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    À la Une: le fossé toujours plus profond entre les politiques et le peuple

    François de Rugy. AFP/Georges Gobet

    « Polémiques, défiance : le grand blues des politiques » : c’est le grand titre du Figaro. En effet, pointe le journal, « c’est la porte d’un ministère enfoncée à l’aide d’un engin de chantier, c’est une secrétaire d’État réveillée en pleine nuit par des manifestants hostiles, c’est une permanence de députés aspergée d’essence, c’est une insulte raciste à l’encontre d’une élue diffusée sur les réseaux sociaux… Autant de symboles de la montée des violences à l’encontre de la classe politique depuis le début de la crise des gilets jaunes, constate Le Figaro. Pris régulièrement pour cibles, les élus doivent aussi faire face à la suspicion permanente alimentée par une quête de transparence absolue, couplée à un sentiment de perte de pouvoirs. De quoi décourager les plus chevronnés. Ainsi, un maire sur deux ne compte pas se représenter aux élections municipales de mars 2019. »

    En fait, commente Le Figaro, « du maire de village au ministre d’État, tout le monde semble frappé. La défiance de l’opinion publique profite désormais de la puissance démesurée des réseaux sociaux et de l’information continue. Le pouvoir judiciaire cède trop souvent à cette pression : la politique ressemble de plus en plus à un jeu de massacre. »

    « Ni oubli, ni pardon »

    Dernier exemple en date de cette défiance envers le pouvoir : l’affaire Steve, du nom de ce jeune homme, mort noyé dans la Loire, après une intervention musclée de la police pour disperser des fêtards.

    Là, « la défiance est permanente, relève Le Journal de la Haute-Marne. Du côté de ceux qui dénoncent l’intervention des forces de l'ordre. Et du côté des policiers, qui eux ont le sentiment qu’ils sont systématiquement la cible de ceux qu’ils sont censés protéger. [...] Samedi à Nantes, un hommage sera rendu à Steve Maia Caniço. Mais la marche prévue ne semble pas être ce que l’on appelle communément une marche blanche. "Ni oubli, ni pardon". Tel semble être l’un des mots d’ordre des organisateurs, relayé sur les réseaux sociaux. Un climat de défiance auquel le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre -on l’a vu mardi - semblent avoir bien du mal à répondre. »

    Castaner en première ligne

    Principale cible dans cette affaire : le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner… Christophe Castaner qui «fait l’objet d’attaques venues de tous les bords, constate L’Eclair des Pyrénées. Ce n’est pas nouveau. La plupart de ses prédécesseurs ont été victimes avant lui du "Beauvau bashing". Si l’on veut être aimé, le poste de ministre de l’Intérieur n’est certainement pas le plus confortable. Raymond Marcellin, Charles Pasqua, Gaston Defferre et d’autres moins renommés ont été la cible de toutes les oppositions. Ceux-là ont tenu le choc. Pour être un bon ministre de l’Intérieur (responsable du maintien de l'ordre et des élections), il faut avoir le cuir tanné. Pour Christophe Castaner, c’est toute la question, pointe le quotidien béarnais. Le costume de premier flic de France n’est manifestement pas taillé à sa mesure. A travers lui, l’opposition vise le président de la République. »

    En effet, renchérissent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « l’été offre aux opposants de la macronie des cibles. L’an dernier, dans un registre ubuesque et éreintant, ce fut Benalla et sa faculté à mouiller son entourage. Cette année, dans un registre plus politique et à peine moins spéculatif, le maillon visé est Castaner, fidèle de Macron, par ailleurs serial gaffeur. Castaner qui essuie des volées de bois vert sur sa gestion de l’affaire Steve Castaner, dont les adversaires fustigent un penchant supposé au dilettantisme. Castaner qui n’est sans doute pas exempt de critiques. Par son manque de compassion au départ, puis ses louvoiements et enfin son empressement trop visible à clore le dossier, il est parvenu à faire d’une histoire potentiellement gênante, une histoire totalement embarrassante. »

    Boris Johnson attendu au tournant

    Méfiance et défiance également envers Boris Johnson… La presse continue de scruter les moindres faits et gestes du nouveau Premier ministre britannique. « Pour présenter son Brexit, Boris Johnson s’est rendu ces derniers jours en Ecosse, au pays de Galles et en Irlande du Nord, où il a été accueilli avec une profonde méfiance, quand ce n’est pas une franche hostilité, constate Libération. Sa volonté affichée de quitter l’Union européenne coûte que coûte le 31 octobre renforce les risques - ou les chances, selon le point de vue - de l’éclatement d’une autre union, celle du Royaume-Uni. Les marchés ne s’y sont pas trompés, la livre sterling a dévissé pour atteindre son plus bas niveau depuis vingt-huit mois. »

    « Dérégulation, relance budgétaire, baisse de la fiscalité : Johnson fait du Trump, relève pour sa part Le Monde, mais sans la puissance du dollar ni la force de frappe de la première économie mondiale. Les marchés financiers l’ont bien compris. La chute de 4 % de la livre sterling depuis que l’éventualité de l’arrivée au pouvoir de Boris Johnson s’est matérialisée donne une idée de la prospérité à venir. Les touristes britanniques en vacances sur le continent connaissent déjà le prix de la liberté, tout comme les instituts de conjoncture, qui tablent sur l’entrée du pays en récession.» Et Le Monde de conclure : «au lieu de se focaliser sur ce que l’UE aurait empêché le Royaume-Uni de faire, le premier ministre britannique devrait se préoccuper des conséquences d’un Brexit dur. La taxation de la moitié de ses importations, l’affaiblissement de l’écosystème financier britannique ou encore le risque du rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande.»

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