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    Comment les plantes communiquent entre elles?

    Gaëtan Louarn de l’Unité de Recherche Pluridisciplinaire Prairies Plantes Fourragères (UR P3F) de l’INRA, à Lusignan, en France. © Sayouba Traore/RFI

    Quand on ne peut pas aller rendre une visite de courtoisie à sa voisine, il faut développer d’autres mécanismes pour communiquer ses états d’âme. Les scientifiques ont remarqué que, lorsque les plantes se touchent par leurs feuilles, elles envoient des messages grâce à la sécrétion de molécules par les racines. Ces signaux souterrains renseignent les plantes sur leur environnement et les aident à diriger leur croissance. Par exemple, dans la canopée, les arbres ne se touchent pas et arrêtent leur croissance pour éviter de toucher les autres arbres : c'est le phénomène que les scientifiques appellent « timidité des cimes », qui utilise probablement des messagers chimiques.

    L'un des cas les mieux décrits est celui de l'acacia, une essence typique de la savane africaine. Les antilopes koudous adorent les feuilles de l’acacia. Mais, dès qu’une antilope touche une branche d’acacia, au bout de deux heures ce végétal agressé double la teneur en tanin de ses feuilles, qui deviennent ainsi immangeables. Mais ce n’est pas tout. La feuille d'acacia mordue libère un gaz, l'éthylène, qui, rayonnant dans un rayon de 6 m, se dépose sur les feuilles voisines et déclenche la sécrétion de tanins chez les acacias récepteurs.

    Un autre exemple ? La chenille Manduca sexta affectionne les feuilles de tabac, sur lesquelles elle dépose sa salive tandis qu'elle s'en nourrit. Salive qui agit comme un signal : la plante produit alors une hormone ( l'acide jasmonique ) qui, combinée à l'éthylène et libérée ainsi dans l'air, attire une guêpe de la famille des ichneumons. Laquelle reconnaît dans la chenille une proie de choix, fond sur elle, la paralyse et y pond un œuf : le tabac est sauvé. Le chou, le maïs, la tomate n'hésitent pas non plus à provoquer l'attaque des ennemis de leurs ennemis. La loi de la jungle n'exclut pas la solidarité, tout au contraire.


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