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    À Istanbul, le nouveau maire s’attaque aux réseaux du président Erdogan

    Ekrem Imamoglu, maire d'Istanbul. AFP

    À Istanbul, le nouveau maire d’opposition s’attaque de front aux réseaux du président Erdogan dans la plus grande ville turque. La semaine dernière, Ekrem Imamoglu a annulé l’équivalent de 55 millions d’euros de contrats passés entre la municipalité et certaines fondations.

    Les contrats étaient en fait des subventions allouées par la mairie, sous la forme de ce qu'appellent les Turcs des « protocoles », à l'intention de fondations dont la principale « qualité » est d'être liée à l'entourage politique ou familiale du chef de l'État, ou à des confréries religieuses. Dans certains cas, les montants se chiffraient en centaines de milliers d’euros par an pour ces fondations, qui comptent parmi leurs dirigeants des cadres du parti au pouvoir, l’AKP, et parfois les enfants de Recep Tayyip Erdogan.

    Officiellement, l’argent servait à couvrir des frais de nourriture, d’entretien… à prendre en charge la location d’un bâtiment ou même à construire un immeuble pour le mettre à disposition d’une fondation. Le tout sans aucune transparence, puisque beaucoup de ces organismes ne rendent pas public leurs rapports d’activité. Le nouveau maire d’opposition, Ekrem Imamoglu, qui a fait toute sa campagne sur le thème du gaspillage de l’argent public, avait promis de mettre fin à ces pratiques dès le début de son mandat.

    Une décision politique importante...

    Ces fondations jouaient un rôle clé depuis quasiment vingt-cinq ans dans les réseaux clientélistes du parti de Recep Tayyip Erdogan dont il faut rappeler qu’il a été maire d’Istanbul dans les années 1990. Affaiblir ces fondations, c’est porter un coup à l’un des principaux instruments de mobilisation de l’AKP dans la plus grande ville turque.

    Par ailleurs, un autre point commun de la plupart de ces fondations est qu’elles sont généralement actives dans le domaine de la jeunesse et de l’éducation, et ce dès la petite enfance. L’opposition accuse depuis des années le pouvoir de les utiliser pour façonner une génération pieuse et fidèle à l’AKP.

    et saluée presque unanimement

    La décision du maire d'Istanbul est perçue de manière positive, en général, puisqu'il a choisi de mettre en avant les économies que ces mesures allaient engendrer. C’est un discours qui « parle » d’autant plus aux Turcs que la situation économique reste difficile, avec un chômage et une inflation élevés.

    À court terme, le principal problème de Recep Tayyip Erdogan est que l’annulation de ces protocoles et toutes les révélations qui vont avec sur les montants en jeu ternissent encore un peu plus l’image de l’AKP. Rappelons que ce parti était arrivé au pouvoir en 2002 sur des promesses de lutte anti-corruption – le « AK » de AK Parti (en turc) signifie d’ailleurs « blanc » au sens de « propre ».

    Ces révélations pourraient achever d’éloigner du parti majoritaire les électeurs qui lui reprochent déjà d’avoir renié ses valeurs, au moment où l’AKP est menacé de scission suite à la démission de certains de ses membres fondateurs.


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