GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 15 Août
Vendredi 16 Août
Samedi 17 Août
Dimanche 18 Août
Aujourd'hui
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Pourquoi le G7 Finances part en guerre contre la libra de Facebook

    Bruno Le Maire caresse un âne au manège de Chantilly, où se tient le G7 Finances. RFI/Dominique Baillard

    Au G7 Finances qui se tient à Chantilly en région parisienne, la libra, la monnaie virtuelle que veut lancer Facebook, fait l’unanimité contre elle. Tous les ministres des finances présents s’inquiètent de l’émergence de cette monnaie susceptible de concurrencer leurs propres attributs souverains.

    Américain, canadien, allemand, français, italien, japonais ou britannique : tous les ministres présents au G7 Finances de Chantilly ont une véritable aversion pour cette nouvelle monnaie digitale. Et cette unité contre la libra, ils s’en délectent avec gourmandise, car le plat de résistance de la réunion, la taxation des grandes entreprises, continue à les diviser. Les voilà donc partis en croisade contre les « stables coins ». Un mot importé des États-Unis pour désigner les cryptomonnaies stables, stables par opposition au bitcoin, une monnaie virtuelle qui n’arrête pas de faire du yoyo sur le marché. La monnaie imaginée par Facebook serait adossée à un panier de devises dont les cours devraient tendre à l’équilibre, pour éviter de voir les prix s’envoler au gré des fluctuations du marché des changes.

    Bruno Lemaire estime que les conditions ne sont pas réunies pour la mise en circulation de la libra. À raison, le ministre français des Finances souligne que Facebook ne prend pas en compte les régulations existantes, ne respecte absolument pas toutes ces règles qui font d’une monnaie un instrument de paiement fiable. Toutes ces règles patiemment édictées par les banques centrales pour que les citoyens aient confiance dans leur monnaie, c’est le capital virtuel sur lequel reposent toutes les devises du monde. Les régulateurs comme les gouvernements s’inquiètent aussi des risques en matière de lutte contre le blanchiment, de financement du terrorisme, de protection des données ou de sécurité des transactions.

    Les ministres comme les dirigeants des banques centrales sont aussi opposés à la monnaie de Facebook pour des raisons politiques. Car la concurrence de ces compagnies qui se mettent à vouloir battre monnaie, un privilège jusqu’à aujourd’hui réservé aux États, pourrait affaiblir leur souveraineté. On s’inquiétait des multinationales plus puissantes que les États, voilà maintenant qu’elles en réclament les attributs. C’est une question de démocratie pour Bruno Le Maire comme pour son homogue allemand Olaf Scholz.

    Le G7 veut-il bloquer la libra ?

    C’est aussi une question urgente de politique monétaire. Selon la banque nippone Nomura, étant donné la popularité de Facebook, le réseau est partagé par 37 % de la population mondiale, si sa monnaie voyait le jour, elle est susceptible de réduire le montant total d’argent disponible d’environ 11 500 milliards de dollars, de quoi affaiblir les banques centrales, les seules aujourd’hui à pouvoir contrôler la masse monétaire via les taux d’emprunts.

    Les Etats ne sont pas allés jusqu’à vouloir empêcher l’émergence de la libra, mais ils ont fait part hier de leur volonté de vouloir agir très vite. Encore faut-il savoir quelle réglementation appliquée à ces nouvelles créatures monétaires, celle des fonds ou celle des banques ? Les argentiers s’interrogent aussi sur la nécessité de produire de nouvelles règles dédiées à ces nouveaux venus. Le ministre japonais des Finances a indiqué qu’il n’y a pas encore de consensus sur la façon d’encadrer ce type de monnaie. Enfin les gouvernements doivent aussi faire le ménage dans leur propre jardin. La promesse de la libra est alléchante parce que son usage est pratique et bon marché. Il y a donc urgence à faire pression sur les banques pour qu’elles aussi proposent un système de paiement plus attractif et surtout moins cher.


    Sur le même sujet

    • Nouvelles technologies

      Le géant Facebook veut lancer libra, sa monnaie virtuelle

      En savoir plus

    • Invité de la mi-journée

      Cryptomonnaie de Facebook: «Elle aura un taux de change fixe»

      En savoir plus

    • Grand reportage

      La folle envolée du Bitcoin

      En savoir plus

    • Aujourd'hui l'économie

      Bitcoin: une décennie de succès et de turbulences

      En savoir plus

    • Atelier des médias

      Blockchain #1, une passion numérique

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.