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    Élections anticipées en Italie: les partis divisés?

    Le ministre de l'Intérieur italien et leader de la Ligue Matteo Salvini prend un selfie avec un partisan en pleine campagne électorale le 10 août 2019 à Policoro, dans le sud de l'Italie. Alberto Pizzoli/AFP

    Fort des sondages qui donnent son parti d’extrême droite en tête des intentions de vote, le leader de la Ligue et ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a déposé le 8 août une motion de défiance envers le gouvernement pour provoquer des élections anticipées et obtenir « les pleins pouvoirs » (une expression qui rappelle Mussolini en 1922). Ce lundi 12 août, les chefs des groupes parlementaires se réunissent au Sénat pour décider de la date du vote de cette motion qui sera déterminante pour l’évolution de la crise politique dans la péninsule.

    De notre correspondante à Rome,

    Matteo Salvini réclame un retour aux urnes le plus tôt possible. Mais tout va dépendre du résultat du vote de sa motion de défiance et les jeux ne sont pas encore faits. Le vote de la motion va permettre de vérifier si le Parlement n’a plus de majorité après la défection de la Ligue ou s’il pourrait disposer d’une majorité alternative à la précédente. Dans un premier temps, seul Luigi di Maio, l’ex-allié de Matteo Salvini, a mis un bémol. Les Cinq étoiles tentent d’éviter un scrutin anticipé qui pourrait sanctionner leur faillite.

    Aussi, le mouvement M5S voudrait faire voter un projet de loi adopté par le Parlement en première lecture et qui vise à réduire d’un tiers le nombre de parlementaires. Pour des raisons constitutionnelles, cela retarderait les élections d’au moins trois mois, ce que n’accepterait jamais Salvini. Mais surprise ! Au cours des dernières heures, plusieurs représentants du Parti démocrate se sont prononcés contre des élections anticipées dès l’automne prochain. On est donc dans l’incertitude la plus totale sur l’issue du vote parlementaire.

    Elus du PD et 5 étoiles peu favorables à un scrutin anticipé

    Dans un entretien au quotidien Il Corriere della Sera, l’ancien chef de gouvernement de centre gauche et actuel sénateur Matteo Renzi s’est déclaré en faveur d’un gouvernement institutionnel. Notamment pour préparer sérieusement la prochaine loi de budget qui nécessite de trouver 23 milliards d’euros, sous peine de devoir augmenter la TVA de 22 à 25%.

    Mais en toile de fond, Renzi veut éviter un scrutin anticipé parce que ce dernier pourrait réduire la représentation de son courant sur les listes du Parti démocrate. D’ailleurs, le parti est divisé sur la proposition de Renzi. Son leader, Nicola Zingaretti, est pour un retour rapide aux urnes, espérant ainsi récupérer une partie de son électorat qui avait choisi le Mouvement 5 étoiles. Et d’autres membres du PD opposés au courant Renzi partagent son point de vue. Enfin, du côté de l’opposition de droite, il y les pour et les contre. C’est une véritable commedia dell‘arte !

    Matteo Salvini a-t-il peur de ne pas remporter son défi ?

    Matteo Salvini qui, rappelons- le, est encore ministre de l’Intérieur, passe son temps depuis quatre jours sur les plages du Sud de l’Italie où il entamé sa campagne électorale. Tour à tour, on l’a vu torse nu avec une croix autour du cou, puis enfilant un t-shirt très pop, frappé du nom des stations balnéaires où il a fait une halte selfies et bains de foule.

    Italian Interior Minister and leader of the League party Matteo Salvini poses for a selfie as he meets supporters at the Caparena beach in the Sicilian seaside town of Taormina on August 11, 2019. (REUTERS/Antonio Parrinello)

    Pas toujours agréables pour lui d'ailleurs, car le Sud reste un bassin électoral des 5 étoiles. On le sent assez tendu  et ses discours sont farcis d’insultes contre ses adversaires qui ne veulent pas d’élections immédiates. Il est actuellement crédité de 37 à 39% des intentions de vote et il sait que c’est maintenant qu’il peut capitaliser ses succès dus, en bonne partie, à sa politique anti-migrants et anti-ONG.


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