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    A la Une: une page se tourne au Soudan

    Le nouveau Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok a prêté serment mercredi 21 août 2019 à Khartoum. Ebrahim HAMID / AFP

    Terminé le pouvoir militaire au Soudan ! Les militaires sont certes toujours là, mais des civils siègent à leur côté au sein du Conseil Souverain. Les membres de cette nouvelle instance ont prêté serment hier mercredi, tout comme le Premier ministre, Abdallah Hamdok. Celui-ci a « promis dans sa première déclaration, relève Sudan Tribune, de placer les questions de paix et d’économie au sommet de ses priorités. (…) L’économiste soudanais, ex-secrétaire exécutif adjoint de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a ajouté que son programme serait basé sur la réalisation du slogan de la révolution de décembre dernier : 'Liberté, Paix et Justice. (…) Il a aussi souligné, note Sudan Tribune, que la priorité de la période de transition de 39 mois serait de 'mettre fin à la guerre, de construire une paix durable et de mettre fin aux souffrances des personnes déplacées touchées par la guerre, ainsi que de construire une économie nationale basée sur la production'. »

    Les militaires vont-ils respecter leurs engagements ?

    « Enfin le bout du tunnel ! », s’exclame Le Pays au Burkina. « La mise en place de cette instance dirigeante, constitue un grand pas en avant dans le processus de transition devant conduire à des élections libres et transparentes à l’horizon 2022. Et à défaut d’obtenir ici et maintenant le départ des militaires qui était une exigence de première heure, les contestataires soudanais peuvent déjà se satisfaire de cette victoire d’étape qu’est la mise en place de ce Conseil souverain majoritairement dominé par des civils ; ce qui n’était pas gagné d’avance. »

    Toutefois, tempère Le Pays, reste à savoir « si les civils auront les coudées franches au sein de ce Conseil qui compte aussi des têtes de gondole de la junte comme le très controversé Mohamed Hamdan Daglo alias Hemeti, le chef des très redoutées FSR (les Forces de soutien rapide) dont les manifestants gardent un très mauvais souvenir en raison des brutales et sanglantes répressions dont ces paramilitaires se sont rendus coupables, ces derniers mois. »

    En effet, renchérit Aujourd’hui, toujours à Ouagadougou, quelle va être l’attitude des militaires ? « Le général Abdel Fatah Al-Burhan, qui se retrouve président intérimaire durant 21 mois, pourra-t-il ôter ses oripeaux de militaire pour se draper du manteau de démocrate, missionné par 41 millions de ses compatriotes ? Pourra-t-il se défaire des habitudes et des tics hérités de 30 ans de compagnonnage avec le satrape Omar El Béchir ? Le militaire putschiste est-il soluble dans les mœurs démocratiques ? (…) Celui qui n’hésitait pas à lâcher ses tueurs, il n’y a pas si longtemps sur la foule, à pourchasser dans les rues, les manifestants et à tirer sur eux comme des lapins, pourra-t-il faire sa mue pour diriger autrement que par la baïonnette ? (…) C’est une transition qui sera surveillée comme du lait sur du feu, conclut Aujourd’hui, car les Soudanais n’ont pas mené ce combat pour le voir terminer au garage des ambitions bassement personnelles. »

    De quoi inspirer les algériens ?

    Et si en Algérie, l’armée s’inspirait de la transition au Soudan ? Question posée par le FFS, le Front des forces socialistes, relève Le Point Afrique. « Le plus ancien parti algérien d’opposition appelle en effet les autorités et l’armée à suivre l’exemple soudanais où les militaires ont donc transféré (en partie) le pouvoir aux civils pour gérer la transition. Le FFS qui « rend hommage au peuple soudanais, rapporte encore Le Point Afrique, à sa classe politique et à sa société civile, dont la mobilisation et les sacrifices ont réussi à infléchir la junte militaire, qui refusait toute transition et tout transfert de pouvoir aux civils. »

    D’ailleurs, la transition soudanaise est largement commentée dans la presse algérienne. « Après presque trente-quatre semaines de mobilisation citoyenne intensive, le mouvement populaire soudanais a eu gain de cause », se félicite ainsi Le Matin d’Algérie. « Quoique cette victoire reste fragile, constate aussi le quotidien algérien, puisque les militaires partageront encore le pouvoir avec les civils de l’Alliance pour la liberté et le changement pendant une période de transition qui s’étalera sur environ trente-neuf mois, cette victoire donne toutes les chances pour le Soudan de construire un État démocratique et civil. »

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