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    Agenda culture Afrique du 4 au 10 août 2019

    Visuel du 20e Festival du bout du monde 2019. Festival du bout du monde

    Où sortir cette semaine ? C'est l'agenda culture avec Anne Bocandé d'Africultures.

    En France, à la pointe de la Bretagne, le festival du Bout du monde ferme ses portes avec notamment le groupe américain de funk et afrobeat Antibalas.

    Antibalas, un groupe créé en 1998, un an après la mort de Fela Kuti, l’artiste musicien et homme politique nigérian, qui a popularisé l’afrobeat. Le groupe s’est constitué aux États-Unis autour du chanteur Amayo, qui a grandi à Lagos au Nigéria. Souvent considéré comme l’héritier américain de Fela Kuti, Antibalas fait vivre, au-delà d’un simple hommage, l’afrobeat aujourd’hui que le collectif de musiciens mêle à différentes influences musicales. Il suffit d’écouter leur discographie, 6 albums en plus de 20 ans de carrière, avec près de 40 musiciens qui ont participé à différents moments à ce projet.

    En Allemagne, ce dimanche 4 août 2019, c’est le dernier jour également du festival annuel « African music festival » avec celle qui est considérée comme la première joueuse professionnelle de kora, Sona Jobarteh.

    C’est une artiste talentueuse de 36 ans issue d’une famille de musiciens (elle est notamment la cousine de l’artiste malien Toumani Diabaté). Elle a grandi entre Banjul, Oslo et Londres, et a ouvert il y a 5 ans une école de musique dans la capitale Gambienne. Elle est sur la scène du festival de Emmendingen aujourd’hui au sud de l’Allemagne.

    Le coup de cœur littéraire de la semaine va à Karim Amellal pour le livre Dernières heures avant l’aurore.

    C’est un roman coup de cœur qui fait grandement écho à l’actualité politique algérienne. Depuis février, des manifestations citoyennes ont lieu chaque vendredi à Alger et dans tout le pays pour demander la destitution du régime en place. Et le roman de Karim Amellal s’ouvre avec ces mots :

    « Des décennies plus tard, le peuple se lève encore. Ivres de rage et de mépris, des millions de voix se dressent, sublimes de dignité. L’espoir gonfle à nouveau les cœurs. L’emblème national recouvre les balcons. Dans toutes les rues, une marée humaine déferle, guidée par la lumière après une si longue nuit. »

    Le roman est le récit d’un retour en Algérie, après plus de 20 ans d’absence, de deux anciens fonctionnaires ; deux combattants pour l’indépendance algérienne de 1962. Ils ont quitté l’Algérie au début des années 1990 au moment de ce qui sera appelé la « décennie noire ».

    En effet et si « la nécessité d’un retour s’imposait comme une évidence », Rachid et Mohamed arrivent à Alger sans ne plus rien reconnaître de la ville qu’ils ont quitté. Nombres de leurs connaissances sont décédées, les commerces de l’époque ont été remplacé, l’urbanisation croissante a grignoté la ville, Mohamed et Rachid nous baladent avec eux dans cet Alger d’hier et d’aujourd’hui.

    Au-delà de leurs fantômes, les personnages qu’ils rencontrent leur font prendre conscience que « c’est l’Algérie d’aujourd’hui que tu vois là. Elle ne t’appartient plus. Ne sois pas nostalgique. Celle-ci est encore plus belle, même si elle ne ressemble pas à celle que tu as connu. »

    Le roman de Karim Amellal, Dernières heures avant l’aurore, est une fiction qui traverse l’Algérie des 50 dernières années, un pays sommé de se tourner vers l’avenir et de laisser les fantômes derrière lui.

    La bande sonore qui parcourt le roman, de Mouloudji aux musiques chaâbi, participe également à ce coup de cœur.

    Restons en Algérie pour finir en musique avec un des titres phares des manifestations depuis février dernier ; « Liberté » du rappeur Soolking.

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