas autre chose, qui le considère désormais comme « mi-cuit ». François de Rugy « pourra-t-il se maintenir longtemps, tant le homard à la rouge carapace est provocateur après le mouvement des "gilets jaunes" ? On ne sait », pointe Libération.

    Mais l’affaire « laissera une trace : elle alimentera une nouvelle fois le désaveu des politiques qui mine la démocratie française », déplore ce quotidien, en relevant que si ce ministre d’État, numéro deux du gouvernement, tente de « résister » au scandale, il « fragilise l’exécutif », pointe donc en Une Libé.

    Avis de tempête pour Éric Woerth

    Autre rebondissement hier, dans l’affaire Tapie cette fois-ci : la Cour de justice de la République ouvre une enquête sur Éric Woerth, l’ex-ministre du Budget de Nicolas Sarkozy. Éric Woerth a-t-il accordé un coup de pouce fiscal non justifié à Bernard Tapie pour minorer ses impôts après son arbitrage controversé ?

    Le Parisien signale que la Cour de Justice de la République a ouvert une enquête « pour concussion », c’est-à-dire pour malversation dans l’exercice d’une fonction publique, « il y a environ un mois ».

    Vincent Lambert et les anges de la mort

    Neuf jours après l’interruption de ses traitements à l’hôpital de Reims, dans l’est de la France, Vincent Lambert est mort hier matin. Il avait 42 ans. Et ce matin, la presse sonne le glas. « C’est fini, énonce Le Figaro, mais l’histoire tragique de Vincent Lambert continue de nous hanter : qu’est-ce qu’une vie ? Par quoi se définit-elle ? », interroge ce quotidien.

    Pieusement, le quotidien catholique La Croix prêche ce matin « le recueillement ». Entendant « tirer les leçons » de l’affaire Vincent Lambert, « en mémoire d‘un homme », ce journal estime qu’aucune instance « ne devrait avoir à juger quelle existence doit ou non être vécue ».

    « Au-delà de décisions qui ne regardent que les familles dans le secret de leurs échanges avec les équipes médicales, ne soumettons pas la dignité de la vie à l’aune de critères forcément discutables et fluctuants, énonce La Croix. En aucun cas le drame de Vincent Lambert ne doit être considéré comme un précédent. »

    Une « affaire de famille » qui a tourné au « débat national », souligne Libération. Lequel journal le souligne, « c'est donc la fin de l’affaire Lambert. Une fin. Car rien n’assure que le calme ne revienne tout à fait », déplore Libé.

    Pour l’écrivain Michel Houellebecq, en tout cas, « rien ne justifiait l’arrêt des soins », écrit-il dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde. L’auteur de Sérotonine expose en termes très vifs son « impression gênante » que Vincent Lambert est mort d’une « médiatisation excessive », qu’il s’agissait pour la ministre de la Santé « et des solidarités » de faire un exemple.

    D’« ouvrir une brèche », de « faire évoluer les mentalités », écrit-il dans Le Monde. Pour Michel Houellebecq en tout cas, l’État français a réussi à « tuer Vincent Lambert ».

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