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    A la Une: les déboires de Boris Johnson au Parlement britannique

    Le Premier ministre Boris Johnson a subi mardi une défaite majeure de sa stratégie concernant le Brexit, ce qui pourrait retarder la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne le mois prochain. PRU / AFP

    « Pour Johnson le glas ? » se demande Libération après la journée épouvantable vécue par le Premier ministre britannique pour qui « rien ne se déroule comme prévu » explique le quotidien dans un article qui décrit les tensions dans les travées du Palais de Westminster. Les députés ont rejeté sa proposition d’élections anticipées et voté un texte demandant le report de la sortie de l’UE au 31 janvier 2020. « La surprise n’est pas totale mais la claque est quand même sonore », note Le Monde en écho, évoquant les rebelles du Parti Conservateur « tirant à vue et bruyamment sur le Premier ministre » qui a promis de les exclure des rangs des Tories.

    « Boris Johnson n'est Premier ministre britannique que depuis six semaines et on commence déjà à compter la casse », rebondit Ouest France. « Les mauvaises langues, nombreuses à Westminster, prédisent déjà qu'il pourrait battre le record de brièveté au 10, Downing Street. Rebaptisé Clowning Street ».

    Alors on le redemande pour Johnson le glas ?

    Hemingway out ? Pas si sûr, tempère Le Monde qui donne la parole au professeur de sciences politiques Anand Menon : « il n’a pas encore perdu, la politique britannique est devenue extrêmement volatile et les Travaillistes sont très divisés ». Boris Johnson pourrait en effet récupérer des voix de l’opposition dans sa stratégie de dissolution du Parlement. Mais, note le quotidien du soir, « il est pris de court par sa propre décision de suspendre les travaux parlementaires à partir du 9 septembre au soir. » Et de conclure « qui comprend quelque chose à la bataille du Brexit, hors la bulle de Westminster ? »

    Et si la politique britannique est compliquée, la scène française recèle elle aussi quelques paradoxes mathématiques

    En effet Arnaud, si deux candidatures valent mieux qu’une, quel sera le score de la République en Marche lors du 1er tour des municipales à Paris ?

    Car ça y est, c’est officiel, Cédric Villani se lance dans la bataille pour devenir maire de la capitale : le député LREM a fait acte de candidature hier soir et vient marcher sur les plates-bandes de Benjamin Griveaux qui a remporté l’investiture officielle du parti au début de l’été.

    Dans Le Parisien, un militant fait ses calculs : « quand on divise, ça enclenche la machine à perdre : c’est mathématique. »

    Mais la politique a des ressorts que l’algèbre ignore, Cédric Villani en est convaincu et « assume pleinement suivre la voie de son mentor en politique, Emmanuel Macron, en situant sa candidature hors des jeux d'appareils », explique La Charente Libre. Il s’agit d’ailleurs d’une candidature « alternative » plus que dissidente, soulignent les proches du mathématicien au Parisien.

    Pourtant Emmanuel Macron aurait bien appelé Cédric Villani pour le mettre en garde, confie à Libération l’entourage de Benjamin Griveaux cette fois. « Mais il n’y a pas eu de débranchage » assure le camp Villani.

    Pour Le Monde, « le président attend que la situation se décante, notamment dans les sondages, avant d’intervenir éventuellement. Plus darwinien que jamais ».

    Il faut dire qu’Emmanuel Macron a d’autres casseroles sur le feu. Et notamment la très délicate réforme des retraites

    « Une réforme qui a un petit coup de flou » selon Libération. Et Arnaud vous le savez quand c’est flou (il y a un loup)

    C’est notamment le cas de la question de l’âge pivot, une expression synonyme pour les syndicats de recul à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite. Sur ce point « les contradictions du gouvernement agacent » note Libération. Mais c’est parce qu’Emmanuel Macron veut « une méthode exemplaire » basée sur « une phase d’écoute tous azimuts ». Sauf qu’ « avec sa cuisine à l'étouffée, l'exécutif gagne peut-être du temps, mais il suscite surtout beaucoup d'impatience et d'anxiété », avertit Le Figaro, pour qui « le dossier des retraites reste explosif  ».

    Pour l’Humanité, « les retraites semblent donc le champ d'application privilégié d'une méthode qui devient un enfumage ». Selon le quotidien, « quand (le nouvel entrant au gouvernement) Jean-Paul Delevoye affirme qu'il ne copiera pas certains modèles d'Europe du Nord mais les modèles par points des caisses complémentaires françaises, et entend ainsi rassurer les Français, c'est en se gardant de préciser ce qu'il en est » réellement.

    Emmanuel Macron devra donc peaufiner son discours de la méthode car selon La Montagne, « il sait que sa marge de manœuvre est étroite pour reconquérir l'opinion. Il ne peut se permettre de revivre une nouvelle crise des « gilets jaunes »  qui annoncerait une Bérézina aux élections municipales et plomberait définitivement son mandat ».

    Le Monde poursuit par ailleurs sa série sur les défis de l’école française en se penchant ce matin sur les précaires de l’Education Nationale

    Ils seraient un peu plus de 40 000 essentiellement au collège lycée et leur nombre croît chaque année. Ce sont les contractuels, des personnes qui n’ont pas le diplôme d’enseignant mais auxquelles l’Education Nationale fait de plus en plus appel pour boucher les trous dans ses effectifs.

    L’article du Monde donne la parole à Jeanne, Laure, Ophélie, Alexis et Naïl, parfois appelés la veille au soir pour venir faire des remplacements de quelques jours ou quelques mois.

    Une solution pour pallier à la crise des vocations car si les syndicats de l’enseignement dénoncent la précarité de ces contractuels, ils reconnaissent que le métier a du mal à attirer. En cause « l’élévation du niveau de recrutement couplée à des salaires jugés insuffisants, l’image dégradée du métier, ou la quasi-suppression de la formation. »

    Résultat, une flambée du nombre de contractuels : +40% entre 2014 et 2017 dans l’académie de Versailles, +36% dans celle de Créteil, où sont regroupées des zones dites difficiles.

    Et si cela fait grincer les syndicats, les parents d’élèves ne sont pas non plus ravis, évoquant parfois « des profs de seconde zone ». Il faut dire que « le recrutement par petites annonces » comme c’est parfois le cas, « ça n’aide pas  » déplore Alexis. Mais pour les chefs d’établissement, c’est une nécessité : « je suis toujours soulagé de voir revenir mes contractuels à la rentrée » confie ainsi un proviseur.

    Jeanne y a en tout cas trouvé l’assurance d’avoir « envie de faire ce métier ». Mais comme ailleurs la précarité prend son dû : selon le chercheur Xavier Dumay qui s’appuie sur des résultats provisoires, « la moitié des contractuels quitte le système éducatif au bout d’un an ».

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