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    Á la une: la crise politique en Italie

    Matteo Salvini, en meeting le 9 août 2019 à Mola di Bari, dans le sud de l'Italie. Alberto Pizzoli/AFP

    Ce jeudi, le ministre de l'Intérieur d'extrême droite Matteo Salvini a annoncé la fin de la coalition gouvernementale formée avec le mouvement antisystème 5 étoiles. Hier, cette annonce s'est concrétisée avec le dépôt d'une motion de censure. « Matteo Salvini veut passer en force », nous dit Le Parisien.

    « Le ministre de l'Intérieur a pris ses adversaires de court en réclamant des élections anticipées », explique Le Figaro. Pour le quotidien, « en précipitant le retour aux urnes, Matteo Salvini, en position de force, fait en réalité un pari. Celui de pouvoir gouverner seul avec La Ligue ou, au pire, avec les nationalistes de Fratelli d'Italia, dont les voix lui sont déjà acquises. »

    Mais « l'équation est particulièrement complexe », selon Le Monde. « En effet, en cas de dissolution, la Constitution impose un délai de campagne électorale de 60 jours. Il faudrait donc voter en octobre, au beau milieu d'une discussion budgétaire qui semblait déjà impossible à tous les observateurs (...). Faudra-t-il dans ce cas-là constituer un nouveau gouvernement technique, chargé de réaliser l'impossible, un budget de rigueur en pleine campagne électorale ? Dans un tel contexte, Matteo Salvini n'aurait même plus besoin de faire campagne », estime le journal.

    Et face à cette perspective, l'inquiétude domine chez les éditorialistes

    « Une coalition avec le mouvement des Frères d'Italie, nostalgiques du fascisme, serait une mauvaise nouvelle pour l'Europe. Une de plus... », déplore L'Alsace. Du côté de Sud-Ouest, on juge que « comme le Brexit, le cavalier seul de l'Italie est aussi un danger mortel pour l'Union européenne ».

    Pour Le Courrier picard, « il semble bien que toute l'Europe est gagnée aujourd'hui par le nationalisme version Trump. Salvini, comme Le Pen, font des mamours à Steve Bannon, l'ancien penseur du Donald à mèche, qui a créé un mouvement ayant l'ambition affichée de sévir en Europe. » Et pour le quotidien régional c'est clair, « on sait exactement à quoi conduit toujours l'expression politique abandonnée à l'extrême droite. Cela conduit à la guerre. C'est inéluctable. »

    « Ce qui se passe en Italie est un avertissement très clair à tous les partis traditionnels titillés par l'idée d'un attelage avec l'extrême droite », préviennent Les Dernières nouvelles d'Alsace. « Il n'y a jamais rien à y gagner, mais tout à perdre. À commencer par son âme. »

    À lire dans Libération, un dossier sur la pollution liée aux bateaux de croisière

    « De plus en plus de vacanciers embarquent sur ces colosses des mers », nous apprend le journal. « En 2018, plus de 28 millions de personnes sur la planète ont été séduites, soit 6,7% de plus que l'année précédente (...). Et pour balader tout ce beau monde sur les flots, les bateaux de croisière ne cessent de grossir. Le plus grand d'entre eux, le Symphony of the Seas, construit à Saint-Nazaire et inauguré en 2018, mesure 362 mètres de long et 66 de large. »

    « Il est équipé (tenez-vous bien) de 11 piscines, de simulateurs de surf, de deux théâtres, deux spas, un minigolf, une patinoire, une vingtaine de restaurants, une trentaine de bars... De quoi amuser plus de 6 300 passagers et donner de l'ouvrage à 2 300 membres d'équipage. Quitte à asphyxier les villes qui les accueillent. »

    En effet, « pour naviguer, ces mastodontes utilisent du fioul lourd, un pétrole presque brut, moins onéreux, non taxé... et très néfaste pour la qualité de l'air ! » « Circonstance aggravante, peut-on lire dans Libération, les gros navires de croisière polluent quasiment en continu puisque lors des escales, parfois longues, les moteurs (...) ne sont jamais coupés, afin que les nombreux équipements électriques restent alimentés. »

    « Enfin, au-delà de ces émissions néfastes pour la qualité de l’air, les bateaux sont aussi à l’origine d’autres pollutions notamment des rejets à la mer. Si les rejets de plastiques sont totalement interdits, ceux d’eaux usées non traitées (vaisselle, douche, toilettes, fond de cale…) peuvent être autorisés à plus de 12 milles marins de la terre », c'est à dire un peu plus de 22 kilomètres.

    Les lignes commencent à bouger pour réduire cette pollution

    « Par exemple, à l'échelle internationale, l'OMI, le régulateur des Nations unies, a adopté en 2018 une stratégie visant à réduire le volume total d'émissions de gaz à effet de serre annuelles d'au moins 50% d'ici à 2050, par rapport à 2008. » Pour ce faire, entre autres, les bateaux neufs ne devront plus émettre de CO2 en 2030. Ou encore, la part d'oxyde de soufre dans les carburants « sera universellement abaissée à 0,50% dès janvier 2020. Les navires seront donc tenus d’utiliser un carburant bien moins polluant. » D'autres pistes existent, comme de rendre les navires hybrides, pour qu'ils fonctionnent à l'électricité près et dans les ports.

    Mais ces technologies restent pour le moment coûteuses. Pour Libération, « il devient urgent de réglementer, en revoyant à la baisse la taille de ces bateaux, en leur interdisant l'accès aux villes et en les faisant carburer à une énergie moins polluante. » Histoire de faire mentir Lao Tseu qui disait : « Celui qui a inventé le bateau a aussi inventé le naufrage. »

    On termine avec le portrait d'un légionnaire, qui forme au déminage les soldats irakiens dans les territoires repris au groupe État islamique

    C'est à lire dans Le Figaro. Le lieutenant Pasha, légionnaire de 40 ans, d'origine roumaine. Instructeur auprès de la 6e division irakienne. Sa spécialité, les IED, les engins explosifs improvisés. Des appareils très sensibles. « La technologie nous assiste de plus en plus, explique-t-il, mais au bout du compte, il faut toujours prendre le risque d'aller vers l'explosif. C'est un métier qui nécessite une constante attention et une précision chirurgicale. On n'a pas le droit à la moindre erreur. »

    Au cours de stages théoriques et d'exercices pratiques, il apprend donc aux soldats irakiens à quadriller une zone, à repérer tout élément suspect et à se protéger les uns les autres. « Quand les autres marchent dans la merde et qu'on les en sort, on a vraiment l'impression de servir nos frères d'armes », résume le lieutenant Pasha. « Ça se voit dans leur regard. Même des années après ils s'en souviendront. »

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