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    La crise des démocraties représentatives

    Un dépouillement de bulletins de vote. (Image d'illustration) REUTERS/Regis Duvignau

    Cette semaine dans Le monde en question, retour sur le concept de démocratie représentative, un concept vieux de plus de 200 ans mais dont la mise en pratique connait des difficultés depuis quelques années. Les démocraties représentatives sont-elles en crise ?

    Depuis l’invention de ce beau concept politique il y a plus de 200 ans, ce régime politique fonctionne tant bien que mal dans les pays qui ont la chance de pouvoir élire librement leurs représentants.

    L’origine de la démocratie représentative remonte au XVIIe siècle : on a commencé alors à se demander comment mettre en place des systèmes de gouvernement qui pourraient représenter la volonté d’une majorité des citoyens d’un pays. Peu à peu, au gré de circonstances parfois tragiques, ce système s’est mis en place aux États-Unis, en Angleterre et en France notamment – avant de s’étendre au fil des ans et du XXe siècle.

    Mais depuis quelques années, le système « bogue », et souvent dans les pays les plus anciennement démocratiques. On voit accéder au pouvoir des dirigeants populistes, qui utilisent le suffrage universel pour y arriver tout en critiquant vertement le système représentatif, détourné selon eux par des élites oligarchiques qui ne représentent plus le peuple. C’est ce qui s’est passé aux États-Unis, en Hongrie ou plus récemment au Brésil ou en Italie.

    Rejet du système et des partis traditionnels

    On voit aussi émerger de nouvelles formations, qui surfent sur un rejet des partis traditionnels – c’est le cas en France ou Italie par exemple. Et puis plus généralement, il y a de la part d’un nombre grandissant de citoyens, une méfiance vis-à-vis d’un système politique jugé corrompu, ou inefficace, ou élitiste, ou les trois à la fois. Résultat : une abstention grandissante, ou le vote pour des partis protestataires et/ou extrémistes.

    Le développement des réseaux sociaux a également renforcé l’individualisme et l’expression démocratique, et c’est tant mieux. Mais, chacun pouvant désormais donner son opinion sur la place publique, le sentiment que la parole d’un citoyen vaut bien celle d’un dirigeant s’est également renforcé. Les « y’a qu’a » et les « il faut faire ceci ou cela » se sont donc surmultipliés. Avec une différence de taille par rapport aux élus et aux gouvernants : le fait de ne pas être en responsabilité, et donc de ne pas avoir de comptes à rendre.

    Trouver des parades à la crise

    Le danger à terme peut être l’émergence de régimes autoritaires qui peu à peu se mettraient à rogner tout ce qui accompagne une démocratie représentative : les libertés publiques et individuelles, notamment la liberté d’expression et la liberté d’informer.

    Les démocraties représentatives sont donc bel et bien en crise. Alors elles tentent de trouver les parades, en associant plus directement les citoyens aux prises de décision par exemple. Mais elles ne retrouveront du lustre que si les citoyens eux-mêmes se demandent, pour paraphraser Kennedy, non seulement ce que leur pays peut faire pour eux, mais aussi ce qu’ils peuvent faire pour leur pays.

    « Vaste programme », comme disait le général de Gaulle. Il faut se rappeler aussi, selon les mots de Churchill, que la démocratie est le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres.

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