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    Les généraux et les leaders de la contestation au Soudan ont formé mardi un Conseil souverain de onze membres qui dirigera le pays au cours de sa transition de trois ans et trois mois vers un pouvoir civil. Le président du Conseil souverain, le général Abdel Fatah al-Burhan, prêtera serment demain.

    À la Une: Rugy, la traque avant l’hallali

    François de Rugy. Ludovic Marin/Pool via REUTERS

    Nouvel élément dans l’affaire qui a plongé le ministre de la Transition écologique dans la tourmente.Mediapart révèle qu’en 2015, François de Rugy « n’a pas payé un centime d’impôt » sur ses revenus de 2014, année durant laquelle « il a fait 25 051 euros de dons aux organismes reconnus d’intérêt général », des dons que le ministre reconnaît avoir versés « au parti Europe écologie-Les Verts ». Bénéficiant par ailleurs d’un crédit d’impôt, François de Rugy était donc alors non imposable.

    Avec ensuite son ex-principale collaboratrice. Après avoir été limogée par François de Rugy, la préfète Nicole Klein, qui fut sa directrice de cabinet, a dit au journal Ouest-France que son ministre avait « voulu sauver sa tête en offrant la (sienne) ». Et depuis, elle multiplie les déclarations dans ce sens.

    Dans la majorité, certains prennent leurs distances avec François de Rugy. « Ce n’est pas encore le lâchage général, mais on est très loin d’un soutien sans faille », souligne Libération. Peut-être faut-il y deviner la crainte évoquée dans ce journal par une conseillère ministérielle qui prédit que, dans cette affaire de Rugy, « on n’est pas au bout des fuites ». Résultat, les soutiens de Rugy « se dissolvent dans le champagne », formule Libé.

    Dans le journal Le Monde, un ministre trouve qu’il « n’y a pas de perte politique à sortir Rugy du gouvernement », estimant qu’il « n’a pas de troupes » et « n’incarne pas forcément l’écologie ». Un « manque de solidarité » que ce quotidien explique par la position « singulière » de François de Rugy au sein de la majorité, qu’il ne fait « pas partie des fidèles de la première heure » et dispose à ce titre de « peu d’appuis solides ». Toutefois, Emmanuel Macron maintient François de Rugy au gouvernement car « le président ne veut pas donner une victoire à Mediapart. Même symbolique », confesse un ministre au journal Le Monde.

    La démission, c’est maintenant

    En tout cas, la presse, ce matin, ne se demande pas si François de Rugy va partir, mais quand. Libération trouve encore que « se faire servir du homard (qu'il n'aime pas, dit-il) à l'heure des téléphones mobiles qui sont autant d'yeux indiscrets (...), c'est une faute politique autant qu'une faute de goût ». Et ce journal prévient que s'il « a confondu argent public et argent privé, alors qu'il s'en défend, son sort est scellé ».

    Pour La République des Pyrénées, François de Rugy n’a d’autre issue qu’« annoncer de lui-même sa démission », afin de faire « prévaloir une cause collective sur un sort individuel ». Pour ce quotidien du sud de la France, l’itinéraire politique de ce ministre est « assez sinueux » ; et donc avec une démission « il surprendrait au meilleur sens du terme ».

    Les journaux français ce matin sont nombreux à évoquer ledit itinéraire politique. Témoin le quotidien L'Union, dans les colonnes duquel les « atermoiements de son parcours politique, passé de Lalonde à Macron via Duflot, avant-hier écolo pur sucre, hier prétendant à la primaire de gauche, aujourd'hui ministre d'un président de centre droit », expliqueraient que le ministre offre un « profil idéal » aux « coupeurs de tête ».

    Témoin encore le journal La Charente libre, selon lequel François de Rugy est un « transfuge vert » devenu « numéro deux du gouvernement Philippe, sans charisme ni grande influence ». Ce quotidien du centre-ouest du pays présume qu'Emmanuel Macron « attend peut-être les lendemains du 14-Juillet pour jauger la nuisance du feuilleton Rugy et décider d'y mettre fin ».

    Témoin toujours, Le Courrier picard. « Qu'il reste en poste ou le quitte à plus ou moins brève échéance, François de Rugy est déjà aujourd'hui, dans les faits, un "ex-ministre", ayant perdu toute crédibilité et pas mal de son honneur. Bref, politiquement cramé », estime ce confrère des marches du centre-nord de la France.

    Le thermidor de Rugy

    À ce rythme, la revue de presse tourne ce matin à la Grande Boucle. Comme sur la route du Tour de France, à chaque étape, c’est le même sprint final des éditoriaux. Prenez par exemple celui du Journal de la Haute-Marne. En toutes lettres, on peut y lire que François de Rugy « n'est plus en situation de défendre l'environnement ». Et les élus LaREM redoutent que leurs électeurs leur parlent « plutôt de la température de cuisson des homards que du réchauffement climatique ».

    Et que dire de celui du journal Le Maine libre, quand on peut y lire que, « dans des démocraties voisines, l'édile aurait spontanément démissionné », ce quotidien du centre de la France estimant que les « révélations en cascade » et « l'insistance à s'accrocher » mettent François de Rugy dans la posture d'un « encombrant convive », avant de se demander « jusqu'à quand ? »

    Oui, enchérit L'Eclair des Pyrénées, « très affaibli », François de Rugy « devra sans doute assez vite céder sa place, même s'il parvient à justifier les dépenses qu'il a engagées, ou à rembourser les sommes incriminées après inspection ».

    « Sauf miracle, on le voit mal remonter à la surface et exercer sereinement ses fonctions dans les prochaines semaines », subodore L'Est républicain, et ce d'autant plus qu'au sein de la majorité, « les soutiens se comptent sur les poils d'une pince. La politique est parfois un vrai panier de crabes », formule ce confrère de l’est du pays.

    Deuil en marge de la CAN

    C’était juste après la victoire de l’Algérie à la Coupe d’Afrique des nations. Une mère de famille de 43 ans est morte après avoir été fauchée par une voiture. Son bébé est dans un état grave. Une adolescente de 17 ans a également été blessée par le chauffard, qui a été placé en garde à vue.

    Ce drame s’est déroulé vers 20h30 TU jeudi soir, devant les guichets du stade de la Mosson, à Montpellier, dans le sud de la France, alors que les supporters algériens célébraient dans la liesse la victoire des Fennecs contre la Côte d’Ivoire. Est-il pour autant lié à ces célébrations ? Citant le « beau-frère » du chauffard, le journal Le Parisien avance que ce dernier « ne serait ni supporteur ni même Algérien, mais "d’origine marocaine" ».

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