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    À la Une: les vrais dangers des écrans

    «Il est probable que l’IA pourra se substituer à la moitié des emplois existants», estime Kaï-Fu Lee. REUTERS/Stringer

    C’est la Une du Point cette semaine qui consacre un long dossier aux conséquences de la révolution numérique. Internet est certes, « une formidable et inédite fenêtre ouverte sur le monde, mais c’est aussi une machine à produire de la dépression, du harcèlement et de la solitude », peut-on lire en introduction. Aza Raskin, qui fut l’un des grands acteurs de la Silicon Valley tire la sonnette d’alarme : « Aujourd’hui, une société de technologie en sait davantage sur moi que les services secrets américains ou même mon psy. Or de la même manière qu’on interdit à un psy d’avoir une relation amoureuse avec un patient, on doit empêcher les entreprises du high-tech de profiter de la parfaite connaissance qu’elles ont de nous. » D’autant que quelques pages plus tôt, l’ex-patron de Google Chine Kaï-Fu Lee, auteur de Intelligence Artificielle, la plus grande mutation de l’histoire avertit : toutes ces informations personnelles, ces données, que nous fournissons de manière plus ou moins consciente et consentie sont une manne pour les entreprises et les États, Chine et États-Unis en tête, pour développer des intelligences artificielles qui s’apprêtent à bouleverser nos vies.

    Il le prédit : « L’IA sera bien plus foudroyante que l’électricité ». « Quand la voiture est apparue, les cochers ont perdu leur emploi mais le métier de chauffeur a été créé », explique-t-il. Mais une machine capable de conduire seule un camion de livraison n’aura pas besoin de substitut humain. Service client, télémarketing, chaîne de montage, voire diagnostic médical : le champ des secteurs touchés donne le vertige. « Il est probable que l’IA pourra se substituer à la moitié des emplois existants », estime Kaï-Fu Lee.

    L’Express aussi cette semaine s’inquiète de l’effet pervers des écrans

    À l’heure de l’exhibition numérique, écrit l’hébdomadaire, les jeunes sont de plus en plus tentés par la chirurgie esthétique. Une étude parue en février montrait que pour la première fois les jeunes de 18-34 ans avaient plus recours à la chirurgie et la médecine esthétique que les 50-60 ans. Dans une clinique réputée des Champs Élysées, la proportion des moins de 35 ans est passée de 10 à 50 % en 8 ans. Dans la salle d’attente, raconte l’Express, deux jeunes filles s’observent sur leur écran et « évaluent l’ampleur des retouches à effectuer pour ressembler dans la vraie vie à leurs versions embellies offerte par les "filtres" qui gomment les imperfections, lissent la peau, agrandissent les yeux et gonflent les lèvres ». « Les jeunes ne se voient plus à travers un miroir mais à travers les images publiées sur les réseaux sociaux », explique un médecin qui conclut dans un sourire : « C’est la tyrannie des smartphone. »

    Moins insidieuse mais tout aussi tyrannique, la crise des opiacés frappe tout aussi bien l’Afrique que le sud-est des États-Unis

    Commençons avec les États-Unis et cette enquête du Journal du dimanche qui titre sur « les zombies des Appalaches ». « Une guerre qui ne dit pas son nom, une déflagration médicale, sociale, humaine qui tord le bras, les bras, enfonce les aiguilles dans les plaies ouvertes, qui endort, réveille, soulage, puis fait souffrir ». « L’ennemi porte plusieurs noms, écrit le JDD : OxyContin, oxycodone, hydrocodone. » Le tout orchestré par « des hommes en blouse blanche » au service de grands-groupes pharmaceutiques ayant « sciemment pilonné les comptés les plus pauvres des replis montagneux barrant l’est des Etats-Unis ».

    L’administration américaine a récemment révélé qu’entre 2006 et 2012, « 76 milliards de pilules ont été distribuées dans tout le pays. L’Amérique a consommé à cette époque 80 % des antidouleurs prescrits dans le monde. Résultat : 350 000 décès par surdose. Six fois le nombre de soldats américains morts pendant la guerre du Vietnam. » Tout le monde est touché, les jeunes, les vieux, les hommes, les femmes. À qui l’on prescrit les fameux antidouleurs pour soigner un cancer, un mal de dos, ou un simple mal de dents. Des patients transformés en junkies qui perdent les pédales. « Les vieux braquent les outils entreposés dans les granges pour les revendre, des mères de famille pénètrent dans les maisons et raflent tout ce qu’elles peuvent afin de s’acheter les précieux antalgiques, ou faute d’ordonnance, de l’héroïne. » Il aura fallu attendre que le phénomène touche des familles blanches de la bonne société pour que Barak Obama puis Donald Trump prenne conscience de l’ampleur du problème. Le président américain « a le mérite d’avoir déclaré que c’était une épidémie et une cause nationale », abonde un journaliste spécialiste du sujet. « Après sur le terrain, rien n’a vraiment changé. »

    Une crise qui frappe aussi l'Afrique

    Sur le continent c'est le tramadol qui est au cœur du problème, un antidouleur bon marché aux effets euphorisants. Courrier International publie l'enquête du magazine britannique Mosaic. Le tramadol est partout : « Les réfugiés du nord du Nigeria en prennent pour gérer le stress post-traumatique, au Ghana la "tramadol dance", danse inspirés des mouvements de zombies des personnes sous l'effet de l'opiacé fait fureur, les musiciens de Sierra Leone, du Togo et du Nigeria ont écrit des chansons dessus. » On retrouve le tramadol au Mali, au Niger et au Burkina Faso et jusque dans les groupes terroristes Boko Haram et Daech. « Quand j'en prends, j'ai l'impression que je peux tout faire », explique un livreur d’eau togolais de 15 ans. Mais la drogue l’a changé, il est devenu agressif, s’est fait renvoyer de son lycée. Surtout que le tramadol est très addictif. Un chauffeur de moto taxi de Lomé, la trentaine raconte qu’une fois il a réussi à arrêter pendant 3 mois. Il avait mal partout. « C’était une bataille mentale et j’ai perdu. »

    Tout autre sujet à la Une de M, « la femme qui filmait les femmes »

    Le magazine du Monde consacre un beau portrait à la cinéaste française Céline Sciamma. Son dernier film, portrait d’une jeune fille en feu a été récompensé du prix du meilleur scénario lors du dernier festival de Cannes. « Elle est féministe, lesbienne et a fait des filles et des femmes l’objet unique de son cinéma », écrit M. Dans ses films, les hommes sont absents, réduits à des silhouettes. « La violence que ça leur fait d’être exclu du cadre, je la comprends. », dit-elle au Monde. Une pause. « Mais je la connais cette violence, j’ai passé ma vie à aimer des films qui ne m’aimaient pas ». Son portrait d’une jeune fille en feu « est un film lesbien absolu et en même temps ça n’est pas le sujet, le sujet c’est l’amour » résume son amie l’écrivaine Virginie Despentes. Elle n’a pas attendu l’affaire Weinstein pour s’engager et dénoncer les inégalités entre hommes et femmes dans le monde du cinéma. Mais « il serait dommage, conclut le Monde, il serait dommage de réduire Céline Sciamma à un symbole et d’oublier l’essentiel : elle est une grande cinéaste. »

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