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    À la Une: un an après, Ebola s’étend en RDC

    RDC: vaccination d'un enfant contre Ebola dans le centre de soins d'Himbi à Goma, le 17 juillet 2019. REUTERS/Olivia Acland

    « Un an après le retour du virus dans le pays, la situation épidémiologique semble incontrôlable, s’alarme Le Monde Afrique, malgré l’importante mobilisation de la communauté internationale. Les épicentres se sont déplacés du Nord-Kivu vers l’Ituri, puis se sont multipliés, comme par scissiparité, dessinant plusieurs fronts dans une “guerre” partie pour durer. (…) Jusque-là, poursuit Le Monde Afrique, Goma, la capitale du Nord-Kivu à l’est de la RDC, ne se sentait pas vraiment concernée par le virus Ebola. Il semblait lointain, confiné aux zones septentrionales de la province et à l’Ituri, plus au Nord. Là, plus de 1 800 personnes infectées par la maladie ont perdu la vie depuis le déclenchement officiel de la dixième épidémie d’Ebola sur le territoire congolais, il y a juste un an, le 1er août 2018 ; la plus grave et la plus difficile à combattre, elle avait miraculeusement épargné Goma. Depuis le 14 juillet et le diagnostic positif d’un premier malade, l’angoisse est montée d’un cran dans cette ville frontalière du Rwanda. » Et désormais trois cas ont été diagnostiqués.

    Goma touché par l’épidémie

    En effet, rapporte le site d’information Politico CD, « après le décès d’un deuxième malade d’Ebola à Goma, un troisième patient y a été testé positif au virus hier, suscitant l’inquiétude des populations de la région face à une épidémie qui défie les professionnels de santé depuis un an. »

    Actualité CD, autre site d’information congolais, rappelle que « Goma est une ville qui compte environ deux millions d’habitants, construite sur les rives du lac Kivu qui la sépare de la ville de Bukavu dans le Sud-Kivu. Cette ville volcanique dispose d’un aéroport international. Le troisième cas est apparu 17 jours après le premier et 24 heures après le deuxième. Mardi soir, pointe encore Actualité CD, les autorités provinciales et sanitaires ont appelé la population de Goma à collaborer avec les équipes de la Riposte (la structure de coordination de la lutte contre Ebola chapeautée par l’Organisation mondiale de la santé), et ont assuré aux pays voisins que toutes les mesures étaient prises pour renforcer la surveillance aux points d’entrée et de contrôle sanitaire. »

    Risques de pandémie ?

    Il n’empêche, s’inquiète Ledjely en Guinée, que l’épidémie d’Ebola pourrait s’étendre encore… « Dans cette zone où les frontières relèvent davantage d’une vue de l’esprit, on redoute que la maladie ne s’étende au Rwanda, en Ouganda, au Burundi et même en Tanzanie, plus au sud. Des appréhensions nourries par les défis structurels et conjoncturels auxquels sont confrontés les équipes et les mécanismes de Riposte mis en place. [...] En premier lieu, précise Ledjely, on évoque la pauvreté du pays qui oblige à une telle promiscuité dans les ménages et dans la vie de tous les jours qu’Ebola peut se développer à vitesse grand V. [...] L’insécurité qui règne en maître dans la partie est du pays ne favorise pas non plus une intervention optimale. Par ailleurs, la méfiance entre les populations et l’Etat est telle que de nombreux Congolais ne croient pas encore en l’effectivité même de la maladie. Mais comme jadis en Afrique de l’Ouest, la riposte est surtout confrontée à la faiblesse du système de santé local. Pas assez d’infrastructures, pas assez de personnel préparé à faire face au défi. Autant dire, conclut Ledjely, qu’il n’y a pas grand-chose qui incite à l’optimisme. »

    Éradiquer Ebola en trois ou quatre mois ?

    Du coup, les autorités congolaises réagissent… On revient au Monde Afrique qui précise que « le nouveau président Félix Tshisekedi a adopté une nouvelle stratégie visant, entre autres, à gagner les cœurs de la population. Le chef de l’État a confié la direction de la Riposte à un comité d’experts mené par le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum. Ce scientifique congolais de réputation mondiale qui a codécouvert le virus Ebola en 1976, a pris le risque de déclarer son ambition de venir à bout de cette épidémie en “trois à quatre mois”. »

    Enfin, rapporte encore Le Monde Afrique, « la Banque mondiale a récemment annoncé l’octroi de 300 millions de dollars, sous forme de dons et de prêts. Ce qui correspond au montant réclamé par l’OMS et Kinshasa pour cette nouvelle phase de lutte contre Ebola. Soit, le triple du budget alloué jusque-là. »

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