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    A la Une: vote sanction en Tunisie

    Dans un centre de vote de Tunis après la fermeture des bureaux, le 15 septembre 2019. REUTERS/Muhammad Hamed

    « Vote sanction » affiche en première page le HuffPost Maghreb à côté des visages de Kaïs Saïed et de Nabil Karoui. Le site s'appuie sur les estimations du cabinet Sigma Conseil. Les deux hommes ont revendiqué leur qualification pour le second tour. Des résultats contestés par le parti Ennadha qui affirme avoir d'autres chiffres que ceux donnés par les instituts de sondages et rappelle par la même occasion que seule l'ISIE, l'instance en charge des élections, est autorisée à annoncer des résultats officiels.

    Quoi qu'il en soit, c'est bien à partir de ces estimations que sont basés les commentaires de la presse.

    « Aucun candidat de la famille centriste progressiste n’est arrivé au second tour », explique Le HuffPost Maghreb. Les électeurs ont préféré voter pour un candidat anti-système qui a fait une campagne électorale minimaliste, Kaïs Saïed, présenté comme celui « qui a réussi à faire voter les nouveaux inscrits, principalement les jeunes. Un électorat qui se sentait « exclu » de la scène politique jusque-là »

    Nabil Karoui aurait lui « bénéficié de » « l'émiettement de Nidaa Tounes » : le parti fondé par Béji Caïd Essebsi a implosé après la mort de ce dernier. L'homme d'affaires, qui a fait campagne derrière les barreaux, aurait récupéré les voix de « 42% des électeurs qui avaient voté Nidaa Tounes en 2014 »

    Et ces chiffres ne sont pas une surprise

    Ce résultat était prévisible, analyse l'universitaire Jinan Limam dans les colonnes de l’Économiste Maghrébin. « Il s'agit d'un vote sanction, un vote contre le système politique en place et surtout un vote qui traduit le malaise des Tunisiens. Ce résultat est prévisible, tellement l'establishment était médiocre sur tous les plans, dépourvu de toute crédibilité... et tellement les candidatures au sein d'une même famille politique était éparpillées »

    « L'émiettement du camp démocrate », c'est une raison avancée par Youssef Chahed pour expliquer sa défaite. Le premier évoque une « responsabilité collective ». Pour l’Économiste Maghrébin, « Les Tunisiens ont voté pour un changement radical politique et économique » et le quotidien s'interroge
    « l’anti système aurait-il gagné ? »

    Kaïs Saïed, Nabil Karoui ? « C’est le profil public du camp populiste, qui a le vent en poupe, après l’échec des islamistes et des modernistes au pouvoir » avance El Watan. « Il faut leur donner leur chance. Ils peuvent peut être réussir » demande un électeur, chauffeur de taxi. Le quotidien algérien cite plusieurs Tunisiens, comme cette enseignante, Najla, qui fait part de sa colère contre le pouvoir.
    « Nous avons élu Nidaa Tounes sur la base des promesses de ses dirigeants de chasser les islamistes Ennahdha. Mais nous électeurs, nous avons été trahis »

    Ce premier tour a également été marqué par une forte abstention

    « L’abstention, la grande gagnante du premier tour », assure de son côté l'hebdomadaire tunisien Réalités.com. 45% de participation, soit environ 20 points de moins qu'en 2014  « c'est une claque pour l'ISIE, l'instance en charge des élections, et surtout pour la classe politique, qui n'a pas su convaincre les Tunisiens de l'utilité d'aller voter afin de changer les choses », estime Réalités.com

    Les Tunisiens ont boudé les urnes. L'Observateur Paalga au Burkina y voit trois raisons. D'abord « une offre politique peu alléchante et une campagne qui a volé au ras des pâquerettes. Vient ensuite le dépit vis-à-vis de la politique ». « Beaucoup de Tunisiens sont blasés, déçus de voir que les fruits de la Révolution de jasmin n'ont pas tenu la promesse de ses fleurs » et puis le quotidien burkinabè rajoute qu'« aucun candidat n'apparaît aux yeux des électeurs comme un réformateur audacieux ».

    Toutefois, l’abstention n'est pas seulement le signe d'un « désintérêt » selon Tunisienumérique.com, mais aussi « une position prise et affichée par les électeurs. Un acte volontaire pour faire part de son refus de toute la classe politique du pays. Ceux qui ont choisi de ne pas boycotter le scrutin y sont allés pour dire « non » à leur façon, en élisant des personnes en dehors de tout le système politique en place. »

    On en revient donc à cette idée de punition. « L'impression qui se dégage de ces élections, c'est que c'est l'heure des sanctions », explique El Watan. Sanctions contre les responsables qui ont démérité (...) et contre ceux qui voient dans la démocratie le moyen de se transformer en prédateurs. Et le quotidien algérien de conclure, « La Tunisie avance sa transition démocratique ».

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