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    Séoul veut de l’aide pour contrer les restrictions d'exportations japonaises

    «Les polyimides fluorés, les photorésines et le fluorure d’hydrogène, sont nécessaires à la fabrication d'écrans de smartphones» (illustration). REUTERS/Stringer

    Tokyo a récemment pris des mesures contre l’exportation de composants chimiques vers la Corée du Sud. Dimanche 14 juillet, les autorités sud-coréennes ont annoncé qu'elles mettraient le sujet au menu du conseil général de l'OMC la semaine prochaine. Rappel de la teneur de ce contentieux.

    Au cœur du conflit, trois produits chimiques et pas n'importe lesquels : les polyimides fluorés, les photorésines et le fluorure d’hydrogène. Ces substances sont nécessaires à la fabrication d'écrans de smartphones ou de téléviseurs et de semi-conducteurs, comme les puces électroniques.

    Le Japon n’en interdit pas la vente, mais les exportateurs devront désormais demander une autorisation pour chaque livraison vers la Corée du Sud. Une procédure qui prend environ trois mois à chaque fois !

    Répercussions sur le marché mondial des technologies

    Pour l’instant, il y a des stocks mais la pénurie pourrait se faire ressentir d'ici quelques mois, selon Avril Wu, analyste au cabinet taïwanais TrendForce. Le Japon est leader dans la production de ces substances, et la Corée du Sud la première productrice de puces. Les entreprises sud-coréennes auront donc du mal à se fournir ailleurs rapidement.

    Samsung notamment mais aussi SK Hynix et LG pourraient être affectés. Cela veut aussi dire, que le différend pourrait avoir des répercussions au niveau mondial sur le marché des technologies. Selon certains experts, le lancement de l'écran pliable est d'ailleurs susceptible de prendre du retard tout comme le déploiement de la 5G.

    Rattrapés par le passé

    Pourtant, Shinzo Abe se fait le chantre du libre-échange, alors pourquoi ces restrictions ? Comme Donald Trump dans le cadre de sa guerre commerciale, Tokyo évoque un problème de sécurité. Un membre du parti au pouvoir accuse, dans la presse, la Corée du Sud d'avoir laissé du matériel sensible acheté au Japon arriver en Corée du Nord. Ça, c'est la raison officielle.

    Mais même si Tokyo s’en défend, pour comprendre les restrictions qui menacent les téléphones intelligents, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale. L’occupation nippone reste un sujet sensible et récemment un tribunal coréen a ordonné à un groupe japonais d’indemniser des victimes de travail forcé.

    Autre motivation probable, dimanche les Japonais sont invités à élire les membres de la chambre haute du Parlement. Selon des observateurs, Shinzo Abe cherche donc à satisfaire son électorat le plus conservateur. Comme un air de ressemblance là-encore avec le président américain.

    Enquête internationale ?

    Pour sortir de l'impasse, sur le plan purement industriel, la Corée du Sud a annoncé plus de 750 millions d'euros d’investissements pour produire elle-même ce dont elle a besoin. À long terme, c'est le Japon qui pourrait être perdant, avec une possible réduction de ses parts de marché.

    En attendant, les autorités sud-coréennes essaient de résoudre la crise par la diplomatie. Séoul n'exclut pas de prendre des contre-mesures. Vendredi dernier, une délégation s'est rendue à Tokyo pour une « séance d’explication ». Mais les cinq heures de réunion n'ont manifestement pas permis d'avancée concrète.

    La Corée du Sud tente par ailleurs de trouver de l'aide à l'international. À commencer par l'allié américain. Selon Yonhap, les États-Unis ont proposé une réunion trilatérale, médiation dont ne veut pas le Japon.

    Séoul réclame également une enquête d'experts du Conseil de sécurité de l'ONU pour vérifier si oui ou non, il y a eu un manquement de sa part. La proposition est claire : s’il est prouvé que la Corée est fautive, elle présentera ses excuses au Japon et prendra des mesures correctives. Dans le cas contraire, c’est Tokyo qui devra faire amende honorable et mettre un terme à ces mesures de restriction.

    La Corée du Sud mise aussi sur l'Organisation mondiale du commerce. Elle menace de recourir à la justice de l'OMC et compte mettre le sujet sur la table du conseil général de l'organisation les 23 et 24 juillet.

    Possible recours à l'OMC

    Reste à savoir avec quelle efficacité. Jusqu'à présent, l'OMC n'a pas pu enrayer la guerre commerciale menée par les États-Unis. Et le règlement des différends prend du temps : environ un an en théorie s'il n'y a pas d'appel, mais il faut parfois bien plus. Une temporalité loin de celle des entreprises.

    En tous cas, la Corée du Sud se tourne vers l'OMC à un moment où son rôle est fragilisé : par la multiplication des accords commerciaux, par la perspective d'un blocage de l'organe d'appel (Washington refuse la nomination de juges et en décembre il pourrait ne plus y en avoir assez pour statuer).

    Les États-Unis qui menacent de sortir de l'OMC. Notons toutefois que les autorités américaines font malgré tout appel à l’Organisation mondiale du commerce. Parmi les derniers exemples en date une demande de consultation contre les mesures douanières prises par l’Union européenne. Mesures en rétorsion aux surtaxes imposées par les États-Unis.

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