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    Turquie: l'internet de plus en plus sous contrôle

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan. AFP/Adem Altan

    En Turquie, le pouvoir s’apprête à resserrer son contrôle sur internet. Une loi entrée en vigueur la semaine dernière permet notamment au gouvernement de censurer le contenu des médias audiovisuels diffusés en ligne, mais aussi celui des plateformes de vidéo à la demande telles que le géant Netflix.

    Dans les grandes lignes, cette loi oblige les plateformes internationales de vidéo à la demande, mais aussi les chaînes de télévision et les radios qui diffusent sur internet à obtenir une licence et, lorsque cela n’est pas déjà le cas, à ouvrir des bureaux en Turquie. Cette licence, d’un coût de 17 000 dollars environ, sera délivrée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel après un examen des contenus diffusés, et pourra être suspendue ou révoquée si les autorités estiment que certains contenus ne respectent pas la loi turque.

    Le contrôle va également s’étendre aux médias indépendants turcs qui diffusent des contenus audiovisuels sur internet. Pour eux, c’est non seulement la fin de la gratuité de diffusion, mais surtout la fin de la liberté éditoriale dont ils jouissaient jusqu’ici.

    Des justifications bancales

    Elles mettent en avant « la protection de la sécurité nationale et de l’ordre moral ». L’effet le plus évident et le plus immédiat de ces nouvelles mesures, c’est que les diffuseurs de séries et de films sur internet vont devoir flouter les bouteilles d’alcool et les cigarettes sur l’écran, mais aussi censurer toutes sortes d’insultes, comme c’est le cas depuis des années sur les écrans de télévision.

    Mais ce n’est pas ce qui inquiète le plus les opposants. Selon eux, le vrai risque de censure concerne les médias en ligne qui vont désormais tomber sous le contrôle direct du Conseil de l’audiovisuel, une instance qui est elle-même sous le contrôle du pouvoir.

    Les médias indépendants principalement visés

    Ces dernières années, le président Recep Tayyip Erdogan a réussi à mettre la main sur la quasi-totalité des médias traditionnels, en particulier des chaînes de télévision, en s’arrangeant pour que des hommes d’affaires proches du pouvoir rachètent les grands médias les uns après les autres. Sur la plupart des chaînes, l’autocensure est devenue la règle.

    En réaction, toute une série de médias audiovisuels en langue turque sont apparus sur internet – qu’il s’agisse de médias étrangers telle que la chaîne allemande Deutsche Welle ou la Britannique BBC qui ont ouvert un service en turc ; de médias turcs qui diffusent depuis la Turquie ; ou de médias créés par des journalistes turcs en exil qui diffusent depuis l’étranger.

    Jusqu’ici, le pouvoir avait très peu de contrôle sur ces médias en ligne. Désormais, ils seront logés à la même enseigne que leurs concurrents traditionnels. Leurs dirigeants et journalistes craignent d’être soumis à la censure du pouvoir. Et même, pour les plus critiques d’entre eux, d’être carrément interdits de diffusion en Turquie.


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