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    Éthiopie: des entreprises se lancent dans le domaine des applications de taxi

    Les trois sociétés d’applications de taxis ont un centre d’appels et le potentiel est énorme dans la capitale Addis Abeba mais aussi dans tout le pays RFI/Vincent Dublange

    L’Éthiopie est souvent présentée par les professionnels du secteur des nouvelles technologies comme étant peu avancée ou en tout cas peu ouverte à l’innovation. L’arrivée au pouvoir des équipes menées par le Premier ministre Abiy Ahmed leur donne de l’espoir. Mais pendant des années, les autorités se sont montrées méfiantes. Elles souhaitaient garder le contrôle sur tous les secteurs de l’économie éthiopienne. Malgré cela, quelques entreprises ont été lancées depuis cinq ans, notamment dans le domaine des applications de taxis. Il y en a trois dans le pays, qui lorgnent sur un marché potentiel énorme alors que l’Éthiopie compte 110 à 115 millions d’habitants. Vincent Dublange est allé à la rencontre de ces pionniers.

    Habtamu Tadesse a lancé ZayRide en 2016. Et cela a mis du temps à prendre.

    « En Éthiopie, les gens mettent beaucoup de temps avant d'accepter un nouveau commerce, une nouvelle idée. Ils attendent de voir leurs amis, leur famille faire un essai, l'utiliser puis en tirer un bénéfice et ensuite ils commencent à l'utiliser. »

    Au-delà de cette contrainte culturelle, Habtamu a dû en affronter une autre, plus politique. C'est ce que confirme Ambaye-Mikael Tesfay, co-fondateur du concurrent Ethiopian Taxi. « Nous avons dû faire face à certaines choses, dont l’état d’urgence, durant lequel Internet était coupé. Cela nous a fait réaliser qu’on devait avoir une manière d’accéder à nos services, qu’il y ait Internet ou pas, de l’électricité ou pas, nous nous devions d’avoir une version hors-ligne de nos services. »

    Les trois sociétés d’applications de taxis ont donc un centre d’appels. Samrawit Fikru, fondatrice de l’application Ride, se souvient qu’au début, les réservations se faisaient par SMS.

    Ride, à Addis Abeba, c’est l’appli la plus populaire. Samrawit a patiemment économisé son salaire de programmeuse informatique avant de se lancer, il y a cinq ans. Car, comme ses deux concurrents, elle revendique aussi avoir été la première. Ce qui est sûr c’est que depuis quelques mois, Ride a chamboulé le marché.

    L’application fonctionne à peu près comme les deux autres. Des chauffeurs sont enregistrés. Le client fait une requête.

    Elle est acceptée par un taxi proche. On a son identité, la plaque d’immatriculation.
    Sauf que Samrawit travaille aussi bien avec des taxis officiels qu’avec des voitures commerciales autres... Ride compte désormais 5 000 véhicules enregistrés contre 2 400 pour ZayRide et 355 pour Ethiopian Taxi qui ne travaille qu’avec des taxis officiels.

    Conséquence : les officiels sont concurrencés et notamment les taxis historiques d’Addis Abeba, dans leurs vieilles Lada, Toyota ou Peugeot. Temesgen Gebrehiwot, l’autre cofondateur d’Ethiopian Taxi : « Il y a beaucoup de gens en ce moment avec des Lada au parking. Ils ne peuvent pas nourrir leurs enfants. Beaucoup souffrent à cause de ça, je peux le comprendre. »

    Les autorités de la capitale devraient bientôt décider si oui ou non les propriétaires de voiture à visée commerciale peuvent faire le taxi.

    Pour Samrawit de Ride, il n’y a pas photo. « Il y a d’énormes problèmes de transports sur Addis. À moins d’utiliser les ressources que l’on a, on ne les résoudra pas. »

    Chacun des trois acteurs espère de la clarté pour continuer sa croissance. Le potentiel est énorme dans la capitale. Tous prévoient aussi un déploiement prochain dans les autres villes éthiopiennes ainsi que sur le continent.


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