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    Pourquoi la «start up nation» a besoin d’un coup de pouce

    Unies sous la bannière de la «French Tech», 190 start-ups françaises sont présentes au CES en 2016, soit la deuxième délégation après les Etats-Unis. ©Thomas Bourdeau/RFI

    Les start up françaises auront bientôt de nouveaux partenaires pour financer leur croissance. Le président Macron doit présenter aujourd'hui mardi 17 septembre, le nouveau dispositif facilitant leur accès au capital.

    Une initiative bienvenue, car si la french Tech a le vent en poupe, les jeunes pousses tricolores ont encore du mal à trouver de l'argent quand elles veulent grossir. Afrimarket par exemple a été contraint il y a quelques jours de demander son placement en liquidation judiciaire; et pourtant cette start-up française était plus que prometteuse, elle a été créée en 2013 avec l'ambition de devenir l'Amazon du continent africain. Mais sa fondatrice jette l'éponge faute d'avoir pu lever les fonds suffisants. Afrimarket était en concurrence avec Jumiah, une start-up créée en Allemagne qui est allée chercher des fonds aux États-Unis pour prendre la pole position. Jumiah est maintenant coté à la bourse de New York.

    Qu'est-ce qui manque en France pour aider les start-ups à grandir?

    Des fonds de capital-risque, c'est-à-dire des fonds que les investisseurs sont prêts à parier, au risque de tout perdre. Les start-ups décrochent facilement le capital pour démarrer leur activité, elles arrivent encore à en trouver pour le second tour de table, mais bien souvent elles calent au troisième tour, au stade où elles ont de gros besoins, mais pas encore la taille suffisante pour entrer en bourse. L'an dernier seulement trois start-ups françaises ont obtenu des montants supérieurs à 100 millions d'euros pour financer leur croissance. Beaucoup d'autres sont en rade alors que l'argent est disponible: 1600 milliards d'euros sont investis en assurance vie et seulement 6% de ce trésor national sert à financer l'innovation.

    Comment s'y prendre pour mobiliser cette manne?

    Emmanuel Macron va demander aux grands acteurs français de la banque et de l’assurance, mais aussi à des investisseurs publics comme EDF de s'engager à hauteur de 10 milliards d'euros sur trois ans pour alimenter ces fonds. Et puis pour faciliter la vie de ces pépites, sera créé un next 40, une liste des 40 entreprises revue chaque année, les élues bénéficieront de plus de visibilité et d'un accès privilégié à toutes leurs démarches. Ce coup de pouce intervient à un moment où la french Tech connait une effervescence remarquée. Les montants investis sont en train d'exploser. Pendant les six premiers mois de l'année 2,8 milliards d'euros ont été investis dans les jeunes pousses tricolores, c'est presque deux fois plus qu'au cours du premier semestre 2018. Et les gros tickets sont deux plus fréquents que l'an dernier.

    La France est-elle devenue la start-up nation promue par le président?

    Les investisseurs étrangers sont de plus en plus présents dans l'hexagone. Le nombre de start-ups explose depuis trois ans à Paris alors qu'il décline en Allemagne. Il faut cependant relativiser : dans les fintechs hexagonales, un créneau où les Français excellent, avec déjà un fleuron, Kiryba, la licorne franco-américaine licorne, 365 millions d'euros ont été investis en 2018 contre 112 milliards de dollars à travers le monde. Deuxième chiffre pour garder la tête froide: malgré les incertitudes liées au Brexit, le Royaume-Uni demeure le champion des licornes, des entreprises valorisées à plus de un milliard de dollars. On en dénombre 27 outre-Manche et seulement 7 en France. Parmi elles Deezer, Blablacar, ou encore Doctolib qui, qui sait, seront peut-être les GAFA de demain.

    ►En bref

    Airbus sous la menace de sanctions américaines validées par l'organisation mondiale du commerce

    Washington prépare une salve de représailles contre les pays actionnaires du constructeur aéronautique européen (d'après nos confrères du Figaro). Car au terme de 15 ans de conflit, l'OMC a enfin rendu son jugement et l'a communiqué à l'administration Trump. Elle donne raison à Boeing, Airbus a bien bénéficié de subventions illégales.

    Le vin ou le cognac français pourraient être pénalisés.


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