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    À la Une: l’apaisement au Soudan

    Manifestation de joie dans les rues de Khartoum, au Soudan, après l’accord, ce samedi 3 août 2019, d’une déclaration entre l’armée et l’opposition ouvrant la voie à un transfert du pouvoir aux civils. Ebrahim HAMID / AFP

    « Tout près du but !, s’exclame le quotidien Liberté en Algérie. Après plusieurs mois de contestations massives dans tout le pays, caractérisées par des violences meurtrières où on dénombre 250 morts, l’opposition représentée par l’ALC et le Conseil militaire au pouvoir sont parvenus à un accord sur une déclaration constitutionnelle ( accord qui sera officiellement signé le 17 août prochain ). L’annonce en a été faite samedi par le médiateur mauritanien de l’Union africaine, Mohamed Lebatt. Dès l’annonce de cet accord, précise encore Liberté, des milliers de Soudanais sont sortis dans les rues de Khartoum pour exprimer leur enthousiasme, enthousiasme qui demeure toutefois tempéré par le souvenir des crimes commis depuis le début de la révolution. Les auteurs des violations "vont rendre des comptes", assure l’opposition. »

    Pour TSA, toujours en Algérie, « cet accord de partage du pouvoir entre l’armée et les civils met enfin le Soudan sur la voie d’un futur transfert du pouvoir aux civils après plusieurs mois d’une crise politique majeure. »

    « Au Soudan, la révolution est en passe d’être menée à bon port », se félicite également le site Algérie Focus.

    On le voit, la presse algérienne suit de très près la situation à Khartoum. Il faut dire que les deux pays connaissent depuis ces derniers mois un mouvement de contestation qui présente des similitudes. À la différence qu’en Algérie, le dialogue piétine. L’instance de dialogue national, lancée il y a 10 jours par le président par intérim, se heurte en effet à la défiance de la population et au refus de l’armée de toute concession.

    Des progrès… mais restons prudents !

    En tout cas, beaucoup de réactions également dans la presse ouest-africaine…

    « Mohamed Lebatt le médiateur de l’UA et Mahmoud Drir son homologue éthiopien peuvent légitimement pavoiser, relèveAujourd’hui au Burkina, car, ils ont réussi à lever le gros goulot d’étranglement de cette marche radieuse des Soudanais vers la liberté et la démocratie confisquées depuis 30 ans par les militaires. Les fondements de l’édifice démocratique sont en friche, il reste à les consolider et à ériger la voûte. Mais ce modus vivendi politique reste fragile, tempère le quotidien ouagalais, car comme tout texte, c’est à l’épreuve du terrain qu’il se révèlera réaliste, faisable (…). »

    Analyse similaire pour Ledjely en Guinée : « Il y a des progrès, il ne faut pas le nier. Cependant, des raisons de rester prudent, on en a également, pointe le site guinéen. D’abord, la question de l’immunité absolue que réclament les militaires responsables des massacres de manifestants reste en suspens. De fait, le sujet est délicat même pour la médiation. Refuser aux militaires cette requête, revient à se mettre à dos un pilier essentiel de la transition, et prendre le risque de voir celle-ci couler en cours de route. À l’inverse, leur concéder l’immunité absolue, c’est faire passer les victimes de la répression par pertes et profits et surtout garantir l’impunité. Ce qui reviendrait à semer la graine de la haine et de la division (…). »

    Traquenard ?

    Le Pays à Ouaga, lui, reste très sceptique… Le Pays qui parle d’un « accord boiteux », voire même d’un « traquenard » : « en effet, on est d’autant plus fondé à croire à la thèse du traquenard, pointe Le Pays, que les militaires soudanais se sont montré jusque-là inconstants dans leur position, soufflant le chaud et le froid avec les manifestants qui réclament justice pour leur martyrs, pour visiblement ne pas se mettre à dos la communauté internationale. En outre, malgré les apparences, tous les actes de ces hommes en kaki tendent à montrer que ces derniers n’ont pas la culture du partage du pouvoir, en témoigne l’iniquité originelle dans la durée de la présidence tournante du Conseil de souveraineté chargé de mener la transition. »

    En effet, précise Le Pays, « cette façon, pour les militaires soudanais, de forcer la main aux civils pour conduire les 21 premiers mois de la transition, n’est pas anodine. Et rien ne dit qu’au bout de cette période, ils ne vont pas revenir sur leur parole (…). »

    Et le quotidien burkinabé de conclure : « le peuple soudanais doit rester vigilant. Car, c’est le sort de sa révolution et son aspiration au changement véritable qui sont en jeu, face à des militaires qui n’ont visiblement aucune envie de retourner dans leurs casernes. »


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