GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 17 Novembre
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
Aujourd'hui
Vendredi 22 Novembre
Samedi 23 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.

    Les cours du sucre ne décollent pas malgré le déficit annoncé

    Champ de canne à sucre dans une ferme de Piracicaba, au Brésil. Paulo Fridman/Bloomberg/Getty

    Les dernières statistiques le confirment. Les perspectives de récolte sucrière sont mauvaises dans tous les grands pays exportateurs. Pourtant les cours internationaux du sucre ne décollent pas.

    C'est un paradoxe que les acteurs du monde sucrier ont du mal à avaler. L'Organisation internationale du sucre (ISO) vient de confirmer la baisse de la production mondiale, particulièrement chez les grands pays exportateurs.

    L'Inde qui était le premier producteur mondial cette année, devant le Brésil, produira, à cause d'une mauvaise mousson, 15 % de moins de sucre de canne, en 2019-2020. La Thaïlande produira 10 % de moins. Au Brésil ce sera la stagnation après une chute de production déjà l'an dernier, le géant latino-américain privilégiant l'éthanol aux dépens du sucre, mal payé. L'Europe n'exportera presque rien l'an prochain avec des surfaces de betteraves réduites, sans compter les dégats climatiques...

    L'Europe n'exportera presque rien

    Au total on produira moins de sucre sur la planète que l'on en consommera en 2019-2020. Soit un déficit entre l'offre et la demande.

    Pourtant, les cours mondiaux du sucre restent collés au fond de la courbe, 11 cents de dollars la livre de sucre roux, 306 dollars la tonne de sucre blanc. C'est leur plus bas niveau depuis près d'un an. Le sursaut de fin 2018 n'est qu'un souvenir.

    Stocks lourds en Inde

    Comment expliquer cette absence de réaction des marchés ? Par le volume des stocks de sucre accumulés, ils restent très lourds à court terme, en particulier en Inde. C'est d'ailleurs pour cela que New Delhi vient de subventionner les exportations, afin que les sucriers indiens ne vendent pas à perte.
    Par ailleurs la consommation de sucre, même si elle continue d'augmenter au niveau mondial, a tendance à voir sa croissance décélérer, le facteur santé joue contre les prix du sucre.

    Les fonds continuent de parier à la baisse

    Mais la raison fondamentale, estime un négociant de sucre, le patron de Marex Commodities, c'est le comportement des fonds d'investissement. « Voilà deux ans qu'ils parient à la baisse des cours du sucre et que ça vaut le coup, alors ils continuent ».

    Pourtant « quand la courbe va se retourner, prédit cet intermédiaire, ce sera violent ». La question est de savoir quand. En attendant, des producteurs aux usines, tout le secteur sucrier souffre. Les négociants ne sont pas épargnés. Certains comme ED&F Man diminuent leur exposition à cette matière première, d'autres comme Olam ne tradent tout bonnement plus de sucre.

    À lire :
    À La Réunion, la canne à sucre se cherche un nouveau souffle (1/2)
    À La Réunion, la canne à sucre se cherche un nouveau souffle (2/2)


    Sur le même sujet

    • Chronique des Matières Premières

      Rebond soudain des prix du sucre

      En savoir plus

    • Chronique des Matières Premières

      Sucre: face à la surproduction, l'Inde prend des mesures

      En savoir plus

    • Chronique des Matières Premières

      Sucre: les betteraviers français inquiets pour l'après-quota

      En savoir plus

    1. 1
    2. 2
    3. 3
    4. ...
    5. Suivant >
    6. Dernier >
    Les émissions
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.