GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 11 Octobre
Samedi 12 Octobre
Dimanche 13 Octobre
Lundi 14 Octobre
Aujourd'hui
Mercredi 16 Octobre
Jeudi 17 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos

    À la Une: la mort de DJ Arafat

    DJ Arafat lors de la cérémonie des Awards du coupé-décalé à Abidjan, en octobre 2017. AFP/Issouf Sanogo

    « Adieu l’artiste ! », s’exclame Fraternité Matin en première page. Bien sûr toute la presse ivoirienne rend hommage ce matin à DJ Arafat, le roi du coupé-décalé, décédé hier à l’âge de 33 ans, des suites d’un accident de moto à Abidjan.

    « Après l’annonce officielle de sa mort hier matin, plusieurs de ses fans ont pris d’assaut la clinique où le chanteur avait été transporté, rapporte L’Infodrome. Difficile moment pour les “Chinois” (comme sont surnommés les fans de DJ Arafat) qui ont été surpris par la mort de leur président. [...] Désemparés et terrifiés par cette triste nouvelle, ceux-ci n’osaient pas y croire et manifestaient pour que cette mort se transforme en résurrection. »

    Le Monde Afrique relate également ces scènes d’incrédulité : « “DJ n’est pas mort, DJ ne peut pas mourir, il est trop jeune pour mourir, un guerrier, ça meurt au combat, pas sur une moto, ce sont des bêtises”, crie Moustafa Koné à l’oreille de son ami Olivier Bony, inconsolable. Postés devant la polyclinique des Deux Plateaux à Cocody, les deux jeunes fans ne veulent pas croire à la mort de leur idole et scrutent la moindre information dans la rue et sur les réseaux sociaux. »

    Abonné aux frasques à moto…

    « Yorobo est parti vers le voyage céleste, soupire Aujourd’hui au Burkina, en chevauchant une moto. Les cavalcades, les acrobaties sur ces gros engins étaient son sport favori. Une passion de la moto qui l’a conduit plusieurs fois au pays des accidents. Ce 11 août était l’ultime bravade à la mort. Après qu’il a percuté violemment un véhicule après un dernier voltige sur sa bécane vrombissante. »

    Oui, DJ Arafat était un fou du guidon, confirme L’Eléphant Déchaîné : « Il était abonné aux frasques, aux parades dangereuses à moto en pleine agglomération, souligne l’hebdomadaire satirique ivoirien, sous le regard parfois amusé des forces de l’ordre, dont il ne venait jamais à l’esprit, de peur de représailles diffuses, d’oser la moindre verbalisation contre la star du coupé-décalé. [...] À force de tout lui pardonner, déplore encore L’Eléphant Déchaîné, la République a laissé l’artiste, assuré d’une certaine impunité, s’installer dans une vie dangereuse, quasiment tous les dimanches, avec ses parades à moto, sur les voies très fréquentées de la 8e tranche, à Angré. »

    Le don de diffuser ambiance et gaité…

    En tout cas, souligne Ledjely en Guinée, « chanter était une forme de don pour lui. Et dans la pure tradition du coupé-décalé, il savait diffuser l’ambiance et la gaieté, aussi bien par la rythmique que par les paroles joyeuses qui détonaient dans ses chansons. Des concepts sortis d’on ne sait où et que les fans et plus largement le grand public s’empressaient d’adopter. DJ Arafat, c’est aussi une dizaine d’albums et autant de singles en 16 ans de carrière. Et en guise de reconnaissance à son immense talent, il était détenteur de nombreuses distinctions à travers le monde. »

    Et puis, souligne encore Ledjely, le grand mérite de DJ Arafat, « c’est d’avoir servi de catharsis à la Côte d’Ivoire pendant la décennie de crise qu’elle a traversée dans les années 2000. C’est ce genre musical plutôt joyeux qui aura permis aux Ivoiriens de tenir dans ce contexte de stress et d’angoisse. Alors que le pays était pris en otage par des politiciens obtus et voraces et que l’horizon semblait bouché, les artistes du coupé-décalé, dans les night-clubs et autres cabarets, ont su entretenir une certaine gaieté, en coupant leurs compatriotes de l’insupportable réalité dans laquelle ils baignaient. Ne serait-ce que pour quelques heures fugaces. [...] Rien que pour ça, DJ Arafat, que rien ne destinait à une carrière aussi somptueuse et à un rôle social aussi éminent, mérite tous les hommages. »

    Une étoile filante de la musique

    Et Wakatsera au Burkina de conclure par ces quelques phrases : « DJ Arafat figure dans le cercle très réduit des “étoiles filantes” de la musique [...] que l’on peut compter sur les doigts d’une seule main dans chaque génération. DJ Arafat aura marqué son passage sur terre, et surtout dans la galaxie musicale africaine, lui dont les albums s’arrachaient comme des petits pains et dont les spectacles étaient des moments de plaisir inestimable pour les “Chinois” en délire. Un artiste ne meurt jamais, surtout pas en Afrique où “les morts ne sont pas morts”. DJ Arafat, que ton immense œuvre parle pour toi sur cette terre des hommes où tout passe, comme ta vie vient de passer, au guidon d’une simple moto. Salut l’artiste ! »

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.