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    À la Une: attaque contre des militaires au Burkina Faso

    La zone du Soum, dans le nord du Burkina Faso, où a eu lieu l'attaque ce lundi 19 août. Google Maps

    La presse burkinabè en particulier se fait l'écho de cette attaque meurtrière. À l'image de Fasozine, qui revient sur les faits. « Au petit matin, le détachement militaire de Koutougou (dans la province du Soum) est ciblé par une attaque d'envergure perpétrée par des groupes armés terroristes ».

    Au moins une dizaine de militaires ont été tués, mais « d'autres soldats sont portés disparus et le bilan pourrait dépasser la vingtaine de morts », nous dit Le Point Afrique. Ce qui pourrait faire de cet assaut, le plus meurtrier dans la région.

    Dans Aujourd'hui au Faso, on apprend que « plusieurs heures avant cette attaque, des sources locales signalaient un grand rassemblement des groupes armés terroristes dans la zone, faisant redouter des attaques imminentes ».

    Pour L'Observateur Paalga, cette attaque pose de nombreuses interrogations

    Dans son édito, le média local rappelle que « cette tragédie de Koutougou intervient quelques jours seulement après que quatre militaires sont tombés à Toéni dans le Sourou. Le lendemain, ajoute L'Observateur, c'est trois policiers en poste à Mentao qui ont perdu la vie dans une embuscade ». « Il faut donc croire que nos militaires et policiers sont de nouveau dans la ligne de mire de ces renégats », se désole le site d'information.

    « En attendant, poursuit L'Observateur Paalga, les profanes de la chose militaire que nous sommes se posent beaucoup de questions : qu'est-ce qui a bien pu se passer pour qu'on enregistre une telle hécatombe ? Nos soldats ont-ils été cueillis au pied du lit, aux aurores, au point qu'ils n'ont pu organiser une riposte conséquente ? Le dénuement logistique de nos militaires est-il si criant que la puissance de feu de l'ennemi a été supérieure ? »

    « Autant d'interrogations qui restent pour le moment sans réponse, mais qui montrent combien ceux qui nous protègent, aussi paradoxal que cela puisse paraître, sont... désarmés face à une invisible bête immonde qui frappe toujours sans crier gare. »

    Dans la presse également ce mardi, le procès d'Omar el-Béchir

    Le procès de l'ex-président soudanais, déchu en avril dernier, s'est ouvert hier à Khartoum. Il fait face à de multiples chefs d'accusation, dont la possession de devises étrangères, des actes de corruption et de trafic d'influence.

    BéninwebTV notamment revient sur cette première journée de comparution. Omar el-Béchir « est arrivé dans la matinée au tribunal, sous un important dispositif sécuritaire », décrit le média.

    Fraternité Matin, de son côté, nous raconte qu'il a été « salué par les "Allah Akbar" de ses partisans dans la salle. Des partisans à qui il a répondu en scandant la formule à son tour. » Le Point Afrique revient sur les « trois heures d'audience » qui ont suivi, et au cours desquelles « l'ancien président soudanais est apparu calme sur le banc des accusés ».

    « Au cœur des débats en ce premier jour de procès : un versement de 90 millions de dollars qu'aurait reçu Omar el-Béchir » de la part de l'Arabie saoudite.

    Mais ce ne sont pas les accusations les plus graves qui planent au-dessus de la tête du dirigeant déchu

    Le Point Afrique, toujours, souligne que la Cour pénale internationale, basée à La Haye, souhaite poursuivre Omar el-Béchir pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, pour son rôle dans la guerre au Darfour, où une rébellion a éclaté en 2003. La CPI plaide donc pour un transfert d'Omar el-Béchir à La Haye.

    « Mais, expliqueLe Pays, le Conseil militaire de la transition lui a toujours opposé une fin de non-recevoir, estimant que la justice soudanaise est compétente pour organiser le procès du président déchu. »

    La raison, selon le média burkinabè, est simple. Accepter ce transfert « serait une manière pour les militaires de se tirer une balle dans le pied, d'autant que ce sont eux-mêmes qui étaient les exécutants ». De plus, conclut Le Pays, juger Béchir pour crimes contre l'humanité, amènerait « aussi à faire la lumière sur les 250 manifestants tués » ces derniers mois, pendant les manifestations anti-régime.


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