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    Les forêts sibériennes dévastées par les flammes

    Une vue aérienne prise depuis un hélicoptère montre une zone brûlée par des incendies de forêt dans le district de Boguchansky, dans le Krai de Krasnoyarsk, en Russie, le 4 août 2019. Ekaterina ANISIMOVA / AFP

    En Russie, ce sont environ quatre millions d’hectares de forêts qui ont été dévastés par les flammes ces dernières semaines. Chaque été, le pays fait face à des feux de forêt ravageurs, particulièrement en Sibérie et en Extrême-Orient, mais cette année, les incendies ont une ampleur inégalée.

    Cinq régions ont été placées en situation d’urgence. Ces incendies ont pris une telle envergure qu’ils s’étendent sur plusieurs fuseaux horaires. Les régions les plus touchées sont celles de Krasnoïarsk et d’Irkoutsk, en Sibérie, et la république de Iakoutie, en Extrême-Orient. Pour prendre la mesure de la catastrophe, il faut savoir que les fumées ont même atteint Ekaterinbourg et Tcheliabinsk, les deux grandes villes de l’Oural.

    Ces incendies, la presse s’en était fait l’écho dès le début du printemps mais ils se sont intensifiés ces dernières semaines. La Sibérie connaît cette année des températures particulièrement élevées, jusqu’à 10 degrés au-delà des normales saisonnières. À cela s’ajoutent des orages secs et des vents forts qui ont propagé les flammes.

    Réaction tardive du gouvernement

    Pourtant, il a fallu attendre cette semaine que Vladimir Poutine annonce le déploiement d’un dispositif à la hauteur de la situation. En Russie, on reproche aux autorités d’avoir tardé à réagir. Autant les Russes peuvent être indifférents à la politique, autant ils sont très attachés à leurs forêts. Malheureusement, le scénario est bien connu ici : la société civile et les ONG alertent sur une problématique locale, et il faut attendre que la situation devienne tout à fait critique pour que le pouvoir décide d’intervenir.

    Mercredi, Vladimir Poutine a ordonné à l’armée de s’associer aux opérations menées en Sibérie. Le ministère de la Défense a annoncé l’envoi de dix avions et de dix hélicoptères bombardiers d’eau. Par ailleurs, le président russe s’est vu proposer de l’aide par son homologue américain Donald Trump, et plus récemment par le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

    De son côté, Dmitri Medvedev s’est rendu en Sibérie. Pour le Premier ministre, il s’agissait de rassurer. Car il faut rappeler que cette année, la Sibérie est aussi confrontée à des inondations meurtrières. Le Premier ministre a affirmé que les incendies ne présentaient pas de danger immédiat pour la population et il a évoqué la création d’un centre spécialisé pour la prévention et la lutte contre les feux de forêt.

    Critiques des écologistes

    Des incendies immenses se déclarent chaque année les forêts de Sibérie et en Russie, les militants écologistes sont très critiques à l’égard de la gestion des forêts. Ils mettent en cause le code forestier russe qui astreint les garde-forestiers à de lourdes tâches bureaucratiques alors qu’ils devraient passer davantage de temps sur le terrain. Les militants écologistes estiment que les foyers d’incendie doivent être combattus dès leur apparition.

    Seulement, les autorités régionales ont tendance à renoncer à intervenir lorsque les feux se déclarent dans des zones isolées et que de fait ils ne constituent pas une menace pour la population.  Le territoire russe est immense et il y a en fait une question financière qui entre en considération : des opérations anti-incendie engagées dans des zones difficilement accessibles peuvent coûter plus cher que les dégâts engendrés.

    Selon Greenpeace, ces incendies sont tels qu’ils menacent d’accélérer la fonte des glaces de l’Arctique et du permafrost, cette couche gelée en permanence qui se réduit chaque année.

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