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    À la Une: la démission de François de Rugy

    L'ancien ministre de la Transition énergétique, François de Rugy. AFP/Georges Gobet

    « Entrée, plat, désert », titre cruellement Libération, faisant allusion aux « agapes » qui ont perdu le ministre. « Du homard au pot de départ », poursuit Libé dans la même veine, relatant les réactions des uns et des autres la surprise surtout, puisque « l’exécutif comptait sur les résultats d’investigations officielles pour décider du sort du ministre ».

    La surprise, mais pas forcément le soulagement, « C’est un peu gênant », estime une députée de la République en marche, « Il cède à la pression médiatique. Le prochain sur lequel la presse sort, tombera d’office ». Un autre député de la majorité s’inquiète : « Vous avez à peine le temps de vous défendre, vous êtes déjà coupable ». Un autre encore ajoute : « La nouvelle règle en démocratie, c’est de démissionner quand sort un article de Mediapart, c’est un peu triste ».

    Mediapart s’apprêtait à publier de nouvelles révélations lorsque François de Rugy a démissionné

    Le site d’information n’est pas à court d’arguments puisque selon lui, « François de Rugy ne confond pas que dîners professionnels et agapes amicales. Il entretient aussi la confusion entre dépenses personnelles et frais de député. » Allusion aux « indemnités de frais de mandat » utilisées en 2013 et 2014, par François de Rugy, pour payer ses cotisations au parti dont il était à l’époque un élu : Europe Écologie les Verts.

    Et ce n’est pas tout. Mediapart, qui livre presque chaque jour un nouvel épisode « de Rugy », assure désormais que « l’ancien président de l’Assemblée et ex-numéro 2 du gouvernement », a largement eu recours aux véhicules et aux chauffeurs de la République pour un usage privé, « notamment pour ses proches et ses enfants ».

    Selon Mediapart, « ces mêmes chauffeurs et véhicules de l’Assemblée, puis ceux du ministère de l’Écologie, ont également été réquisitionnés pour des trajets entre Paris et la Loire-Atlantique, notamment le week-end, selon un dispositif difficilement lisible, notamment sur le plan écologique : pendant que François de Rugy se rendait en train à Nantes, un de ses chauffeurs fonçait en Loire-Atlantique en voiture pour le récupérer en sortant de la gare et le convoyer sur place pendant la durée du séjour. »

    Le Figaro commente également la démission de François de Rugy

    « Un an après l’affaire Benalla, l’exécutif espère s’éviter un nouvel été meurtrier », estime le journal. « L’entourage d’Emmanuel Macron met en avant, par contraste avec l’affaire Benalla, “la différence d’attitude de l’exécutif” ». « L’émoi suscité a tout de suite été pris au sérieux. On a réagi très vite avec une gestion saine et responsable ». « Ce qui porte à croire », poursuit Le Figaro, « que la décision de François de Rugy a pu être, si ce n’est piloté, en tout cas vivement encouragée par l’Élysée ».

    De son côté, La Croix rappelle que François de Rugy s’estime « victime d’un lynchage médiatique qui l’empêcherait “d’assumer sereinement et efficacement la mission confiée par le président de la République et le Premier ministre” », et qu’il a porté plainte pour diffamation contre Mediapart.

    À la Une de la presse française également, l’élection d’Ursula Von der Leyen, à la tête de la Commission européenne

    « Ursula Von der Leyen élue de justesse » commente La Croix. « Les députés du Parlement européen ont élu la ministre allemande à une courte majorité » poursuit le journal qui ne manque pas de saluer la performance de la future présidente, dans son discours aux députés européens : « Un débit cadencé et maîtrisé de bout en bout, une mine sérieuse et attentive à chaque instant, quelques anecdotes personnelles, beaucoup de propositions consensuelles (quitte à risquer d’être accusée de manquer de courage), le tout en français, en allemand et en anglais. »

    Libération semble également sous le charme : Ursula Von der Leyen a livré « un discours précis, enlevé, vivant, humain, non dénué d’émotion lorsqu’elle a évoqué le projet européen ou le drame des réfugiés alors qu’elle a personnellement accueilli un jeune Syrien chez elle ». Et Libération poursuit, « Ursula Von der Leyen, à l’élégance impeccable, s’est montrée pleine d’énergie, rafraîchissante, évitant la langue de bois qui est trop souvent la marque des responsables européens ». Selon le journal, le contraste est « saisissant avec son prédécesseur, Jean-Claude Juncker, “qui semble revenu de tout” et “prématurément vieilli” ».

    Enfin, Le Figaro a, lui aussi, noté les « jolis mots » de la future présidente, citant son père : « L’Europe c’est comme dans un vieux couple. L’amour n’est pas plus fort qu’au premier jour, mais il se fait plus profond ».

    Enfin, dans Aujourd’hui en France, les nombreuses questions entourant une jeune fille. « Otage ou djihadiste ? » se demande le journal.

    Rehane est arrivée en Syrie, en 2004, « lorsque sa mère, radicalisée, l’a enlevée à son père à Toulouse », elle avait alors trois ans. « Elle a été arrêtée à son retour en France, en mai », raconte le journal, « et incarcérée à la prison de Fleury-Mérogis, où elle vient de fêter ses 18 ans ».

    « C’est un cas inédit », selon Aujourd’hui en France. Rehane a vécu en Syrie, avant que « le pays sombre dans la guerre civile », par la suite « elle a assisté à l’avènement puis à la chute de Daech ».

    À son arrivée en France, avec son mari âgé de 19 ans, et leur bébé, elle a été mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste ».

    Mais « c’est un casse-tête pour la justice française », estime le journal. « La jeune femme doit-elle être considérée comme une simple “revenante", une djihadiste déçue par les défaites militaires de Daech ? Ou bien son rapt par sa mère ne fait-il pas d’elle aussi une victime ?

    Selon Aujourd’hui en France, « la jeune femme, qui parle un français rudimentaire, peine encore à reconstituer tous les pans de sa vie mais elle prend progressivement conscience de l’enfer dans lequel sa mère l’a plongée ».


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