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    Emma Naluyima, co-lauréate de l'Africa food prize

    L’Ougandaise, Dr. Emma Naluyima, co-lauréate de l'Africa food prize 2019. RFI/Pauline Gleize

    L'Africa food prize a été remis cette semaine à l’occasion du Forum pour une révolution verte en Afrique, au Ghana. Ce prix récompense les innovations qui vont dans le sens d'une nouvelle époque alliant sécurité alimentaire et opportunités économiques. Parmi 200 candidats, deux personnalités se sont distinguées, le Sénégalais Baba Dioum et l’Ougandaise Emma Naluyima. Portrait d'Emma Naluyima.

    Emma Naluyima a commencé à jardiner jeune, pendant ses vacances, sur le terrain de ses grands-parents. Mais, ce n’est pas sa première profession. Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria et président du comité de l'Africa Food prize le souligne, elle a plusieurs casquettes : « Le docteur Emma Naluyima a un métier libéral et en plus de ça, elle produit et en plus d'être une exploitante agricole, ajoute-t-il encore, c'est quelqu'un qui a des idées et une habileté qui provoquent de l'émulation et poussent les autres à faire pareil. »

    Vétérinaire, elle a entre autre travaillé au Centre national de ressource génétique animale. Egalement sur son CV en ligne, un passage à la ferme laitière personnelle du président ougandais, Yoweri Museveni ou encore à la Croix rouge avant d'arrêter un temps de travailler.

    Les co-laureates d'Africa prize 2019. RFI/Pauline Gleize

    « J'ai donné naissance à des jumeaux prématurés, raconte-t-elle lors de la présentation des vainqueurs de l'Africa food prize. Et j'ai dû arrêter de travailler pour prendre soin d'eux. Tout ce que je faisais de ma journée, c'était mettre de la nourriture sur la table. » La nourriture, elle la produit maintenant sur sa petite exploitation, non sans satisfaction.

    Petit terrain, grande satisfaction

    « Quand j’ai commencé l’exploitation, peut-être parce que j’ai fait des études et que je me suis basée sur la science, cela s’est mieux passé que je ne l’espérais. »

    Un défi pour la vétérinaire qui ne cultive qu’une acre de terrain, c'est-à-dire moins d’un demi-hectare, moins d'un terrain de football. Mais c’est assez grand pour plusieurs activités. Un quart pour les bananes plantain, un quart pour les cochons, un quart pour des vaches, le tout complété par des poissons et des légumes.

    Le secret, c’est en partie l'aquaponie qui unit agriculture et pisciculture, un secret pas bien gardé. Emma Naluyima en partage certains sur son site internet. L'un des ingrédients clef : ne rien gâcher. Quand cette presque quadragénaire l'explique à l'assistance son visage s'illumine.

    « Ce sont des cultures intégrées parce que je récupère le fumier des cochons pour le mettre dans les bananes plantain », explique-t-elle à l'assistance, arborant un grand sourire dès qu'elle parle de son exploitation. « Et le reste du fumier, je le transforme grâce à la science. C'est de la vermiculture, c'est une étape que j'adore, je me sers des asticots pour nourrir les poissons et les poulets. Cela me procure aussi un liquide que je peux pulvériser sur les plantes. Donc le fumier de cochon, c'est de l'or pour moi. Cela me permet d'avoir des pesticides, de l'engrais et de la nourriture. Quant au fumier de vache, on s'en sert pour faire du biogaz. »

    Transmission de l'expérience à la jeunesse.

    Peu à peu sa ferme se fait connaître. Emma Naluyima y organise même des visites pour des agriculteurs ou des officiels. Et face l’intérêt suscité par son exploitation, celle qui a appris de son grand-père qu’il faut se préparer jeune, a créé une école.

    « On enseigne trois choses que tout le monde devrait savoir. La gestion du temps, la valeur de l'argent et la culture de l’épargne à travers l’agriculture, relate le Dr Emma Naluyima. On fait des maths, des sciences, des sciences sociales. C'est une école primaire normale, mais avec un apprentissage pratique. On prend la théorie dans les livres et on le transpose dans les champs. Donc chaque enfant à une plantation de banane, ils ont des poulets, des lapins, des légumes. Ils font de tout. »

    « De nouvelles connaissances à partager »

    Son action est donc récompensée cette semaine. Son nourrisson dans les bras et après plusieurs interviewes, elle sait déjà ce que cela va lui apporter : « Ce prix m'a déjà rendue célèbre ! répond-elle dans un éclat de rire. Sinon l'argent, ce sera pour l'école. Pour l'améliorer. »

    En fait elle a déjà une certaine notoriété, ce n'est pas le premier prix qu'elle reçoit et elle intervient dans des conférences internationales. L’après, elle le voit d'ailleurs comme le présent : consacré à l'éducation de la jeunesse. Emma Naluyima espère aussi que cette récompense lui permettra d’avoir accès à de nouvelles sources de connaissance. Elle qui a fait de la science, son credo.

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