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    À la Une: l'état des routes au Mali

    Une route entre Bamako et Kayes. MICHELE CATTANI / AFP

    La colère gronde dans plusieurs régions à cause de l'état des routes. Après Kayes et Koulikoro, c'est le tour de Tombouctou, Gao, Ménaka. « À Gao », raconte Malijet.com, « les manifestations ont repris avec comme slogan "on est fatigués", les manifestants crient leur ras-le-bol face à la dégradation de la route Sévaré-Gao. » « On a bloqué toutes les routes, personne ne rentre, personne ne sort jusqu'à ce que le gouvernement nous réponde. Ça va durer trois jours », fulmine Ahimir Maiga, porte-parole du mouvement « Ensemble pour Gao ». Avant d'ajouter « Nous sommes prêts à faire n'importe quoi pour que le gouvernement nous réponde. Il y a eu trop de promesses non tenues ».

    Selon Malijet.com, « le mouvement "la Paix pour Ménaka" maintient aussi sa position. Depuis lundi, les manifestants sont dans les rues et bloquent les entrées et les sorties de la ville ». À Tombouctou, en revanche, la situation semble s'être débloquée. « Les travaux de construction de la route Léré-Tombouctou vont reprendre au plus tard le 25 novembre prochain ». C'est ce qui ressort de la rencontre entre le collectif « Tombouctou réclame ses droits et la délégation gouvernementale dépêchée à Tombouctou ce mercredi. Aussitôt cet accord trouvé, les manifestants ont levé le blocus sur les différents axes routiers », précise Malijet.com.

    Une crise des routes dont Maliweb.net se fait aussi l'écho. « C'est le casse-gueule du pouvoir... Un double constat fait désormais consensus : la relégation au second plan de l’entretien routier durant les 5 premières années du mandat d’IBK et le traitement à géométrie variable des revendications des populations d’un même pays, sur un même objet, à savoir la réhabilitation ou la construction de routes ». Et sur ce 2e point, Maliweb.net compare la situation entre Kayes et Tombouctou. « Kayes a démontré que l’argent qui n’existait nulle part, ouvait être mobilisé en moins de 3 semaines pour contenir les mécontentements. Et le montant se chiffre en milliards de francs CFA. »

    En revanche, « quand Tombouctou manifeste, quand Gao manifeste, cela semble être un non-événement pour le Gouvernement. » « Pourtant, le dossier de Tombouctou est mille fois plus explosif que celui de Kayes, parce que là, il ne s’agit pas d’une perte sèche de 2 milliards de nos francs par jour, mais de la perte irréversible de l’intégrité territoriale du Mali ».

    La crise n'est pas terminée et Maliweb.net met en garde avec ce proverbe : « petit vent abat grand arbre ».

    Walf Quotidien s'alarme du sort des femmes sénégalaises

    « Le triste sort des femmes sénégalaises », titre le journal, selon lequel les violences faites aux femmes constituent plus de 60 % des consultations dans les boutiques de droit de l’Association des juristes sénégalaises. Walf Quotidien a interrogé Madjiguène Sarr, juriste et membre de l’Association. Que dit-elle ? « Les femmes sont victimes, aujourd’hui, de violences physiques, de brimades, menaces et moqueries. Elles sont confrontées, également, à des violences sexuelles notamment les viols, harcèlements... il y a aussi les violences économiques, c’est-à-dire le défaut d’entretien et l’abandon de famille. » Selon Madjiguène Sarr, « Les femmes souffrent beaucoup de ces préjudices souvent dans le silence le plus absolu. Sous le poids de la tradition et de la culture mais aussi et surtout soumises à une interprétation masculine de la religion qui consacre la «suprématie» de l’homme, elles s’abandonnent dans la résignation et le fatalisme. »

    « Pourtant », poursuit Walf Quotidien, « le Sénégal a voulu offrir un cadre juridique en ratifiant des textes internationaux et africains qui consacrent les droits des femmes ». Et selon Madjiguène Sarr, « dans l’ensemble, les femmes ont de plus en plus recours à la justice pour obtenir le respect de leurs droits, mais la méconnaissance de ces droits les empêche de les exercer intégralement et fait obstacle à l’égalité des sexes ». Et il faut aussi compter avec « la complexité et la lenteur des procédures judiciaires plombées par l’insuffisance de magistrats et de greffiers pour prendre en charge leur dossier ».

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