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    • Venezuela: remise en liberté du vice-président du Parlement

    A la Une : énième crise politique en Italie

    AFP

    « L’Italie n’en sortira donc jamais, s’exclame Le Journal de la Haute-Marne : depuis la guerre, l’instabilité reste son mode de fonctionnement, avec la constitution de 71 gouvernements. La démission, hier, du président du Conseil, Giuseppe Conte, n’est finalement que le énième avatar d’une tradition bien installée dans le pays. Mais, cette fois-ci, le scénario a évolué. Le dynamitage de l’institution gouvernementale a commencé de manière saugrenue. C’est le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, qui a appelé son propre parti à renverser le gouvernement auquel il appartenait. »

    En effet, précisent Les Echos, cette « crise de l’été 2019 est sans précédent pour la démocratie italienne. Car elle met en scène l’un des principaux dirigeants populistes et souverainistes en Europe : le ministre de l’Intérieur. Matteo Salvini tient un discours franchement raciste, xénophobe et aux accents anti-européens, rappelle le quotidien économique. Il s’est fixé comme principal objectif de fermer les portes de l’Italie aux migrants, quitte à empêcher les navires humanitaires d’accoster dans les ports. Hier mardi il n’a pas hésité - une fois de plus - à dénoncer une Europe soumise à Merkel et Macron. Et son ambition est simple : provoquer des élections législatives anticipées pour prendre les rênes du pouvoir en profitant d’une cote de popularité en forte croissance. »

    Toutefois, tempère La Presse de la Manche, « le forcing entrepris par Matteo Salvini pour obtenir des élections législatives anticipées ne débouchera peut-être pas sur le scénario imaginé ».

    En effet, explique Ouest France, « ce qui se joue dans les consultations politiques que le président Mattarella va entamer ce matin, c’est beaucoup plus qu’une simple dissolution ou un changement de majorité. La leçon de respect des institutions donnée hier à Salvini par un surprenant Giuseppe Conte, en plein Sénat, était éloquente. C’est la tenue de la culture parlementaire qui est en jeu. Non pas face au populisme, terme trop générique. Mais face à la déclinaison italienne d’un souverainisme de saut dans le vide. À la Trump. À la Boris Johnson. D’où la tentation de la plupart des forces politiques italiennes de faire barrage à Salvini (…). »

    Rien à attendre du G7

    À la Une également : le sommet du G7 qui va s’ouvrir à Biarritz ce week-end. Un sommet pour quoi faire ?, s’interroge la presse. « Conçu au départ (en 1975) comme un club des principales puissances occidentales, rappelle La Croix, le G7 s’est posé en forum bienveillant, s’intéressant notamment au développement de l’Afrique - cela reste pertinent. Mais aujourd’hui, il étale ses divisions et ses fragilités, perturbé par les tensions politiques qui s’exacerbent chez la plupart de ses membres. »

    Pour La Charente libre, il n’y a rien à attendre de ce grand raout : « La plus grande réussite du G7 à venir ce week-end à Biarritz est qu’il ne s’y passe… rien. Et l’on ne parle pas uniquement du risque de violences dans la station bunkérisée qui comptera à partir de vendredi un membre des forces de l’ordre pour deux habitants. Il suffit d’anticiper de quelques jours sur la photo officielle du sommet pour comprendre qu’un bilan neutre serait déjà une grande victoire, estime le quotidien charentais. Parce que chacun des protagonistes ou presque posera ses pieds en France avec la tête restée chez lui, malgré les crises internationales qui s’accumulent. »

    Le Courrier picard ne mâche pas ses mots : « Ce cirque inventé par Giscard était déjà dépassé dans les années 1970 mais là, ça devient franchement grotesque. Les tables rondes et les conférences entre pays, c’est furieusement utile quand on n’est pas d’accord. Pour s’écouter, progresser, avancer. Là, quel intérêt ? »

    Les contre-G7 beaucoup plus productifs !

    « Certes, le dialogue est toujours plus louable que l’ignorance ou la confrontation, remarque Libération. Mais cette diplomatie de la connivence apparente, de la proximité affichée, s’avère marginalisée par les G20 lancés en 2008 sur les braises encore chaudes de la crise et battue en brèche par la légitimité, réelle, d’une COP où figurent près de 200 Etats. »

    Et surtout, estime encore Libération, les contre-G7, « ces rassemblements alternatifs qu’on tient à l’écart ont historiquement été beaucoup plus féconds que leurs pendants officiels. C’est la culture alter qui a mis au premier plan, dès les années 1990, les inégalités planétaires, le dérèglement climatique, l’allégement nécessaire de la dette, autant d’idées qui ont été reprises, en général avec dix ans de retard, par les chefs d’Etat des sommets suivants, avec parfois de tangibles décisions à la clé. En fait, pointe Libé, le bouillonnement militant a souvent servi de laboratoire au rituel bien réglé des discussions entre chefs d’État. Il n’est donc qu’une manière, estime encore Libération, de dissiper la mauvaise image projetée par ce G7 casqué : s’arrêter sur deux ou trois décisions concrètes et utiles - par exemple une taxation plancher pour les multinationales - pour montrer que, malgré les haies policières, les dirigeants des démocraties ne sont pas sourds à toute protestation. »

    Ministres : au boulot !

    Enfin, la rentrée politique en France ce mercredi… Finies les vacances pour les ministres qui se retrouvent ce matin pour le Conseil des ministres de rentrée. Et « Emmanuel Macron veut remettre son train de réformes sur les rails », pointe Le Figaro. « Entre la réforme des retraites, l’ouverture de la PMA pour toutes, les lois bioéthiques, la loi anti-gaspillage, la loi engagement et proximité pour simplifier le mandat des maires ou encore la préparation du budget, le programme du gouvernement est chargé et potentiellement conflictuel. »

    « Ministres, il va falloir faire vos preuves... », s’exclame pour sa part Le Parisien. En effet, en cette rentrée, l’exécutif est toujours confronté au même problème, pointe le journal : pas assez politiques, trop techniques, les ministres ont du mal à imprimer dans l’opinion. "On a un sacré banc de touche", ironise un conseiller ministériel. "Il y en a plein que personne ne connaît, s’amuse un député de la majorité. L’avantage, c’est que Macron peut les changer quand il veut." »

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