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    À la Une: Hong Kong, l'inquiétude monte aux États-Unis et en Europe

    Des manifestants à l'aéroport de Hong Kong. REUTERS/Thomas Peter

    En Une du Dauphiné libéré, cette photo, des chars et les camions militaires bâchés par dizaines. L’armée chinoise masse ses forces militaires aux portes de « Hong Kong la rebelle ». « De quoi raviver le souvenir de la répression sanglante contre les manifestants de la place Tien An Men, il y a trente ans », constate La Charente Libre. Après dix semaines d’une confrontation de plus en plus tendue entre les manifestants et la police de la région, faut-il y voir le « prélude d’une intervention militaire ou une nouvelle tentative d’intimidation ? », se demande Le Figaro. Pékin a en tout cas prévenu qu’il ne resterait pas « les bras croisés » si la situation devenait « incontrôlable ». Le contexte inquiète en tout cas les puissances occidentales, Paris invite « à renouer le fil du dialogue », tandis que Donald Trump dit n’avoir aucun doute : « Si le président Xi veut résoudre la situation rapidement et avec humanité, il peut le faire ». Mais réduire les revendications des manifestants hongkongais à une question intérieure comme le fait le président américain, cela passe mal même au sein de son administration, relate la Charente libre ses proches l’ont mis en garde « contre une complaisance aux potentiels effets dévastateurs ». Et le journal de conclure, « l’indécision sur l’avenir de Hong Kong et de son statut "un pays deux systèmes" frise un point de non-retour lourd de menaces militaires et stratégiques. »

    Dans Libération et Médiapart deux versants sombres du rêve européen...

    Avec d’abord ce reportage de Libé sur les migrants africains pour la plupart venus de la région des Grands Lacs et qui pour rejoindre l’Europe décident de passer par Mayotte, île française de l’océan Indien au large du Mozambique et de Madagascar. Dans « la maison des Africains », vaste immeuble délabré de Mamoudzou que les habitants du quartier ont baptisé ainsi, une centaine de demandeurs d’asile, hommes, femmes, enfants, majoritairement venus du Congo attendent dans la chaleur et la moisissure. « Il n’y pas d’eau potable raconte l’un d’eux au correspondant de Libération, nous sommes obligés de boire l’eau de la rivière alors que certains s’y douchent et lavent leurs vêtements. »

    Avec la fermeture des routes migratoires traditionnelles, Mayotte est perçue comme une porte d’entrée plus sûre pour rejoindre la France métropolitaine. Or depuis 2014 Mayotte est sous un régime d’exception : pas d’aide médicale d’État, pas de foyer d’accueil. Mais la règle qui stipule que les migrants n’ont pas le droit de travailler pendant les 6 premiers mois de leur demande d’asile, cette règle, elle s’applique bien. Seules solutions pour survivre : « la vente à la sauvette et parfois des cas de prostitution », explique à Libération une avocate spécialisée dans la défense des demandeurs d’asile.

    Médiapart de son côté s’intéresse au « calvaire des migrants dans les serres de tomates siciliennes »

    La moitié des légumes en serre d’Italie est produite à la pointe sud-est de la Sicile. La plupart des ouvriers agricoles sont d’origine étrangère, venus en majorité de Roumanie, de Tunisie ou d’Albanie. Leurs conditions de travail sont très précaires et en particulier pour les femmes. « Dans un silence que ne dérange que le claquement des bâches secouées par le vent, écrit la journaliste, les abus des employeurs se sont multipliés : salaires inférieurs de moitié au minimum syndical, contrats de travail irréguliers, normes de sécurité inexistantes, habitat indigne ». « Un jour, on a découvert quelqu’un qui dormait dans une citerne pour l’eau », raconte un travailleur social.

    Presque systématiquement, les ouvriers agricoles font office de gardiens des lieux et n’ont pas la clé de la barrière qui les retient, de fait, prisonniers de la propriété. Et pour les travailleuses, en particulier roumaines, il faut y ajouter plusieurs cas d’exploitation sexuelle. « Certains employeurs considèrent ces femmes comme leur propriété », explique un responsable d’ONG. « Le curé de la paroisse avait lui alerté dans la presse sur "les orgies agricoles organisées par des propriétaires de serre". Dans sa paroisse il a recueilli plusieurs jeunes femmes mises enceintes par leur employeur. » La plupart des ouvriers ont un contrat de travail, mais sans réel rapport avec la réalité. « Un travail gris », en somme. De quoi faire oublier le rouge de nos tomates.

    Autre triste couleur à la Une de la presse française, « le risque d’une terreur brune » en Allemagne

    Le Monde s’inquiète de la montée des violences d’extrême-droite chez nos voisins allemands. Au premier semestre de l’année, le ministère de l’Intérieur à Berlin a répertorié 8605 crimes et délits attribués à l’extrême-droite. 900 de plus qu’au premier semestre de 2018. Des chiffres pourtant encore provisoires. « Les violences d’extrême-droite sont tout sauf une nouveauté en Allemagne », souligne le quotidien du soir qui rappelle que l’attentat le plus sanglant de l’après-guerre avait été perpétré par un néonazi pendant la fête de la bière de Munich en 1980 et que de 1990 à 2017 au moins 169 assassinats ont été commis par l’extrême-droite. Mais aujourd’hui les violences collectives contre les étrangers se multiplient et les élus locaux sont de plus en plus ciblés.

    En juin dernier le préfet d’arrondissement de Cassel au centre du pays, soutien vocal de la politique d’accueil des migrants d’Angela Merkel a été assassiné. Le principal suspect est un néonazi de 45 ans. Depuis d’autres élus ont été menacés, comme la maire de Cologne qui a reçu une lettre signée « Sieg Heil » l’informant qu’elle serait l’une des victimes des « purges à venir ». « Jamais, depuis 70 ans qu’existe notre République, la démocratie n’a été aussi menacée que ces jours-ci », déclaration du président de la région de Rhénanie-du-Nord–Westphalie, un proche d’Angela Merkel. « Par rapport à nombre de ses voisins, conclut Le Monde, l’Allemagne a longtemps semblé protégée contre le retour de ses vieux démons. Cette époque est révolue. »

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