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    Un G7 à Biarritz, quelle ambition, quels résultats?

    Patrouille policière à l'intérieur du périmètre de sécurité du G7, ce 22 août 2019. REUTERS/Sergio Perez

    Comme chaque semaine, nous retrouvons la chronique de Bruno Daroux, Le Monde en Questions. On parle cette semaine du sommet du G7 qui réunit ce week-end à Biarritz les chefs d’état et de gouvernement des 7 pays les plus riches du monde occidental – États-Unis, Canada, Japon, France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni. Et la question posée est la suivante : à quoi sert cette réunion annuelle ?

    C’est une question devenue récurrente depuis la création en 1975, sous l’égide du président français d’alors, Valery Giscard d’Estaing,  de ce club des pays riches.

    On est alors au lendemain d’un évènement majeur et qui signe la montée en puissance des pays en développement – le premier choc pétrolier : les pays arabes notamment multiplient le prix du pétrole par quatre, et décident donc de cesser de financer la croissance insolente des pays occidentaux par un prix de l’essence ridiculement bas.

    Les nations visées et concernées mettent du temps à réagir, et surtout à se concerter : d’où l’idée de Giscard de créer une rencontre annuelle dans un cadre informel où les dirigeants des sept pays les plus riches pourraient se parler sans entrave, sans intermédiaire, dans une ambiance décontractée.

    À l’origine, l’objectif de ces réunions annuelles est avant tout de faire un point sur les grands dossiers économiques du moment. Mais bien vite, à cet agenda économique s’ajoute un agenda diplomatique – on ne réunit pas impunément les sept dirigeants les plus influents sur terre sans que s’invitent les grands dossiers et crises géopolitiques.

    Dans les années 1990, deux évènements vont faire évoluer le G : La Russie, devenue démocratique, est acceptée dans le club - qui devient le G8. C’est son statut géopolitique qui est ainsi pris en compte, et non sa puissance financière, minime comparée à celle des autres membres du club. Puis le G8 redevient le G7 en 2014 : la Russie est suspendue de l’organisation,  sanctionnée pour son annexion de la Crimée. Depuis, les spéculations vont bon train : Reviendra, reviendra pas dans le club ? La question se pose régulièrement – et le président Trump vient de dire très clairement qu’il souhaite le retour de la Russie.

    L’autre évènement important de ces années 90, c’est la création du G 20, qui intègre bien sûr les 7 membres de notre club, mais surtout les nouvelles grandes puissances émergentes – Chine, Inde, Brésil, Afrique  du Sud, Égypte notamment. Le G7 apparait du coup comme une construction du passé – et moins légitime et représentatif du nouvel ordre mondial que le G 20 - lequel prend encore plus d’importance avec la crise financière de 2008.

    Le résultat, c’est que le G8 puis G7 devient de plus en plus un lieu de débats diplomatiques – plus qu’économiques, qui sont désormais discutés lors des G20.

    Avec tout ça, que peut-on attendre du sommet de Biarritz ? Et bien, si l’on regarde les résultats obtenus dans le passé, il y en a tout de même un certain nombre. Au cours de leur histoire, les G7 ont tout de même permis – et ce n’est pas rien -, la création du GAFI (Groupe d’Action financière), de la Berd, la Banque européenne de reconstruction et de développement, ou encore du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

    Cette année, Emmanuel Macron veut marquer le G7 de son sceau : outre les grandes thématiques officielles – la lutte contre les inégalités, contre le réchauffement climatique, et pour la sauvegarde de la biodiversité, le Président français a montré que, sans réintégrer la Russie, il rencontrait juste avant le G7 Vladimir Poutine – et puis il met l’accent sur le continent africain en invitant 5 pays d’Afrique – Sénégal, Burkina Faso, Égypte, Rwanda et Afrique du Sud.

    Pour lui, le G7 ne peut plus en fait se dérouler à 7, mais associer les pays concernés par les grands enjeux planétaires. Pour les résultats, on verra dans trois jours.


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