GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 12 Septembre
Vendredi 13 Septembre
Samedi 14 Septembre
Dimanche 15 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    À la Une: la rentrée chargée d'Emmanuel Macron

    Les présidents français Emmanuel Macron et russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse, au fort de Brégançon, le 19 août 2019. Gerard Julien/Pool via REUTERS

    Ça a déjà commencé pour le chef d'État français. Par cette rencontre hier, à Brégançon, avec son homologue russe Vladimir Poutine.

    « Chaud et froid à Brégançon », titre Le Parisien. Le « chaud » d'abord. « Vladimir Poutine se présente au fort de Brégançon, bouquets de fleurs à la main ». « Inhabituel sourire aux lèvres, nous dit le journal, le président russe félicite le couple Macron pour "leur teint superbe" et s'extasie : "It's a beautiful place !" ». Mais « derrière la chaleur d'une rencontre » se cache « un duel au soleil ». Duel perceptible pendant la conférence de presse commune des deux hommes.

    Le Figaro raconte : « En réponse à une question sur les arrestations intervenues ces derniers jours à la suite des manifestations à Moscou », Vladimir Poutine rétorque : « Des recours légaux existent » pour les candidats interdits de se présenter aux prochaines élections locales, et « manifester paisiblement est possible ». « Et de tacler dans la foulée son hôte, en mentionnant les violences observées lors des "gilets jaunes" ». « Comparaison n'est pas raison », réplique Emmanuel Macron, soulignant que les « gilets jaunes » sont, eux, en mesure de manifester et de se présenter aux élections.

    Malgré cette passe d'armes,« Emmanuel Macron s'est appliqué à faire prévaloir la cordialité, explique Le Figaro, invoquant l'importance majeure du dialogue franco-russe dans un environnement géopolitique à réinventer ». L'Ukraine, la Syrie... les dossiers brûlants ne manquent pas, en effet.

    Sur la scène nationale également les dossiers délicats s'accumulent pour Emmanuel Macron

    Le Monde détaille cette « rentrée à risques » pour l'exécutif, avec de nombreux projets de réformes à venir. « À commencer par celles de retraites », qui doit notamment « permettre de créer un système universel à point, de supprimer les régimes spéciaux, et de faire travailler les Français plus longtemps ». Autre futur sujet épineux pour le gouvernement, le projet de loi bioéthique, « qui sera examiné au Parlement à partir du 23 septembre ».

    « Dans lequel figure l'élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) ». Cité par Le Monde, Édouard Philippe « reconnaît sans mal le caractère inflammable du sujet ». « Je ne peux pas garantir que ce sera beaucoup plus apaisé que le "mariage pour tous", a récemment souligné le Premier ministre en petit comité. » Tout cela devrait être sur la table du Conseil des ministres demain, auquel assistera Emmanuel Macron. Quelques jours avant son départ pour Biarritz pour le sommet du G7.

    Biarritz, justement, qui est un haut lieu du tourisme en France. Un tourisme qui ne fait pas que des heureux

    « Tourisme, la masse critique », peut-on lire à la Une de Libération, illustrée par la photo d'une plage bondée. « La France revendique d'être le pays au monde qui attire le plus de touristes étrangers : 89,3 millions sont entrés sur notre territoire en 2018, selon Bercy. » « Un record historique et un volume en progression quasi constante depuis six ans ».

    « Ces chiffres, on les égrène généralement avec fierté, écrit le quotidien. Sans s'interroger sur leur impact pour les habitants, sur les nuisances qu'ils provoquent, sur la manière dont ils transforment notre pays. » Les recettes générées par ces millions de visiteurs ne sont en effet pas sans conséquence sur la vie quotidienne des habitants des zones les plus visitées, comme Paris, la Côte d'Azur, ou le Pays basque.

    Comme l'explique à Libération le sociologue Rodolphe Christin : « La vie devient plus chère, les loyers augmentent, l'offre de logements s'oriente vers les touristes. Il y a un phénomène d'éloignement des populations locales pour trouver des logements et une vie moins chère. Cela entraîne le sentiment d’être chassé de son lieu de vie par le tourisme. De l’autre côté, ceux qui se trouvent au cœur des lieux touristiques doivent supporter les nuisances comme le bruit, les embouteillages, les déchets et dégradations. »

    Plusieurs exemples sont à lire dans le journal : les embouteillages monstres l'été à Saint-Tropez, qui compliquent la vie des artisans et salariés. Ou le quartier du Marais à Paris, où dans certains immeubles, « jusqu'à un quart des appartements est placé en location » sur des plateformes comme Airbnb.

    Eux aussi quittent leur pays, mais pas pour faire du tourisme. La Croix nous parle de l'exode que connaissent certains pays européens

    En effet, le quotidien catholique explique que « certains pays d'Europe centrale, orientale et méridionale connaissent une nette diminution de leur population. Cela est dû (...) au fait que de nombreux ressortissants partent chercher la prospérité dans l'ouest du continent ». « C'est un grand gâchis, déplore La Croix. Ceux qui partent, ce sont d'abord les mieux formés et les plus entreprenants (...) Ceux qui seraient les plus utiles à la prospérité de leur terre natale. »

    Certains états prennent des mesures pour lutter contre ce dépeuplement. Comme la Pologne et le Portugal. Les autorités portugaises par exemple ont lancé cet été le programme Regressar (« retour » en portugais). Plus de 6 500 euros par famille réinstallée au pays, à condition d'être partie avant 2016 et de signer un contrat de travail au Portugal. « Le gouvernement table sur 1 500 retours cette année, et 1 500 autres d'ici à 2021. » « Cette Europe en lutte contre le dépeuplement », c'est donc à lire dans La Croix ce mardi.


    Sur le même sujet

    • Invité France

      Rencontre de Brégançon: «Avec Macron, Poutine profite d’une relation personnelle assez positive»

      En savoir plus

    • Revue de presse française

      À la Une: la rencontre entre Macron et Poutine, symbole de la «realpolitik» à la française

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.