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    À la Une: «l’affaire Steve», une fracture française

    Manifestation en mémoire de Steve Maia Caniço, le 30 juillet 2019 à Bordeaux. MEHDI FEDOUACH / AFP

    La colère a succédé à la tristesse hier à Nantes, où la mort de Steve Maia Caniço continue de susciter une vive émotion. C’est un hommage « sous haute tension », signale Le Journal du Dimanche, qui a été rendu hier matin dans cette ville portuaire de l’ouest la France où a finalement été retrouvé le corps de ce jeune homme tombé à l’eau lors de la dernière fête de la musique à la suite d’une opération policière de maintien de l’ordre.

    La fête de la musique ayant tourné au drame, les amis de Steve veulent « que justice soit fête », signale Le JDD, et ici, le mot « fête » est écrit « F – E – T –E », dans une volontaire entorse aux règles de l’orthographe de la langue française, pour bien souligner leur indignation. 

    Hier à Nantes, donc, tout a basculé dans l’après-midi. Ce fut d’abord un moment de recueillement « émouvant », pointe Le Parisien Dimanche, avant que n’éclatent des « échauffourées ». La police a procédé à plusieurs dizaines d’interpellations.

    La France a désormais son « affaire Steve », comme le formule « en Une » le journal Le Monde daté d’aujourd’hui. L’IGPN, la police des polices, ayant procédé à une enquête, son rapport a été d’abord rendu public par Mediapart. Lequel site signalait que des « éléments à charge pour la police » avaient été « omis » par l’IGPN. 

    Des secouristes ont ainsi été surpris de ne pas y retrouver leur témoignage sur ce drame. Et ils l’ont livré à la presse, au Monde, justement, mais aussi au journal local Presse Océan.

    Cette « affaire Steve », le journal Marianne s’en émeut vivement car, selon cet hebdomadaire, la mort de Steve « ajoute un rouage supplémentaire à l’engrenage mortifère qui détruit la société française ». Car dans cette affaire, l’exécutif a multiplié les maladresses. « Un Premier ministre tentant de camoufler derrière un rapport de (la police des polices) le silence assourdissant de son ministre de l’Intérieur, incapable, pendant cinq semaines, d’un mot de simple compassion pour la famille du disparu, relève Marianne. Ce même rapport, empêtré dans sa prudence, et rejetant la faute sur les organisateurs et la Mairie de Nantes. Des opposants politiques persuadés, de leur côté, d’avoir trouvé un nouveau Malik Oussekine, et décidés à faire de Steve le symbole des violences policières, puisque le sort des "gilets jaunes" éborgnés par des LBD n’a pas semblé émouvoir l’opinion au point de fragiliser un ministre de l’intérieur dont le bilan, depuis huit mois, était effarant… Signe d’une démocratie malade et d’une société fracturée en profondeur (car) une société dans laquelle un nombre croissant de citoyens ne considère plus les forces de l’ordre comme légitimes est une société malade », énonce Marianne. Lequel journal prévient : « La violence est montée d’un cran et sa mécanique entraine les uns et les autres dans une radicalité dangereuse (…) Il est tragique qu’une concentration d’énarques brillants tels que nous la voyons au sommet de l’État semble incapable de comprendre sur quelle poudrière est la société française ».

    Cour pénale spéciale jihadistes

    Le sort des membres français de l’EI en Syrie à présent. Il demeure en suspens, et la France envisage la création d’un tribunal international pour les juger. C’est ce qu’a confié le ministre français des Affaires étrangères au Journal du Dimanche. « Des discussions sont en cours pour la mise en œuvre d’une sorte de tribunal international », énonce cet hebdomadaire, auquel Jean-Yves Le Drian déclare : « Il faut trouver la forme d’un dispositif de justice spécifique. Nous y travaillons en ce moment avec plusieurs partenaires européens. Cela nous paraît être la seule option possible ». A suivre, donc… 

    La France de Viollet-le-Duc

    A Paris, vaille que vaille, la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame est en chantier. Occasion pour la presse d’évoquer la figure de son illustre architecte Eugène Viollet-le-Duc, un siècle et demi après sa mort. Au-delà de Notre-Dame de Paris, « l’incendie de la cathédrale et la vaste restauration qui s’annonce vont forcément questionner à nouveau l’héritage de l’architecte, souligne Le Point. Avant lui, après lui, la France n’est tout simplement plus la même ». Ce magazine publie quelques-uns des clichés pris en son temps par Eugène Viollet-le-Duc, aux premiers temps de la photographie. Collection inestimable qui montre « une France photographiée pour la première fois de son histoire, mais une France où les monuments sont en ruine, saccagés par la Révolution et surtout par les années de vandalisme et de négligence qui ont suivi. Une France que le service des Monuments historiques et que architectes vont s’employer à restaurer tous azimuts. Une France avant Viollet-le-Duc, en somme », résume Le Point.

    Le service des Monuments historiques ? Il était alors dirigé par l’écrivain Prosper Mérimée, qui choisira Viollet-le-Duc pour la restauration de Vézelay, de Notre-Dame et de bien d’autres monuments français, faisant de lui l’architecte « adulé » du second Empire. Cette France en ruine, Eugène Viollet-le-Duc va contribuer à la « relever », signale cet hebdomadaire. Lequel énumère : « La cité de Carcassonne, l’abbatiale de Vézelay, le château de Pierrefonds, les remparts d’Avignon, l’abbaye de Fontfroide, les cathédrales d’Amiens, d’Auxerre, de Clermont-Ferrand et, évidemment, de Paris, la longue liste des édifices restaurés par ses soins donne le tournis. Et dire qu’il n’était même pas architecte ! », rappelle Le Point. Chapeau Eugène !


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