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    À la Une: juillet 2019, mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde

    Une canicule courte mais intense a touché plusieurs pays de l’Europe de l’Ouest, la France en particulier. REUTERS/Pascal Rossignol

    Ambiance de fin du monde à la Une de la presse française…

    La fin d’une époque en tout cas, celle de l’insouciance climatique et environnementale. Le Monde confirme en Une que le mois de juillet 2019 est le plus chaud jamais enregistré. Presque un degré de plus que la moyenne des mois de juillet du XXème siècle. Et cela n’a rien d’une anomalie puisque cela fait 23 ans que le record est battu année après année. Pour l’illustrer, le journal a envoyé un de ses reporters dans l’Himalaya. Dans le village indien de Komic à près de 4600 mètres d’altitude, les habitants passent sept mois de l’année calfeutrés chez eux pendant que dehors la température frôle les -30° avec « un vent à rendre fou ». Mais la neige est essentielle. « On est complètement tributaires des précipitations, explique un paysan. Si le temps est sec à la saison froide, c’est très simple, on n’a plus d’eau à la saison chaude. » Cette année il est tombé ce qu’il fallait pour irriguer les champs et abreuver les animaux à la saison douce. Mais pour combien de temps ? Les spécialistes du climat sont catégoriques : « Il neige beaucoup moins qu’avant. Et si le phénomène perdure, la quasi-totalité des réserves de glace de la zone aura disparu à l’horizon de deux ou trois générations ».

    Et le responsable du changement climatique, on le connaît…

    C’est vous, c’est moi, c’est nous tous. L’humanité est responsable, plus personne ne met cela en doute de manière crédible. Et nous constituons aussi une menace pour la biodiversité. En Une du Figaro trois espèces menacées : le rhinocéros noir, le tigre de Sibérie et le pangolin. « La présence sur Terre d’une vie foisonnante peut nous sembler évidente, presque triviale, écrit le Figaro. Elle résulte pourtant d’un équilibre extrêmement subtil, un équilibre que l’humanité met peu à peu en péril. » Un million, un million d’espèces animales et végétales pourraient ainsi disparaître dans un avenir proche ont prévenu les scientifiques dans un rapport en mai dernier. Pour tenter d’améliorer la protection des animaux et des plantes, les 182 pays signataires de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées se réunissent aujourd’hui à Genève.

    Car le commerce illégal des espèces sauvages peut rapporter gros…

    Entre 6 et 20 milliards d’euros, nous dit le Monde. C’est le plus lucratif après le trafic d’armes, la contrefaçon et le trafic d’êtres humains. Tristes stars de ce trafic animal : le rhinocéros et le pangolin. Les écailles de pangolin s’achètent 60 euros les 40 grammes à Hong Kong, soit 1500 euros le kilo. Une culbute, une corne de rhinocéros de 6 kilos se vend 1000 dollars en Afrique, 33000 dollars le kilo au Vietnam et encore le double en Chine. Et le plus déprimant, c’est que ce massacre lucratif à grande échelle n’est fait que pour rassurer la virilité fragile des acheteurs. Dans certains pays asiatiques, on attribue à tort, nous explique le Figaro, des vertus aphrodisiaques ou curatives à la corne du rhinocéros ou l’écaille du pangolin.

    Même les éléphanteaux ne sont plus épargnés…

    « Pitié pour les bébés éléphants ! », supplie le Parisien. « Entre 2007 et 2014, l’Afrique a perdu un tiers de ses éléphants, harcelés sans relâche par les chasseurs d’ivoire. » Et les plus jeunes eux sont capturés vivants pour finir dans des zoos ou des cirques à l’autre bout du monde. C’est l’un des enjeux de la conférence qui s’ouvre à Genève. « Les jeunes éléphants souffrent de graves traumatismes physiques et psychiques tant durant leur capture que lors du transport, s’indigne une ONG dans les colonnes du journal. Mais pour une raison incompréhensible, les transactions d’animaux vivants vers des zoos sont considérées comme non-commerciales ».

    Face à constat, Libération appelle à l’extension de la lutte climatique...

    Le journal se fait en tout cas l’écho du climat de révolte qui s’est emparé de la jeunesse mondiale. Un mouvement né à Londres en octobre 2018 et qui mise sur la désobéissance civile de masse et non violente pour réclamer des mesures contre le réchauffement climatique. Extinction Rebellion, groupe qualifié « d’écologiste international radical » par Libé porte trois grandes revendications : la reconnaissance de l’urgence de la crise écologique, la neutralité carbone d’ici à 2025 et la constitution d’assemblées citoyennes. Un discours adapté à chaque région qu’ils traversent.

    Le Monde est allé voir dans les hauteurs de l’Himalaya, eux ont fait le même constat dans le Vercors : à 800 m d’altitude, « les températures sont supérieures de 0,8° à l’ère préindustrielle. À 2000 m, c’est déjà plus de 2°C. » Dans les rangs de la branche locale d’Annecy à l’est de la France, on trouve de jeunes lycéens sensibilisés par Greta Thunberg, de vieux militants écolos qui retrouvent l’envie d’agir et même des gilets jaunes, comme Isabelle dont le gilet affirme « la planète bleue a besoin de jaune pour redevenir verte ». L'une des militantes rencontrées par Libé, une agricultrice bio de 40 ans raconte : « Quand j'étais gamine, il y avait plein de lucioles dans mon jardin. J'ai eu envie de chialer quand j'ai réalisé que la dernière que j'avais vue remontait à mes 10 ans. »

    Des écolos dont on découvre des soutiens inattendus dans le Monde…

    Le journal du soir rapporte qu’un homme d’affaires américain a créé un fonds de soutien à l’action radicale sur le climat. Trevor Neilson raconte : « Le plus grand feu de l’histoire de la Californie du Sud a atteint ma ville en novembre. Cette expérience, ma famille fuyant un feu provoqué par le changement climatique m’a convaincu : nous n’avons pas le temps pour être diplomate. » D’ailleurs il en fait le constat, les résultats sont là : lorsque Extinction Rebellion a bloqué de nombreuses artères de Londres en mai dernier, le Parlement britannique sous pression a fini par déclarer l’urgence climatique.


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